lundi 10 août 2009

Causerie du lundi de Philippe Gandillet. Cervantes



Avachi sur un transat délabré, Pierre affectait ce matin des attitudes ibériques en distribuant avec enthousiasme des " Olé " à son brave chien écossais recouvert, en guise de cape, d'un mouchoir de la même couleur. Il m'aperçut, se décliqua tel un ressort " Boudin " et vint vers moi l'œil plein de malice.

- Je t'attendais…
- Ah ? Fis-je en prenant un air interrogatif de circonstance.
- La voiture est prête. Dans une heure, je serai aux Saintes-Maries de la mer, invité à une corrida exceptionnelle. Tu ne seras donc pas surpris du livre que j'ai choisi pour ta chronique.
- Aha ? Fis-je en prenant, cette fois ci, un regard intéressé.
- Mon vieux Gandillet, tu vas te régaler, foi d'aficionado !
- Olé ! Fis-je car j'ai un sens de l'humour très développé.
- Le Don Quichotte ! " Don quichotte – Aficionado ", tu saisis l'astuce ?

Je le vis, alors, le short lâche dévoilant le nombril, se retourner. Je préférai fermer les yeux… Les espadrilles claquèrent le sol au rythme de sa démarche pressée et il s'affala avec bruit sur les sièges en moleskine de son véhicule hors d'age. Un coup de démarreur plus tard, un nuage de fumée grasse et noire disparaissait au loin avec l'auteur de cette approximation si déprimante.



Je ne crois pas que Don Quichotte ait jamais été un amateur de courses de taureaux… Pierre a une instruction perfectible, tendance chantier en construction, par moment… Son absence, ce lundi, est une aubaine pour la boutique car un libraire parisien de renom a annoncé son arrivée. Il me suffira de me faire passer pour le propriétaire. Mon érudition assurera à Pierre un renom injustifié mais vous permettra de continuer à bénéficier de mes causeries puisque ce stratagème va lui amener l'aisance financière qui assurera mes émoluments. Aussi simple que ça !

Comme beaucoup de personnes qui n'ont pas lu le "Don Quichotte", Pierre fait un heureux mélange de Cervantes, de Rabelais et de Goscinny pour situer notre héros dans son imaginaire. C'est à peine s'il ne l'apparente pas, par un vague cousinage méridional, à notre Tartarin de Tarascon. En fait, il n'a pas entièrement tort.



Don Quichotte est le héros des enfants comme des adultes. Daudet -1 / Cervantes -1.
Don Quichotte est un héros excessif mais qui attire la sympathie. Rabelais -1 / Cervantes -1.
Don Quichotte est un héros rude et fier. Goscinny – 1 / Cervantes -1.
Don Quichotte est apolitique et ne met en cause ni la religion ni le pouvoir. Il est la caricature du chevalier décalé dont se sont inspirés, sans nul doute, les "Monty Python". De plus, son personnage a été pour les illustrateurs une source inépuisable de gravures qui ont réjoui des générations de bibliophiles. Voila pourquoi, il n'a jamais vieilli, plait et plaira encore aux lecteurs.

Des écrivains et non des moindres ont écrit des études pleines de bon sens sur Cervantes. J'en ajouterais une nouvelle que vous ne seriez pas surpris. Je n'en ai malheureusement pas le temps car je dois préparer pour le déjeuner une tarte aux mirabelles dont j'ai le secret. Pierre a gardé pour lui son "Gustave Doré". Il vous propose un exemplaire plus populaire mais tout aussi attachant.



CERVANTES SAAVEDRA (Miguel de) Don Quichotte de la Manche.Librairie Renouard - Henri Laurens éditeur, Paris, s.d.(1920) in-4, 144 pp., cartonnage polychrome. Edition pour la jeunesse, d'après la traduction de Florian précédée d'une introduction par M. L. Tarsot enrichie de nombreuses illustrations en noir et en couleurs de Henry Morin. Tranches dorées, coins biseautés. Etat parfait. 98 € port compris. Vendu



Et comme disait Cervantes : Défie-toi du bœuf par devant, de la mule par derrière et du moine de tous les côtés…

vendredi 7 août 2009

Ronsard illustré par Louis Jou.


Si d'aventure, vous passez un soir aux Baux de Provence, ne soyez pas surpris de voir apparaître le visage de Don quichotte, projeté sur les falaises de la citadelle ! Cette vision extraordinaire surgie de la nuit n'est en effet qu'une partie du spectacle lumineux qui se déroule actuellement tous les soirs dans ses rues.


L'idée d'une telle manifestation est née de la fondation "Louis Jou", qui commémore la mémoire de ce graveur hors normes qui a vécu et travaillé aux Baux durant de nombreuses années.
Il installe son premier atelier à Saint-Germain-des-Prés après la grande guerre. Là, il fabriquera sans relâche, jusqu'en 1939, des livres splendides, réalisant alors ce que nul n'avait fait avant lui : Dessin et gravure des caractères, papier, encre, composition mais aussi gravure des illustrations, pressage et décoration de reliure. Il se mêle de tout. A part le papier pour lequel il ne peut qu'émettre des désirs et donner des recettes, tout est conçu et réalisé au Vieux-Colombier.


La deuxième guerre mondiale (bravo, le vingtième siècle !) lui enlève ses ouvriers. Désabusé, il s'installe aux Baux de Provence et reconstruit son atelier qui ne s'arrêtera pas avec sa disparition (1968) mais près de 30 ans plus tard.


Entouré de ses amis, André Suares, Marie Mauron et Antoine Serra, il a crée dans la citadelle un atelier dont les œuvres illustrées comptent aujourd'hui pour les bibliophiles parmi les plus renommées. Petits tirages, typographie maison, bois de toute beautés font des possesseurs de ces ouvrages des privilégiés.

Vous avez en face de vous (c'est un euphémisme virtuel) un privilégié qui ne se séparerait pour rien au monde de cet ouvrage. Il parait que tout s'achète. Je vais tester l'apophtegme…


RONSARD. Sonnets pour Hélène. Paris, Les Livres de Louis Jou, 1927. In-4, veau brun ciselé or, dos lisse et titre en lettres dorées, encadrement intérieur, doublures et gardes de soie moirée, tranches dorées, étui. Reliure signée Jeanne Langrand 1930. Compositions originales de Louis Jou gravées sur bois, dont le portrait de Ronsard, titres et initiales en rouge, nombreux culs-de-lampe typographiques triangulaires constitués de lettres entrelacées." L'artisan Louis Jou a fait ce livre tant pour son plaisir que pour le nôtre. S'il est de votre goût, tout est bien pour lui & pour vous, sinon paix à la joie de chacun comme à la bonne volonté de tous ! " Tirage à 278 exemplaires. Vendu

mercredi 5 août 2009

Corneille, encore... La parodie du Cid.


Corneille a du se retourner dans sa tombe s'il a suivi le dernier article paru dans ce blog par Philippe Gandillet. Le mal n'est pas grave car ayant déjà fait un demi-tour, il y a plus de 50 ans, il est revenu aujourd'hui à sa bonne position… Eh oui, c'est Edmond Brua, avec sa "Parodie du Cid", qui avait commencé les hostilités dans l'Algérie d'avant guerre !

Aujourd'hui, ça jacasse à la librairie car j'ai mis un exemplaire de l'ouvrage en devanture.
- D'où êtes-vous
- D'Alger.
- Et vous ?
- D'Oran.
- Moi, de Bône.
Jamais Bône, Alger, Oran ne se sont trouvés si proches. Ce que l'Algérie a rétréci ! Une librairie à elle seule la contient.
- Tu te souviens ?
- De quoi ?
- Du siroco, de la corniche, de la baignade, des brochettes. Finalement, on n'est plus de Bône, d'Alger, d'Oran. On est de là-bas (avec l'accent)…
A les voir rire de si bon coeur, on croirait qu'ils ont déjà tout oublié ; ils font semblant.

Ils n'ont pas acheté le livre, ils en connaissent les tirades par cœur. Et vous ?


BRUA Edmond. La Parodie du cid précédée de "l'Impromptu d'Alger" et "On s'esplique". Broché in-8, 8eme édition depuis 1942, 1951, tiré à cinq mille exemplaires, comme neuf, non coupé. 49 € port compris Vendu

lundi 3 août 2009

Causerie du lundi de Philippe Gandillet. Corneille


Quand la ville de Rouen m'a proposé de relancer l'attrait touristique de sa cité en l'axant sur mon œuvre littéraire plutôt que sur celle de Corneille, je dois reconnaître que je n'ai été qu'à moitié surpris. Il faut dire que nos styles se ressemblent et si ce n'était la mansuétude que j'ai pour l'artiste, je pourrais aisément le traîner devant les tribunaux pour plagiat. Qu'importe ! Mon " Benhur " domine d'une tête son " Cid " qui n'est pas si mal que ça.


Je vous parle de tout ceci car Pierre Brillard m'a proposé, aujourd'hui, de vous parler en termes élogieux de Corneille à travers deux volumes qu'il met à la vente. Mais parlons plutôt de moi et de mon " Benhur ", si vous le voulez bien !


Cette pièce en alexandrins est un Archi-mélodrame-Antique où l'on voit le héros, Benhur, vouer une passion impossible pour la fille d'un roi fourbe et jaloux, Agamemnon, qu'il tuera, laissant sa bien-aimée tiraillée entre son amour et son honneur… Original. Non ? Je vous en livre les premiers vers. Benhur croise Chimène de façon inopinée.


BENHUR :
J'arrive de l'O.M où j'ai fais vingt combats
Et vaincu vingt guerriers qui sont morts dans mes bras.
Ainsi auréolé et couvert de lauriers
Je me demande encore ce qui peut te troubler.
Sont-ce mes calembours ou bien mes citations
Que, perfide, je joins à ma conversation ?
Extrême modestie, j'hésite un court instant
Et je cherche en moi-même, ce que l'on admire tant,
Attire les regards et me vaut les faveurs
De toi, que je chéris, et aussi de ta soeur !
Ce n'est pas mon esprit, c'est mon corps qui séduit
Et je sais abuser de l'effet qu'il produit…

Et plus loin, après le drame ;
CHIMENE :
Que vois-je ? Qu'entends-je ? Que ne m'apprend-on pas ?
C'est toi, mon cher Benhur qui vient de tuer Papa.
J'imagine, Oh ! Mon Dieu que c'est pas un suicide.
Tu es donc à mes yeux Agamemnonticide !

La pièce qui a déjà eu les éloges de la presse locale sera sans nul doute adaptée pour une version filmée à gros budget et je finis la transcription d'un Opéra dont j'écris la musique à mes moments perdus… Je vous enverrai des places pour la "Générale", c'est promis. Les deux livres proposés par Pierre me semblent un petit plaisir abordable pour bibliophiles. L'un avec gravures et l'autre sans (livre de prix). Au choix.


CORNEILLE (P. et Th). Œuvres. Garnier Frères, s.d. (vers 1880). 531 pp, gd in-8. Edition ornée d'un frontispice et de 11 gravures sur acier hors-texte de G. Staal. Reliure en demi-cuir, plat percaline verte empire, dos a 4 nerfs, titre et entre-nerfs ornés. Ouvrage précédé de la vie de Pierre Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique.

Quand on lit du Corneille, on oublie la reliure
Car on prend du plaisir dessous la couverture…

Facile ! Philippe Gandillet

samedi 1 août 2009

Essayer Montaigne...


Qu'on se le dise ! Il n'y a dans les "essais" ni ordre, ni plan, ni but. Montaigne cite, rabâche et même parfois se contredit. Il faut dire que sa quête littéraire est passée par plusieurs mentors, de César à Plutarque puis de Plutarque à Tacite puis Sénèque puis de nouveau Plutarque… Une sorte de dilettante butinant à l'envie les textes anciens. Tout le monde l'imagine enfermé dans son donjon Bordelais (en fait, une aile d'un château en Périgord mais son cœur était Gascon) méditant sur la vie en pleine période de troubles religieux.

Une autre image de lui en fait un notable retiré des affaires. Un peu court quand on sait qu'il a eu des responsabilités municipales, qu'il a voyagé en Europe centrale et qu'il a même fait un passage par la Bastille. A ce propos, je me demandais qui n'était pas passé par la Bastille, à un moment ou à un autre de sa vie, pendant cette période ?


Apôtre du consensus mou et incapable de prendre une décision énergique, il fait frapper à son effigie une médaille ; une balance avec les deux plateaux en parfait équilibre ; qui figure l'impuissance de son jugement à choisir une solution. On peut y lire la trop fameuse devise "Que sais-je"… Comment veux-tu choisir un lieu pour les vacances avec un tel programme, lui répétait chaque été sa chère épouse !

A l'entrée de sa bibliothèque était gravée (je vais à l'essentiel d'autant plus que je ne comprends pas le latin) " Michel, depuis longtemps ennuyé par l'esclavage de la cour, vint se reposer dans le calme et la sérénité…". Le modeste bibliophile que je suis peut néanmoins faire un reproche à notre grand penseur. Montaigne avait la détestable manie de truffer ses lectures de nombreuses annotations en marge… Personnellement, je désapprouve totalement cette habitude et de tels exemplaires griffonnés doivent perdre toute valeur, je pense !


Je viens de rentrer deux "essais" que je garantis sans annotations de l'auteur.

MONTAIGNE (Michel de). Essais de Michel de Montaigne, avec les notes de tous les commentateurs, et précédés de l'éloge de Montaigne par Villemain. Paris, Froment, 1825. 8 vol. in-12, LIV+305-365-287-377-335-351-319-352 pp, terminé par "De la servitude volontaire ou le contr'un" discours d'Estienne de la Boëtie. Reliure demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs et motifs et tomaison dorés. Rousseurs éparses mais intérieur frais. Importante table analytique, portrait frontispice de Montaigne. Bel ex libris. Vendu


MONTAIGNE (Michel de). Essais de Montaigne suivis de sa correspondance et de la servitude volontaire d'Estienne de la Boëtie. Charpentier, Libraire-Editeur, Paris 1862 - Edition variorum accompagnée d'une notice biographique de notes historiques, philologiques et d'un index analytique par Charles Louandre. 4 tomes, Demi percaline noire titre et tomaison dorés. Tous en bon état. Volume 1: 441pages; Volume 2: 552 pages; Volume 3: 548 pages; Volume 4: 503 pages. 90€  + port

jeudi 30 juillet 2009

Monastère de la Visitation. Coutumier 18eme siècle



Car, comme je vous le disais tout à l'heure, on ne rentrait pas comme cela chez les sœurs de la Visitation… Les règles en ont été établies par Sainte Jeanne de Chantal et Saint François de Sales dans un Coutumier qui a été adapté ensuite à son époque. Les bases en sont restées les mêmes. Pas les détails !

"Des jeunes filles" : L'on peut recevoir pour quelque digne occasion deux ou trois, ou quatre au plus, âgées d'environ dix ou douze ans s'il se peut ; que si on trouve convenable de les prendre plus jeunes, qu'elles soient d'un age à ne pas troubler la bonne quiétude du monastère, et tant qu'il sera possible portées à être religieuses : et pour les pays où les filles s'avancent d'esprit & de corps d'avantage qu'en ces quartiers, comme en Provence &; Languedoc, on en pourra recevoir cinq ou six… (sic)

"Des mortifications aux quelles il faut exercer les Novices" : De même à celles qui ne tiendront pas les mains jointes, il faudra commettre deux sœurs qui leur soutiendront les bras, autant de temps que la maîtresse trouvera bon au réfectoire ou ailleurs… (sic)

"Du soin de la santé des sœurs". Il faut avoir un soin modéré de conserver la santé, & prévenir les maladies, & pour ce… toutes les sœurs feront tous les jours quelques exercices corporels ; comme de travailler le jardin, de porter du bois et de nettoyer et balayer le Monastère… (sic)

Avant de poursuivre, rappelons que pas plus hier qu'aujourd'hui, la Visitation n'est un "Ordre mendiant". Son autonomie financière résulte du Coutumier. Les sœurs, pour être admises, doivent déposer une somme à leur entrée dans la vie religieuse. Il s'agit de la "dot spirituelle". Cette expression qui ne laisse pas d'étonner a fait dans l'imagerie populaire, des Visitandines, des épouses de Jésus Christ. En fait cette "dot" est un capital que le monastère usufruitier se charge de faire fructifier mais que la sœur peut léguer, ou non, à son décès à la communauté. Aujourd'hui, pour survivre, les sœurs accueillent en leurs locaux calmes et spacieux des hommes et des femmes en quête d'introspection ou des groupes de réflexion chrétienne. Elles vendent aussi (pas toujours bien) les produits de leur travail.


PICAUD, FOISSELON. Splendeurs dévoilées, cinq siècles d'art à la visitation. In-4, cartonnage éditeur, Editions d'art Somogy, Paris 2007. Vendu
VERON-DENISE, PICAUD, FOISSELON. De fleurs en aiguille, l'art de la broderie chez les Visitandines. In-4, cartonnage éditeur, Editions d'art Somogy, Paris 2007. Vendu


Donc, les Visitandines ne comptent pas sur la charité pour vivre. Mais un petit coup de main…

mercredi 29 juillet 2009

Le monastère de la Visitation de Tarascon


En 2010, nous fêterons les 400ans d'existence d'une communauté religieuse bien ancrée à Tarascon. Les sœurs de la Visitation ou Visitandines. Le dimanche 6 juin 1610, une foule émue et sympathisante accompagnait Madame Jeanne de Chantal, deux autres sœurs et trois novices pour créer ce qui allait être le premier Monastère de la Visitation. 400 ans après, nous nous apprêtons à fêter cet événement et j'ai la chance d'apporter à l'exposition de vieux ouvrages retraçant l'histoire de la communauté, ma modeste contribution de libraire. C'est avec l'appui de François de Sales et la caution d'un ordre Catholique ballotté entre protestantisme et Jansénisme que s'organise cette communauté. Que dire en trois mots de ses membres ?


Elles sont sœurs cloîtrées et contemplatives. Pragmatiques, elles ont survécu à tous les tourments révolutionnaires et anticléricaux. Ancrées dans le monde, elles ont su préserver l'autonomie financière de leur monastère. Pauvres et humbles, elles attirent la sympathie et le respect. Mais que font-elles toute la journée se demandent les bonnes âmes en entendant le son des cloches appelant aux offices. Elles prient pour tous ceux qui ont besoin de réconfort et qui sont heureux de se retrouver avec elles dans les moments difficiles. C'est vrai que je les aime bien, les Visitandines. J'aimais bien cette parenthèse dans mon activité vétérinaire quand j'allais soigner leurs vaches cloîtrées… Fidèles à Sainte Jeanne de Chantal (Grand-mère de Madame de Sévigné et cousine de Bussy-Rabutin), elles ont développé un grand sens du détachement des biens de ce monde. Fidèles à Saint François de Sales, elles ont amplifié le culte eucharistique. Fidèles à leur dénomination, elles ont, comme Marie visitant sa cousine Elisabeth, mis en exergue la bonté généreuse et la gaîté de la foi.


Je vous propose pour approfondir ce survol un petit livre interne à la Visitation dont je tire quelques profits avec repentir…


DULAC (Mmes J et J). Monastère de la Visitation Sainte-Marie de Tarascon ou la parabole des talents. 1993, broché, imp Paul Roubaud, in 8, 144pp. 18€ port compris.

Demain, je vous parle des coutumiers du 18eme siècle qui régissaient les conditions de l'entrée des sœurs au monastère. Passionnant !