lundi 28 juillet 2014

Causerie du lundi de Philippe Gandillet : Monoblog…




Le temps des vacances est plutôt un temps de détente, pendant lequel j’essaie de décompresser, de me reposer. J’essaie, en même temps, de prendre un peu de hauteur par rapport aux activités habituelles de l’année ;  le dictionnaire – les mondanités... Et comme j’ai du mal à tout maitriser, c’est plutôt le temps du laisser-penser… Ça fait combien de temps qu’on se connait, en fait ? Cinq ans, au moins, non ? Si ça ce peut, vous vous faites une opinion erronée de moi ! Quelqu’un d’un peu distant ; le type même du gars qui vouvoie son personnel, pas tactile pour un sou, et qui ne s’intéresse jamais au sort des autres, c'est ça ? Je veux dire,  vous ne savez même pas quelles auraient été mes aspirations si un talent naturel pour l’écriture ne m’avait éloigné de ma première vocation ! Je vous la dis ? C'est un secret. En fait, j’aurais voulu être croque-mort...  C’est bêta quand on est un Immortel, n'est-ce pas ! Quand j’étais tout petit, déjà, je m’amusais à enterrer les hannetons. Au collège, je passais mon temps à confectionner des petits catafalques en cartons, c’est pour dire… Même que les dimanches de sortie, je suivais les convois mortuaires pour me changer les idées ! J’ai, bien sûr, dû arrêter cet agréable passe-temps quand j’ai enterré ma vie de garçon… Je sais, les croque-morts ne sont pas très recherchés en société mais ils sont utiles, quand même. Quand on a besoin d’eux, on les trouve. Ce n’est pas comme les plombiers pendant la période des vacances, par exemple. J’ai dit  "plombier" car c’est la première profession qui m’est venue à l’idée mais j’aurais pu dire "trapéziste"… Bien que pour réparer une fuite, un plombier, c'est quand même mieux. Ouiiiiiiiiiii,  je sais bien que si vous vous trouviez entre deux croque-morts, lors d’un repas, vous ne les inviteriez pas à diner le lendemain ! Pourtant ce sont des hommes comme les autres. Dame, ils ont un rude métier ! Il faut en avoir le goût. Le plus ennuyeux, c’est que les gens qu’ils transportent ne donnent jamais de pourboire. Maintenant, il y a des compensations… Vous pouvez enterrer votre belle-mère vous-même ! Tout le monde n’a pas ce plaisir là… Moi, si j’avais été croque-mort, j'aurais fait cadeau de mon squelette au Muséum d’histoire naturelle à mon décès, parce qu’après avoir servi aux morts toute ma vie, je trouverais normal de servir aux vivants toute ma mort (sic). Mais je suis Immortel, vous le savez, et si je suis digne d’un don ce n’est pas celui de don d’organe ! Ce n’est pas la meilleure blague que j’ai faite ces derniers temps…  Hein ? La plus mauvaise ? C'est possible. J’essaierai néanmoins de la placer à ma voisine de table lors d’un immanquable diner en ville, donné en mon honneur, en la cité de Tartarin. Si elle tombe à plat, pas ma voisine de table mais la blague – je suis très en forme, ce matin - je pourrais toujours dire qu’elle vient de la bouche même de Pierre, le brave libraire que je remplace, le lundi, à Tarascon : tout le monde le croira aisément, il n’est pas très drôle ces derniers temps… Il est aux prises avec son ordinateur qui rame et rechigne. Soit dit en passant, il y a peut-être lieu, aujourd'hui, d'ouvrir d'autres fenêtres que celles de Windows... Et vous, alors ? Non, je veux dire, et vous, chers lecteurs, ça ne vous dirait pas un peu de me parler de vous ? Vous n’êtes pas obligés de me répondre, hein ? Votre dévoué. Philippe Gandillet

Petit monoblog dédié à un ami, auteur de théâtre, qui fait, lui, dans un genre totalement différent : le monoblogue….

samedi 26 juillet 2014

André Chénier, 25 juillet 1794…


Il y a un peu plus de deux siècles, un 25 juillet, périssait par le sang le poète qui incarne, presqu'à lui seul, les excès du fanatisme révolutionnaire pendant la Terreur. André Marie de Chénier, dit André Chénier.

Fils d'ambassadeur, il voyagea en Suisse et en Italie. Puis il revint à Paris, où il passa quelques années. C’est pendant cette période (1783-1790) qu’André Chénier a composé, et le plus souvent ébauché, la plupart de ses poésies : élégies, bucoliques, idylles, poèmes didactiques. Mais il ne publia presque rien ; de son vivant ne paraîtront que le Jeu de paume (dédié à David), et les Suisses de Châteauvieux.


En effet, à partir de 1790, André Chénier est surtout journaliste. Il collabore au Journal de Paris. Il est constitutionnel. Partisan résolu de la Révolution, il voulait sauver la royauté et la personne du roi (il a aidé Malesherbes à préparer la défense de Louis XVI). 


Devenu suspect, il dut quitter Paris au lendemain du 10 août 1792, et se réfugier à Rouen et au Havre, où il échappa aux massacres de septembre. Puis il vécut pendant quelques mois à Versailles. Il était en visite, à Passy chez Mme de Piscatory, quand on l’arrêta, tout à fait par hasard ; ce n’était pas lui que l’on cherchait. Emprisonné à Saint-Lazare, le 7 mars 1794, il fut guillotiné le 25 juillet.
  

Les élégies sont au nombre de quarante. Chénier y chante ses amours, ses regrets, sa mélancolie. Le style en est délicat, précis, mais il est très difficile d’y faire la part de la sincérité et de l’imitation comme il l'avoue lui-même…
 
«Tantôt chez un auteur j'adopte une pensée,
Mais qui revêt chez moi, souvent, entrelacée,
Mes images, mes tours, jeune et frais ornement ;
Tantôt je ne retiens que les mots seulement       :
J'en détourne le sens, et l'art sait les contraindre
Vers des objets nouveaux qu'ils s'étonnent de peindre


Les amateurs vous diront qu'on trouve le vrai "Chénier" dans Les bucoliques et les idylles. Sans en pénétrer l’esprit ni la religion, il s’est attaché aux paysages, aux lointains harmonieux et purs, et surtout aux attitudes, aux gestes, aux personnages formant des groupes de bas-reliefs. Parmi les plus célèbres morceaux de ce genre, il faut citer, l’Aveugle, le Mendiant, la Jeune Tarentine et la Liberté.


C’est surtout comme écrivain et versificateur que Chénier peut être appelé "l’ancêtre des romantiques". Il assouplit l’alexandrin mais, beaucoup plus que des romantiques, il est l’ancêtre des Parnassiens. Ses véritables disciples sont Théophile Gautier, Leconte de Lisle et, dans la poésie philosophique, Sully-Prudhomme (Notre premier prix Nobel de littérature, quand même !).


Cette édition contient, dans le deuxième tome, le poème intitulé "Le Jeu de Paume" ainsi que de nombreuses œuvres politiques : Avis aux Français sur leurs véritables ennemis, Lettre à Thomas Raynal, lettres au Journal de Paris, etc… A la fin du volume, on trouve un remarquable plaidoyer. On sait que le Roi, lorsque la sentence de sa mort fut prononcée, demanda à l'Assemblée, par une lettre pleine de calme et de dignité envoyée aux députés de la Convention, le droit de d'opposer au peuple, le jugement qui le condamnait. Cette lettre, écrite dans la nuit du 17 au 18 janvier 1793, est d'André Chénier.  Non coupable ! Pierre

CHENIER (André). Œuvres anciennes d'André Chénier, revues, corrigées et mises en ordre par D. Ch. Robert. Augmentées d’une notice historique par M. H. de Latouche. Paris, Guillaume libraire, 1826. Deux volumes in-8. Edition en partie originale imprimée sur papier vélin. Reliures demi chagrin vert, dos lisse, motifs, lettres et filets dorés, plats de papier marbré, gardes colorées, tranches mouchetées. XX-352 pp et  348 pp. Rares rousseurs. Bel exemplaire complet sans défaut majeur. 190 € + port

vendredi 25 juillet 2014

Saint Paul ; ses missions et ses dernières années par l'Abbé Fouard.


Comme l’écrit Luc dans le Livre des Actes des Apôtres, Paul a consacré sa vie à la cause de Jésus Christ. C'est aussi simple que ça. Appelé par le Seigneur sur le fameux chemin de Damas, à être lui aussi un véritable Apôtre, Paul de Tarse brille comme une étoile de première grandeur dans l’histoire de l’Église… Certains l’ont même appelé le " treizième Apôtre " !


Nous possédons non seulement le récit qu’en fait Luc dans les Actes des Apôtres, mais également un groupe de Lettres qui proviennent directement de sa main [?] et qui, sans intermédiaires, nous en révèlent la personnalité et la pensée.


Luc nous informe que son nom originel était Saul [ou plutôt en hébreu : Saoul] comme le roi Saül et qu’il était un juif de la région d'Antioche, point de départ de la route de la soie.  Il s’était rendu très tôt à Jérusalem pour étudier en profondeur la loi de Moïse aux pieds du grand Rabbi Gamaliel. Il avait également appris un métier manuel et rude, la fabrication de tentes…


Rencontrer la communauté de ceux qui se professaient les disciples du Christ fut un événement décisif pour lui. En juif zélé, il considérait leur message comme inacceptable et il se sentit donc en devoir de les poursuivre, même en dehors de Jérusalem. Ce fut précisément sur le chemin de Damas, au début des années 30, que Saul, selon ses paroles, fut " ravi par le Christ ".


Son existence sera désormais celle d’un Apôtre. Le point de départ de ses voyages fut l’Église d’Antioche de Syrie, où pour la première fois l’Évangile fut annoncé aux Grecs et où fut également forgé le nom de " chrétiens ", c’est-à-dire de croyants en Christ. De là, il se dirigea tout d’abord vers Chypre et ensuite, à plusieurs reprises, vers les régions de l’Asie mineure, puis vers celles d’Europe. Les plus importantes étapes de son évangélisation furent les villes d’Ephèse, de Philippe, de Thessalonique, de Corinthe, de Beréa, d'Athènes et deMilet.



Dans l’apostolat de Paul, les difficultés ne manquèrent pas, qu’il affronta avec courage. Il le rappelle lui-même : " La fatigue… la prison… les coups… le danger de mort… : trois fois j’ai subi la bastonnade ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage… ; souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant des juifs, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères. J’ai connu la fatigue et la peine, souvent les nuits sans sommeil, la faim et la soif, les journées sans manger, le froid et le manque de vêtements, sans compter tout le reste…"


Il est clair qu’il ne lui aurait pas été possible d’affronter des situations si difficiles et parfois si désespérées, s’il n’y avait pas eu une foi, avec laquelle aucune limite ne pouvait être considérée comme infranchissable.


De fait, l’Apôtre affrontera l'épreuve du sang sous l’empereur Néron à Rome, où nous conservons et vénérons sa dépouille mortelle. Après avoir prêché la justice au monde entier, et après être parvenu jusqu’aux frontières extrêmes de l’Occident, il subit le martyre devant les gouvernants ; c’est ainsi qu’il partit de ce monde. C'est ainsi qu'il restera dans nos mémoires… Pierre


FOUARD C. (Abbé). Saint-Paul, ses missions. Collection les origines de l'Eglise. Septième édition, revue et corrigée.  Paris, Librairie Lecoffre, 1902. Reliure demi percale couleur taupe, dos lisse, filets et motif dorés, pièce de titre maroquinée. Cartes dépliantes hors texte dont cartes en couleur. XVIII, 392 pp. Très bel état. 30 € + port

FOUARD C. (Abbé). Saint-Paul, ses dernières années. Collection les origines de l'Eglise. Septième édition, revue et corrigée.  Paris, Librairie Lecoffre, 1903. Reliure demi percale couleur taupe, dos lisse, filets et motif dorés, pièce de titre maroquinée. Cartes dépliantes hors texte dont cartes en couleur. 392 pages. Très bel état. 30 € + port

jeudi 24 juillet 2014

Monsieur Nicolas ou le cœur humain, dévoilé par Restif de la Bretonne et illustré par Sylvain Sauvage.


Concurrent littéraire du marquis de Sade (1740-1814) et de Diderot (1713-1784) pour avoir écrit de nombreux livres érotiques, Monsieur Nicolas est l'œuvre autobiographique De Restif de la Bretonne (1734-1806). Ceux qui classent ses ouvrages dans le régionalisme breton en raison de son patronyme font donc une erreur qui nuit globalement à la profession toute entière…

Échelonné entre 1794 et 1797 Monsieur Nicolas constitue une source importante de renseignements sur la vie rurale et sur le monde des imprimeurs au XVIIIe siècle. Il fut tout d'abord publié en 16 volumes in-12 et, signe des temps ainsi que de la plus élémentaire prudence révolutionnaire, édité sous le nom de Rétif Labretone !


Cette autobiographie, c'est d'abord le souvenir qu'il garda d'une jeunesse passée entre Auxerre et Chablis, sur ces plateaux calcaires aux horizons dénudés, aux vallons profonds, et couverts de vignes, qui vont de l'Yonne à la Cote d'Or. Sans doute y a-t-il dans nombre de pages un enthousiasme excessif pour les choses de la terre, sans doute y a-t-il un peu trop de " l'agromanie " du XVIIIeme ? C'était la mode…


Qu'était donc alors l'organisation agricole de ces plateaux? Le village de Sacy s'allonge dans le fond d'un vallon plus ou moins sec, qui débouche dans la vallée de la Cure un peu en amont de Vermenton. Les Rétif habitent la Bretonne, domaine " absolument isolé du village, mais entouré de murs, avec une grande porte cochère que l'on barre soigneusement le soir ".


" Aux abords du village, dans le fond du vallon, s'étendent les meilleurs prés, grâce à une nappe souterraine que gonflent les pluies de saison froide, puis, dans chaque petit vallon affluent, d'autres prés, tous parfois si humides qu'on y a ménagé des rigoles d'écoulement, mais, le plus souvent, assez maigres et grignotés par les bois d'où sangliers et loups menacent le bétail. Aux coteaux les plus proches du village montent des vignes récentes, mais qui gagnent de plus en plus. "


Devenu ouvrier typographe à Auxerre et Dijon, Nicolas Restif de La Bretonne s'installe à Paris en 1761. Par son métier dans l'imprimerie, il rencontre des écrivains comme Beaumarchais, Louis-Sébastien Mercier, Grimod de La Reynière ou Cazotte.


Voici ce que Schiller (on peut cliquer) écrivait à Goethe de Monsieur Nicolas après l'avoir lu. " Avez-vous lu par hasard le singulier ouvrage de Rétif : le Cœur humain dévoilé ? En avez-vous du moins entendu parler ? Je viens de lire tout ce qui en a paru, et malgré les platitudes et les choses révoltantes que contient ce livre, il m'a beaucoup amusé. Je n'ai jamais rencontré une nature aussi violemment sensuelle ; il est impossible de ne pas s'intéresser à la quantité de personnages, de femmes surtout, qu'on voit passer sous ses yeux, et à ces nombreux tableaux caractéristiques qui peignent d'une manière si vivante les mœurs et les allures des Français. J'ai si rarement l'occasion de puiser quelque chose en dehors de moi, et d'étudier les hommes dans la vie réelle, qu'un pareil livre ma paraît inappréciable ". 

C'est pas L'hymne à la joie mais on s'en rapproche… Pierre


RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas-Edme). Monsieur Nicolas, ou, Le cœur humain dévoilé. Mémoires intimes de Restif de la Bretonne. Illustré par Sylvain Sauvage. Paris, chez Henri Jonquières et Cie, 1924. 4 volumes petit in-4. Demi maroquin rouille à coins, dos à nerfs, roulette sur les nerfs, caissons ornés, lettres dorées, tranche supérieure dorée, gardes colorées, couverture et dos conservés. 385+442+414+621 pages. Belle reliure. Très bon état. 290 € + port

mercredi 23 juillet 2014

Les Amoureux Passe-Temps recueillis par Fernand Fleuret... Curiosa !


Que faire quand on est oisif ? Qui ne s'est pas, un jour, ennuyé pendant un voyage en train de plusieurs heures ou en attendant dans la salle d'attente bondée de son médecin ? Il existe mille et une façons de mieux jouir de la vie. C'est pourquoi je vous propose aujourd'hui un ouvrage qui va vous offrir, à la fois le passe-temps de la lecture, et les passe-temps amoureux recueillis par Fernand Fleuret


Avoir plus de temps libre à sa disposition peut résulter d'un changement de style de vie ou de carrière, du fait de prendre sa retraite, du départ de ses enfants du domicile familial, ou de la fin de leurs études. Occuper son temps libre grâce à des passe-temps utiles est une bonne manière d'améliorer sa créativité, son énergie, son enthousiasme, ainsi que son sentiment d'accomplissement. Occuper ses loisirs à des passe-temps amoureux est une autre bonne manière d'occuper ce temps...


Vous allez me dire : " Mais ces passe-temps amoureux sont le privilège de la jeunesse ! ". Et je vous réponds : " Commencez par lire ce recueil et nous verrons ensuite… ". D'ailleurs, Fernand Fleuret ne se défend pas du plaisir qu'il a eu à faire ce travail. Il vous ôte même le désagrément de compulser ces manuscrits dans les entresols poussiéreux d'improbables bibliothèques, de renifler le vieux maroquin et la moisissure dans les recoins les moins accessibles d'antiques libraires où ces gaillardes inventions du XVIeme et XVIIeme siècle sommeillent souvent…


Ainsi, ce n'est pas le Ronsard pindarique et pétrarquiste que nous allons découvrir ici mais bien le Ronsard gaulois d'Alise Sainte Reine ! Imagine, lecteur, l'enfant Ronsard sur les genoux des Camènes, lesquelles ne sont pas aussi pucelles qu'on le dit, et vois-le pareil au bon géant Gargantua quand il pelotait les seins de ses chambrières…


Les bibliophiles peuvent bien brandir leurs éditions de luxe ! Ils n'empêcheront pas que Ronsard n'eut son vibrequin, son dressoir, sa petite andouille vermeille comme je l'ai mentionné, il y a quelques temps, à l'occasion de la présentation d'une édition du livret de folastries superbement illustrée par Maillol (on peut cliquer). Le XVIIème siècle n'use plus du même langage châtié. L'enfant a pris une barbe de satyre dont il frotte la gorge d'une muse débraillée. Et ce satyre porte le feutre à panache, la fraise à godron, et la colichemarde au côté… Vous trouverez dans ce recueil des vers de Malherbe et de ses élèves. Saviez-vous que, surnommé Le Père Luxure, il a commis quelques sonnets comme celui-ci ?

Si tost le sommeil au matin m'a quitté,
Mon premier souvenir est du con de Nerée
De qui la motte ferme et la barbe dorée
Esgalent ma fortune à l'immortalité…


Terminons avec ce souhait de Fernand Fleuret : Amuse-toi lecteur. Que l'amour te soit propice et ce livre agréable !  Il est bien évidemment à mettre entre toutes les mains… Pierre


FLEURET (Fernand). Les Amoureux Passe-Temps ou Choix des plus gentilles et gaillardes inventions des XVI° et XVII° Siècles depuis Ronsard jusqu'à Théophile. Paris, Éditions Montaigne, 1925. Un volume in-8.  Broché, couverture illustrée. Exemplaire n° 154 sur pur fil Lafuma.  293 pp. Infimes tâches de rousseur. Gravures sur bois. Bel exemplaire. 45 € + port