mardi 22 avril 2014

Les Cabinets et les peuples. Depuis 1815 jusqu’à la fin de 1822 par Louis Bignon, diplomate...


" Au point où nous en sommes, et en raison de l'idée que nous commençons à prendre de la morale politique, c'est un trait de plus qui achève le tableau ". Ce n'est pas moi qui l'écrit mais un diplomate ! Il sait donc de quoi il parle…


Louis Pierre Édouard Bignon naît en 1771 d'un père teinturier à Rouen (vous retrouverez ces informations développées sur les meilleurs sites et dans le dictionnaire du XIXème siècle de Pierre Larousse). Après de bonnes études, il s'engage en 1792 et devient le secrétaire d'un général. Remarqué par Talleyrand, il commence en 1797 une carrière au ministère des Affaires étrangères qui lui fait visiter la Confédération Helvétique, la République Cisalpine et l'Allemagne.


Durant l'occupation de la Prusse, de1806 à 1808, il occupe les fonctions de commissaire impérial auprès des autorités locales. En1809, il est nommé administrateur général de l'Autriche avant d'être envoyé en Pologne l'année suivante comme chargé d'affaires. Un titre de baron de l'Empire vient y récompenser son travail.


Trois ans plus tard, la capitulation de Dresde le fait tomber aux mains des Alliés. Bientôt libéré par le prince de Schwarzenberg, il rentre à Paris en décembre1813, rapportant à Napoléon la nouvelle de la défection de Murat.


Durant les Cent-jours, l'Empereur le nomme sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères. Après Waterloo, Louis Bignon devient ministre à part entière du gouvernement provisoire. A ce titre, il est amené à signer avec les Alliés la convention du 3 juillet 1815 qui ouvre Paris aux forces étrangères. Peu après, Bignon quitte le gouvernement et se retire provisoirement de la vie politique.


Réélu député en 1817, Bignon s'affirme comme un opposant résolu de la Restauration. La révolution de 1830 et les premières semaines du règne de Louis-Philippe lui fournissent l'occasion d'une seconde carrière ministérielle presque aussi brève que la première. Par la suite, tout en soutenant le gouvernement, il en critique fréquemment la politique étrangère, à l'égard de l'Angleterre (trop ménagée) ou de la Pologne (trop peu soutenue) notamment.


Membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1832, pair de France depuis 1837, Louis Pierre Édouard Bignon meurt à Paris en 1841. Il laisse une œuvre historique et politique abondante puisée aux meilleures sources. L'Empereur, qui l'avait chargé au retour de l'île d'Elbe d'analyser les papiers de Talleyrand et d'en publier des « extraits condamnables », le porta d'ailleurs sur son testament  pour l'engager à écrire une Histoire de France sous Napoléon. Ce qu'il fit… Pierre


BIGNON (Louis-Pierre-Edouard). Les Cabinets et les peuples. Depuis 1815 jusqu’à la fin de 1822. Deuxième édition revue et corrigée. Paris, Rouen, Béchet, janvier1823. Un volume in-8. Reliure demi-basane fauve, dos à cinq nerfs ornés d'une roulette dorée, motifs dorés dans les caissons, roulettes et filts dorés, pièce de titre noire, garde, colorées, toutes tranches colorées comme les gardes. 472pp.  Qu'est-ce que la Sainte-Alliance -- Des réalités de la Sainte-Alliance -- De l'état politique de l'Allemagne -- De la Grèce. Tableau sommaire de ses malheurs depuis six siècles -- De l'état de la Grèce avant l'insurrection actuelle -- De la Russie à l'égard de la Grèce -- Résumé de la situation des cabinets à l'égard des peuples -- Du congrès de Vérone… Mors un peu fatigués, Intérieur très frais, beau papier vergé. Bel état général. 65 € + port

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