L'amphithéâtre de Nîmes, daté du 1er siècle de notre ère, est l'un des mieux conservés du monde romain. Le Colisée a perdu à peu près le tiers de son pourtour… Ce n'est pas le plus grand que l'on connaisse ; il n'arrive qu'au 20eme rang, sur une liste, d'ailleurs très incomplète, de plus de 70 noms !
L'amphithéâtre mesure 133m de long pour 101m de large.
Deux carrières situées à proximité de la ville, Barutel et Roquemaillère, ont
fourni les pierres pour sa construction. Sa façade extérieure, haute de 21m et
composée de deux niveaux d'arcades, est divisée en 60 travées. Un système de
galeries voûtées et d’escaliers rayonnants permet aux spectateurs de gagner
rapidement leur place. Dans l’Antiquité, plus de 20 000 personnes, réparties
selon leur rang social, pouvaient assister aux spectacles offerts par les
notables. La disposition des gradins offre de toute part une visibilité
parfaite sur la piste : l'arène.
Depuis la fin de l’époque romaine, l’amphithéâtre échappe
à la démolition grâce à une occupation continue. Dès le VIe siècle, le
monument est transformé en forteresse. Les arcades sont murées. Les vicomtes de
Nîmes et les chevaliers des Arènes s’y établissent au Moyen-âge. Au XIVe
siècle, l’édifice perd sa fonction militaire. Il est encombré de constructions
privées : maisons, ateliers, entrepôts…
C'est seulement vers la fin du XVIIIe siècle que l'on
songea sérieusement au dégagement de l'édifice. En 1786, toutes les maisons
furent achetées et l'on commença, l'année suivante, la démolition de celles qui
se trouvaient sur la piste. Après la démolition des maisons et le dégagement de
la piste, plusieurs années de travaux seront nécessaires à sa restauration. Les démolitions reprirent à partir de 1816, sur l'ordre
du préfet Villiers du Terrage. On fit à l'intérieur du monument les
restaurations les plus urgentes, notamment celle des escaliers d'accès aux
diverses galeries, et ce n'est qu'en 1833 qu'on s'occupa de la consolidation
des arceaux dont quelques-uns menaçaient ruine. La restauration continua les années suivantes et l'on
doit à des savants ou à des archéologues comme Auguste Pelet, dont je propose
un ouvrage aujourd'hui, d'avoir été à l'origine de sa mise en valeur et de sa
restauration..
En 1865,
l'architecte Révoil que j'ai déjà présenté sur le blogue (on peut cliquer), venait
d'en être chargé. Il fouilla le sol de l'arène et retrouva le puits des
Visigoths, dont on avait perdu la trace. Ce puits fut démoli, et l'on en retira
beaucoup de pierres, posées à sec, qui en constituaient les parois et
provenaient manifestement du revêtement du mur d'appui.
On trouva un oscillum sur lequel sont représentés d'un
côté deux masques de satyre devant un autel mais la découverte la plus
intéressante eut lieu dans le sous-sol de l'arène. Révoil mit au jour deux inscriptions
qui donnent la signification exacte de ces lettres et ne permettent point de
douter qu'une partie tout au moins de l'amphithéâtre ne soit l’œuvre d'un
architecte appelé Titus Crispius Reburrus. La description d'Auguste Pelet a ceci de remarquable
qu'elle fut faite avant ces grandes restaurations. Les planches dépliantes nous
offrent donc des vues et des renseignements de première main. Aujourd'hui, l'amphithéâtre offre son cadre prestigieux à
de nombreux événements. Il accueille corridas, concerts et manifestations
sportives. Les temps changent, rien ne change… Pierre
Pour vestale ? |
Description de l'Amphithéâtre de Nîmes.
Seconde édition. Nîmes, Imprimerie Roger ,1860
(couverture), 1859 (page de titre). Un volume In 8. Belle reliure contemporaine
demi basane tabac, dos à nerfs orné, couverture conservée. 173 pp. Complet des
5 planches dépliantes. Grande fraicheur. 125 € + port
MENARD (M). Histoire des antiquités de la ville de Nîmes et de ses environs. Augmentée du résultat des fouilles faites depuis 1821 jusqu'à ce jour. Ornée de gravures de tous les monuments et de celles des plus riches fragments. A Nismes chez l'éditeur, 1840. Format in-8. Huitième édition par Perrot. [4ff dont carte dépliante], 151pp, [2 cartes dépliantes]. Illustrations et gravures dépliantes. Broché en bon état. 70 € + port
MENARD (M). Histoire des antiquités de la ville de Nîmes et de ses environs. Augmentée du résultat des fouilles faites depuis 1821 jusqu'à ce jour. Ornée de gravures de tous les monuments et de celles des plus riches fragments. A Nismes chez l'éditeur, 1840. Format in-8. Huitième édition par Perrot. [4ff dont carte dépliante], 151pp, [2 cartes dépliantes]. Illustrations et gravures dépliantes. Broché en bon état. 70 € + port
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire