vendredi 15 avril 2011

Christian Zervos. L'esthétique des lignes courbes en décoration…


Christian Zervos (1889-1970) est né en 1889 dans l'île grecque de Céphalonie. Après une enfance passée à Alexandrie puis à Marseille, il vint à Paris pour y entreprendre des études de philosophie à la Sorbonne. Pendant ses études, il se lia avec un étudiant roumain en architecture : Jean Badovici. En 1923, après divers petits emplois, il entra grâce à Badovici chez l'éditeur d'art Albert Morancé. Là, il travaille pour les périodiques L'Art d'aujourd'hui et Les Arts de la maison, que je vous propose à la vente aujourd'hui, tout en se formant aux métiers de l'édition.


En 1926, à 37 ans, il s'émancipa et lança la revue qui allait le rendre célèbre : Cahiers d'art dont le dernier numéro paraît en 1960 avec une interruption durant la Seconde Guerre mondiale de 1941 à 1943. Cette revue restera durant de nombreuses années la référence parisienne dans le domaine de l’art.


Il décide en 1932 de commencer le catalogue raisonné des œuvres de Pablo Picasso. Ce catalogue en 33 volumes ne sera réellement terminé qu'en 1978, huit ans après la mort de Zervos. Les Zervos partent ensuite à Vézelay où ils possédaient une maison au lieu-dit "La Goulotte". Ce village de Bourgogne deviendra en mars 2006, le lieu d'accueil du musée Zervos constitué d'œuvres du legs Zervos dont des sculptures et des peintures de Picasso, Giacometti, Calder.


Dans le cadre d'une exposition d'art moderne qu'ils organisent dans la grande chapelle du Palais des papes d'Avignon, Christian Zervos et le poète René Char demandent à Jean Vilar, acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, une représentation de "Meurtre dans la cathédrale", que Vilar a créé en 1945. C'est la naissance du Festival d'Avignon !


Pour diverses raisons (financières en particulier), Zervos ne réalisa, en comparaison de Skira ou de Tériade, que peu de beaux livres de bibliophilie. On doit donc à Morancé, son premier éditeur, de lui avoir permis, à travers la revue que je vous propose aujourd'hui, de faire paraître des ouvrages à la fois bien illustrés et fort bien présentés. Pierre


ZERVOS (Christian). Les Arts de la Maison. Automne hiver 1923.Choix des œuvres les plus expressives de la décoration… Paris, Albert Morancé, 1923, 55pp + 26 planches dont certaines au pochoir en couleurs, en feuilles sous couverture de livraison trimestrielle ; plat illustré, dos percaline. Nombreuses gravures sur bois in texte. Oeuvres de Ruhlmann, Vera, Martin, Dunand, Dufy, Follot, Groult, Linossier, Sue et Mare, etc... Un mors déchiré sur la partie haute du premier plat, infimes rousseurs clairsemées. Manque planche 8. Bon état général.


ZERVOS (Christian). Les Arts de la Maison. Printemps été 1924.Choix des œuvres les plus expressives de la décoration… Paris, Albert Morancé, 1924, 52pp + 26 planches. Idem première description. Manque planche 9,12,13,26. Bon état général.

ZERVOS (Christian). Les Arts de la Maison. Automne hiver 1924.Choix des œuvres les plus expressives de la décoration… Paris, Albert Morancé, 1924, 32pp + 15 planches. Idem première description. Complet. Bon état général.

ZERVOS (Christian). Les Arts de la Maison. Printemps été 1925.Choix des œuvres les plus expressives de la décoration… Paris, Albert Morancé, 1925, 22pp + 40 planches. Idem première description. Manque planche 20. Bon état général.


ZERVOS (Christian). Les Arts de la Maison. Automne hiver 1925.Choix des œuvres les plus expressives de la décoration… Paris, Albert Morancé, 1925, 32pp + 40 planches. Idem première description. Complet. Bon état général.

ZERVOS (Christian). Les Arts de la Maison. Printemps été 1926.Choix des œuvres les plus expressives de la décoration… Paris, Albert Morancé, 1926, 28pp + 40 planches. Idem première description. Complet. Bon état général.

ZERVOS (Christian). Les Arts de la Maison. Automne hiver 1926.Choix des œuvres les plus expressives de la décoration… Paris, Albert Morancé, 1926, 27pp + 40 planches. Idem première description. Manque planche 12. Bon état général.


Un document exceptionnel sur les plus grands artistes de la période Art nouveau. Nombreuses gravures sur bois dans le texte et près de 225 planches. L'ensemble : Vendu

9 commentaires:

Bertrand a dit…

Art Déco plutôt non ? Très belle documentation pour antiquaire ou passionné du style.

Ce vendra certainement mieux que mon EO de Lou mariagi de marguarido 1757 ...

B

Pierre a dit…

Vous avez raison, Bertrand. Plutôt Art déco si on s'en tient à l'édition. Merci. Pierre

PS : Le premier des deux qui vend son exemplaire prévient l'autre ;-))

pascalmarty a dit…

Art déco, même si on ne s'en tient pas qu'à l'édition (à l'exception du croquignolet canapé de la fin). Mais avec encore des lourdeurs très 1925 notamment dans le papier peint du cabinet de travail ou l'aspect général de la salle à manger. Très bonne documentation, effectivement.
Mais quand on pense que la même année (26), Breuer sortait ses chaises et son fameux fauteuil, toujours édités et indatables pour les non-spécialistes, on réalise à quel point la modernité est une notion à manier avec des pincettes.

Pierre a dit…

Si on peut être stupéfait par l'aspect novateur des présentations de meubles, de verres et d'objets électriques, je vous ai fait grâce de quelques papiers peints qu'on pourrait qualifier "d'inclassables" s'il ne fallait pas rester poli ;-)) Pierre

Textor a dit…

Pierre , votre bonté d’âme est connue dans la campagne d’Arles à Aubagne.

La bibliothèque municipale de St Martin de Crau ne pouvant pas préempter le Lou Mariagi di Marguarido puisque c’est malheureusement interdit en librairie, Nous vous demandons de lancer une souscription nationale pour prélever les fonds nécessaires à cette acquisition .

Si vous ne le faites pas pour Bertrand , faites-le pour la Camargue reconnaissante !!
TEXTOR

Bertrand a dit…

Le Textor semble avoir la digestion préemptive assez difficile... on le comprend (sourire)

B.

Pierre a dit…

J'ai cru comprendre, en effet, que Textor avait des problèmes de postemption avec Le droit de préemption...

Cela ne m'est jamais arrivé mais j'en rêve ;-)) ça n'arrive qu'aux ouvrages exceptionnels. Je suis un peu surpris quand même car je croyais que les bibliothèques et musées n'avaient plus d'argent.

Je lance néanmoins la souscription. Pour que la librairie dure, amis donnez ! Pierre

Bertrand a dit…

"je croyais que les bibliothèques et musées n'avaient plus d'argent" ... pour acheter aux libraires oui... Il parait que c'est plus drôle en SVV... (sourire)

B.

Eric a dit…

Il parait que Bertrand faisait bien moins le malin lorsque Bergamote lui a dit que son lot avait lui aussi été préempté par la BNF ;)

Eric.

P.S. : ton lot est dans mon bureau. Tu peux venir le récupérer à Pâques .... ou à la trinité