dimanche 24 novembre 2013

Fêtes des santons de Tarascon. Quand l'artisan devient artiste…


Les santons sont ces petits personnages que l’on met dans les crèches pour les fêtes de Noël. Ils perpétuent les traditions provençales, la vie des hommes et de leur famille.


Ils sont les témoins intemporels de la chrétienté et de la résistance du peuple de Marseille aux interdictions de la révolution française. Ils sont aussi une reproduction de la nativité, des vieux métiers et des personnages traditionnels des pastorales.


A la mi-décembre, on les sort des cartons dans lesquels ils ont dormis toute l’année, enrobés délicatement dans des feuilles de papiers crépon. Pendant plus d’un mois ils seront dans la crèche, qui reproduit un vieux village au moment de la nativité, où l’on retrouve les traditions et l’histoire populaire de la Provence.


Les Provençaux se les transmettent de génération en génération et chacun y ajoute les personnages nouveaux créés par les santonniers de son époque. Aujourd'hui, la mode est à la délicatesse avec des figurines de plus en plus élaborées. Voici trois exemples photographiés à l'instant. 


Beaucoup de monde dans les rues de la ville, des pastres et des bésigues aussi…  Pierre

samedi 23 novembre 2013

Paris et les parisiens au XIXe siècle. En cartonnage romantique, c'est capital !


Paris ! La capitale. Je ne m'en lasse pas et je me promets, cette année, d'aller voir les illuminations. Je vous propose aujourd'hui de feuilleter avec moi un cartonnage romantique à plaque particulièrement beau dans un grand format. Le texte est des meilleurs auteurs de l'époque, les illustrations très réussies et le premier plat est à mettre au fronton de votre bibliothèque parisienne…


A la fin des guerres Napoléoniennes et le retour des Bourbons, Paris renoua avec la croissance démographique. Mais avec environ 1 million d'habitants au milieu de ce siècle, la structure moyen-âgeuse de la ville la rendait insalubre et à la merci des épidémies. C'est sous le second Empire et sous l'impulsion de Napoléon III, que seront réalisés les grands travaux qui feront rentrer Paris dans une ère de modernité.


La ville se dote alors de nouvelles infrastructures, l'urbanisme est totalement repensé afin d'améliorer la vie des habitants : Réseau d'eau potable, d'égouts depuis les deux grands bois de Boulogne et de Vincennes jusqu'aux petits squares aérant chaque quartier en passant par les parcs des Buttes-Chaumont et de Montsouris. Le nom du Baron Haussmann deviendra alors l'emblème du renouveau de ville de Paris.


Influencé par la modernité qu'il avait vécue à Londres, souhaitant à la fois améliorer la vie du peuple et assurer la rapidité de la répression en cas d'émeute, Napoléon III confia à Georges Eugène Haussmann la direction des travaux de 1853 à 1869. C'est lors de la Commune, révolte d'inspiration socialiste et ouvrière de mars à mai 1871 que l'on constata que le concept était bon !


On doit les illustrations à trois fameux dessinateurs de l'époque. Si Émile Rouargue et Paul Gavarni ont encore la cote, le nom de Eugène Lami mérite qu'on le redécouvre dans ses peintures de la vie élégante de la cour et de la bourgeoisie.


Aujourd'hui, les monuments de la capitale en font une direction choisie, chaque année, par plus de 20 millions de visiteurs tandis que la population parisienne ne cesse de décroître. Paris est ainsi devenue une magnifique ville-musée, un délicieux cadre festif pour les sorties et un centre d'affaires cosmopolite et animé. Moi, j'aime bien mais je n'y habite pas.... Pierre


DUMAS (Alexdandre), ENAULT (Louis), DU FAYL, GAUTIER (Théophile), HOUSSAYE (Arsène), MUSSET (Paul de). Paris et les parisiens au XIXe siècle, mœurs, arts et monuments. Paris Morizot éditeur, 1856. Un volume In-4. Cartonnage romantique éditeur, percaline bleue nuit illustrée de jolies plaques dorées sur les plats et le dos, tranches dorées. Textes de MM. Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Arsène Houssaye, Paul de Musset, Louis Enault et Du Fayl. Ouvrage illustré de fines gravures par MM. Eugène Lami, Gavarni et Rouargue. VI-461 pp. Un frontispice et 25 planches hors texte. Des brunissures et rousseurs. Pas de cahiers décalés. Bon état d'ensemble. Vendu

vendredi 22 novembre 2013

Mémoires de Madame Campan par Carteret. Une reliure de Adrien Lavaux à faire tourner les têtes…


Madame Campan, Première Femme de chambre de la reine Marie-Antoinette, est célèbre pour ses Mémoires, que je propose aujourd'hui à la vente. Proche de la souveraine, elle nous fait pénétrer, ici, dans l’intimité de la reine et apporte un nouvel éclairage sur sa personnalité. Mais la véracité de ses écrits est cependant discutée par les historiens contemporains…


Jeanne Louise Henriette Genêt, future Madame Campan, reçoit une éducation lettrée et apprend l’italien et l’anglais. A quinze ans, elle entre à la Cour de Versailles comme lectrice des filles cadettes de Louis XV. Lors de l’arrivée de Marie-Antoinette à Versailles en 1770, elle est assignée seconde femme de chambre de la jeune Dauphine. Madame Campan est officiellement nommée première femme de chambre de la Reine, seize ans plus tard, en 1786. Marie-Antoinette lui confie également la charge de trésorière et gardienne de ses bijoux.


Madame Campan devient rapidement la confidente et l’amie de la souveraine, partageant son intimité et les secrets de la Cour pendant dix-huit ans. Elle rédige ses Mémoires, sorte de fresque sur la vie de la Cour sous Louis XVI. Elle y dévoile la vie et la personnalité de la reine et offre une vision très personnelle et subjective des événements.


Elle s’éloigne de la famille royale lors de la Révolution mais entretient une relation épistolaire avec la reine. Ruinée après la Révolution, elle retourne à sa vocation première d’éducatrice et fonde à Saint-Germain un pensionnat de jeunes filles renommé.


Reconnue par Napoléon, dont elle avait élevé deux sœurs, l’Empereur la nomme en 1807, directrice de la maison d’éducation de la Légion d’honneur, à Ecouen. Elle conserve ce poste jusqu’en 1814, puis tombe dans la disgrâce au retour des Bourbons. Normal !


Cette superbe édition évoquant la vie de Marie-Antoinette est, bien évidemment, un tirage de tête (sic). Elle a été finement reliée par Adrien Lavaux, maître relieur. Ancien contremaître chez Durvand puis chez Petitot s'établit en 1910, 13 place Dauphine dans l'atelier tenu auparavant par Garaud. Mobilisé de 1914 à 1919, l'atelier est fermé durant cinq années. À sa réouverture il travaille pour Boucheron, Gustave Geoffroy, Rolan Dorgelès, Francis Carco... En 1930 il change de local et s'installe 16, place Dauphine dans un atelier créé en 1876. Décédé en 1937, son fils qui était son collaborateur depuis 1919 lui succèdera.


Notre exemplaire présente deux suites de gravures avec remarque qui s'ajoutent, à chaque fois, à la gravure in ou hors texte. Nous pouvons alors apprécier le choix de contraste voulu par l'illustrateur, Adolphe Lalauze et le graveur, Léon Boisson.


Cette belle publication est l'œuvre de Léopold Carteret éditeur. Libraire-éditeur, Léopold Carteret reprend la librairie de Léon Conquet en 1886, au 5 de la rue Drouot à Paris. Grand libraire, remarquable éditeur d'art, auteur du Trésor du Bibliophile romantique et moderne, il a également contribué à l'essor de la reliure d'art en faisant travailler les meilleurs relieurs de son époque comme vous le constatez ici. Sans nul doute, un exemplaire qui a tout pour plaire à un bibliophile exigeant. Pierre


CAMPAN Mme de. Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette. Préface de René Vallery-Radot. Paris, L. Carteret, 1910. Deux volumes in-8. Reliure demi-maroquin havane à coins, titres et tomaisons en lettres dorées, dos à cinq nerfs, tête supérieure dorée, gardes colorées, couvertures et dos conservés. XXV-291 + 286 pages, 63 compositions de Adolphe Lalauze gravées au burin et à l'eau-forte par Léon Boisson, dont 21 en-têtes, 21 culs-de-lampe et 21 planches hors-texte. Tirage de tête n°2 sur japon et vélin du Marais, double suite avec remarque hors texte. Très bel exemplaire. Reliure signée due à Adrien Lavaux (le père). 550 € + port (rendu à son propriétaire)

Une statue de Tartarin et de Daudet à Tarascon... Enfin !


Il aura fallu un peu plus d'un siècle pour que Alphonse Daudet et Tartarin de Tarascon soient enfin statufiés au cœur de notre cité. 

La faute à l'auteur qui n'a pas mis les rieurs de son côté, lors de la publication du premier volet de la trilogie en 1872.
La faute aux provençaux qui sont d'excellents modèles.
La faute à tous les autres français qui n'ont rien à leur envier.
La faute à nos aïeux qui n'ont pas eu l'audace de la polémique à venir [et elle viendra sûrement !].
La faute à Tartarin, héros si réaliste, qu'il a fini par toucher la susceptibilité de nombre d'habitants.
La faute à Sainte Marthe qui n'aime pas qu'on lui fasse de l'ombre.
La faute à la Tarasque qui ne fait plus peur à personne.
La faute à notre bon Roi René, un peu jaloux de son compère, tout de même.
La faute au temps qui passe sans nous faire sourire….


Le mérite au maire et à son équipe actuelle qui ont porté ce projet.
Le mérite à Mme Christiane Chamand-Debenest, artiste, qui a composé une oeuvre inspirée.
Le mérite au fondeur et aux artisans qui ont réalisé la sculpture définitive.
Le mérite à Daniel Soulier, parfait ambassadeur de Tartarin vivant, au-delà de nos digues.
Le mérite aux nombreux lecteurs de l'oeuvre.
Le mérite aux enfants qui ont fait de Tartarin un père et un héros.
Le mérite au temps qui fait enfin place au sourire…

Pierre

jeudi 21 novembre 2013

Charles Normand et Demont. Quand le batiment va, tout va...


J'ai déjà présenté quelques ouvrages anciens traitant de la menuiserie et de l'architecture ici et ici ; vous pouvez cliquer si vous êtes adepte des tenons et mortaises... Je récidive aujourd'hui avec un lot sous reliure uniforme rassemblant le Vignole des ouvriers en deux tomes de Charles Normand et le Nouveau traité de menuiserie ou Vignole à l'usage des ouvriers constructeurs par Demont.


Alors, bien évidemment, vous me direz que ce genre de littérature (très illustrée, il faut le dire), c'est pas de la bibliophilie ! C'est néanmoins une niche à l'exemple des ouvrages techniques sur le jardin ou sur l'horlogerie. Certains confrères se sont spécialisés dans ce thème et j'ai encore en souvenir un long (et agréable) moment passé à Lourmarin avec un libraire qui présentait de magnifiques exemplaires.


Je rassemble en ce moment quelques livres techniques pour élaborer un petit catalogue que vous trouverez bientôt sur la gauche de l'écran.  Nous verrons si mon investissement est judicieux…


Charles P. J. Normand (1765-1840) fut architecte, dessinateur, graveur et ancien pensionnaire de l'Académie de France à Rome. Une belle biographie de trois pages lui est consacrée en début d'ouvrage. Sous le titre de Vignole des ouvriers, l'auteur a réuni et le traité des cinq ordres d'architecture par une méthode simple et facile, et tous les enseignements de détail dont peut avoir besoin l'ouvrier en bâtiment pour donner à chaque objet une forme, une proportion, un style  en rapport avec l'édifice qu'il bâtit, ou se raccorder avec la partie à laquelle il travaille.


A ces enseignements qui préviennent le manque de goût si souvent remarqué dans les ouvrages abandonnés à des mains mal apprises, Charles Normand a joint une foule de préceptes, mis à la portée des intelligences peu développées (c'est écrit !), au moyen duquel l'ouvrier peut suivre tous les détails de la construction depuis la coupe des pierres, la maçonnerie, la charpente, la menuiserie, la serrurerie et la couverture jusqu'à la décoration intérieure du bâtiment.  


Le Demont se propose, à la suite de cet ensemble uniformément relié, de nous expliquer une nouvelle série de planches de dessins plus axées sur la menuiserie. Là encore, nous avons à faire à un exemplaire à la fois technique et patrimonial qui nous renseigne sur le goût de l'époque.


Il ne me reste plus qu'à espérer que des professionnels du bâtiment soient bibliophiles ou que, la mode de l'ancien revenant, des plans détaillés leurs soient nécessaires… Pierre


NORMAND (Charles). Le Vignole des ouvriers, ou Méthode facile pour tracer les cinq ordres d'architecture et à donner à touts les parties du batiment des proportions en rapport avec la hauteur, son caractère, sa destination, etc…. Paris, chez Normand, Pillet aîné, Carillan-Goeury et Roret éditeur. Première partie : huitième édition, 47 pages, 33 planches et le frontispice représentant le portrait de l'auteur. Deuxième partie : septième édition, 73 pages, 36 planches. Demi basane noire, dos lisse, filets et motifs dorés, titre en lettres dorées. Des rousseurs et une mouillure claire en fin de la première partie. Bel ensemble aux cahiers non décalés. 170 € + port


DEMONT. Nouveau traité de menuiserie, ou Vignole à l'usage des ouvriers menuisiers et de tous les constructeurs par Demont, gravé par Guiguet. Paris, Chez P Marie et A. Bernard. Un volume in-4. Demi basane noire, dos lisse, filets et motifs dorés, titre en lettres dorées. 24 pages et 40 planches gravées. Des rousseurs. Bon exemplaire aux cahiers non décalés. 85 € + port

mercredi 20 novembre 2013

Voyager pas cher en Crès…


Il y a bientôt un siècle, les récits de voyage étaient une valeur sûre chez les éditeurs. Faute d'avoir leurs semaines de congés payés, une certaine aisance financière et la confiance dans les moyens de transports [maritimes entre autres ; le naufrage du Titanic date de 1912] les français appréciaient les expéditions immobiles en feuilles imprimées... L'insertion des premiers clichés photographiques permettait, de plus, de visualiser les trajets aussi bien que l'auteur du texte !


Je vous propose aujourd'hui trois périples publiés par les éditions Crès et Cie. À l’âge de 18 ans, Georges Crès collabore et publie quelques articles au Mercure de France sous le pseudonyme de Jean Serc. En 1908, soucieux de procurer à un public assez vaste de lettrés, mais aux moyens limités, des éditions d’œuvres convenables sur un papier solide, il a l’idée de créer la collection ‘Les Maîtres du livre’ en collaboration avec Van Bever. Ainsi, en se spécialisant dans l’édition bibliophilique de beaux livres naquit l’aventure éditoriale de Georges Crès.


Il fonda en 1913 sa  première maison d’édition Crès & Cie, puis en 1918 une nouvelle société sous la dénomination Éditions G. Crès et Cie. En 1925, suite à un grave accident de voiture, Crès revend les parts de sa propre maison à René Gas et Camille Sauty qui firent faillite en 1935.


Installées 11 rue de Sèvres, dans le VIe arrondissement de Paris, les éditions Éditions Georges Crès et Compagnie lançaient en 1922, la collection "Voyages". Au format in-8 (190/120 mm), les volumes ont la particularité d'être illustrés en couverture par des bois gravés souvent très beaux, d'avoir été imprimés à Lyon par Audin et d'avoir été publiés à tirage limité.

Made in China...
Cet un véritable voyage dans le temps que je vous propose ici. Certains ne seront pas sans remarquer que le temps change les choses et les gens : les voitures sont d'un autre age et les habits aussi… Pierre


POIDEBARD Alexandre. Au carrefour des routes de Perse. Collection Voyages. Paris éditions Georges Crès et Cie, 1923. Broché à couverture cartonnée et illustrée. Un volume au format in-8. Illustrations cartes et clichés photographiques. 325 pages. Cachet d'appartenance. Bon état. 25 € + port


REMOND Georges. La route de l'Abbaï noir. Souvenirs d'Abyssinie. Collection Voyages. Paris éditions Georges Crès et Cie, 1924. Broché à couverture cartonnée et illustrée. Un volume au format in-8. 331 pages. Cachet d'appartenance. Bon état. 18 € + port


VOISINS Gilbert de. Ecrit en Chine. Collection Voyages. Paris éditions Georges Crès et Cie, 1924. Broché à couverture cartonnée et illustrée. Deux volumes au format in-8. Illustrations cartes et clichés photographiques. 230 et 195 pages. Cachet d'appartenance. Bon état. 45 € + port

mardi 19 novembre 2013

Voyages de Gullliver : Ces illustrations de Grandville occupent l'un des premiers rangs dans son oeuvre (Carteret, III, 578)...


Grandville, de son vrai nom Jean Ignace Isidore Gérard, est né à Nancy en 1803. Fils et neveu de miniaturistes, il travaille chez son père avant de partir à Paris, à l'âge de 23 ans. Après un stage chez Mansion, puis chez Hippolyte Lecomte, il commence à dessiner des costumes pour l'opéra-comique et collabore à des revues de peu d'importance. C'est en 1829, à 26 ans, qu'il se rend célèbre, avec la parution de ses Métamorphoses du jour, chez Bulla, dont les caricatures d'hommes à têtes d'animaux s'attirèrent sur le champ autant de louanges que d'imitateurs.


Grandville illustra alors de nombreux ouvrages, et de 1835 à 1847 fournira des centaines de dessins aux éditeurs. En 1838, l'éditeur Fournier lui commande l'illustration du Gulliver de Jonathan Swift que je propose aujourd'hui à la vente dans son édition originale.


Il s'agit d'un de ses plus beaux livres, aux dires des connaisseurs. Aux côtés de Daumier et de Gavarni, Grandville collabore aussi à différents périodiques en vogue, dont L'Artiste, Le Charivari, La Caricature. Ses planches satiriques prennent pour cible ses contemporains et la société.


Ses violentes attaques contre la politique de la monarchie de Juillet lui valent des problèmes avec la censure. Quand en 1835 de nouvelles lois rendent la critique ouverte de l'ordre établi quasiment impossible, le caricaturiste se tourne alors essentiellement vers l'illustration de livres.


Grandville illustre successivement les Fables de La Fontaine (édition Fournier et Perrotin de 1838), les chansons de Béranger, le Don Quichotte de Cervantès, le voyage de Gulliver  de Swift , les Scènes de la vie privée et publique des animaux (1842), Les aventures de Robinson Crusoé et les Fleurs animées que nous avons présentées dernièrement, ici (1847).


L'ouvrage que je présente aujourd'hui est bien complet de son frontispice sur chine et de ses hors texte. Il fut vraisemblablement relié postérieurement [mais quand ?] si l'on en croit la présentation du cartonnage et le fait que le frontispice sur chine ne soit pas volant mais relié en tout début de deuxième volume… Conservé sans aucune rousseur, il ravira le collectionneur !


Grandville est mort fou, à l'asile de Vanves en 1847. Les surréalistes l'ont salué comme un de leurs précurseurs. Alexandre Dumas décrivait son ami en ces termes : " Sourire sain et moqueur, yeux pétillants d'esprit, bouche railleuse, petite taille, grand cœur et mélancolie charmante répandue sur tout cela ". Un brave homme assurément… Pierre


SWIFT & GRANDVILLE. Voyages de Gulliver dans les contrées lointaines. Paris, Furne et Cie et H. Fournier, 1838. 2 tomes en 2 volumes in 8 (21/13cm). Cartonnage vert empire, dos lisse avec titre et auteur  dans un encadrement doré, toutes tranches mouchetées. Edition en premier tirage des illustrations de Grandville. Le frontispice sur chine au tome II, 450 vignettes sur bois in-texte et hors texte. Traduction nouvelle, notice biographique et littéraire sur Jonathan Swift par Walter Scott. 279 pages et 319 pages. Bel exemplaire sans rousseurs. Vendu