jeudi 15 juillet 2010

Histoire du règne de Henri IV par Auguste Poirson.


Henri IV, c'est une légende !

Cette appréciation péremptoire, que l'on s'attend à être énoncée par un enfant puise son origine dans l'image d'Epinal qui lui colle à la peau. Le panache, le cheval blanc et la poule au pot… En fait, Henri IV n'est pas une légende mais l'admiration pour ce Roi n'a point décru avec notre histoire républicaine. Elle a traversé les siècles et nous avons encore pour le bon Roi Henri les yeux de ses sujets…


Auguste Poirson, ancien proviseur des lycées Saint-Louis et Charlemagne, conseiller honoraire de l'Université de Paris nous livra en 1856 un ouvrage qui est aujourd'hui une référence bibliographique sur Henri IV. Je vous le propose à la vente, aujourd'hui, dans sa troisième édition couverte d'une reliure qui ne déparera pas dans votre bibliothèque et pour un prix qui vous rappellera les soldes !

Il n'est jamais trop tard pour parler d'un livre excellent, destiné à durer et à devenir la base de toute étude ultérieure sur l'une des plus grandes et des plus fécondes époques de notre histoire ; d'autant que ces sortes d'ouvrages, qui se recommandent surtout par leur solidité, ne sont pas de ceux qu'on peut apprécier de prime abord à leur vraie valeur. Composés avec la lenteur calculée de la patience, de la méthode, de la justice, ils imposent à la critique les mêmes devoirs et c'est en toute légitimité qu'une décision de l'Académie française a décerné à M. Poiršon la plus haute de ses récompenses, Le Prix Gobert en 1857 et 1858.


Il faut le mentionner : Toute la chronique scandaleuse, toute la partie anecdotique et pittoresque du règne d'Henri IV manque dans ce livre. Les maîtresses et les courtisans du grand Roi n'y jouent pas le principal rôle mais il l'a voulu et entendu ainsi. Est-il donc nécessaire que l'Histoire soit si amusante? Son but est autre, et sa mission autrement élevée que d'enregistrer toutes les calomnies, toutes les indiscrétions, tous les cancans de la cour et de la ville. L'historien est un juge qui ne peut pas partager les passions des témoins qu'il écoute, et qui doit le respect même à ses victimes, à plus forte raison à ses héros.


Au fond, c'est bien la méthode historique de Voltaire qui fait référence ici et on peut penser que le Siècle de Louis XIV a été l'unique modèle de l'Histoire du règne de Henri IV. A côté de cette profession de foi littéraire, M. Poirson, dans sa Préface a placé une profession de foi religieuse, politique et morale, dont la netteté permettent de lui appliquer sans flatterie ce qu'il dit quelque part de l'historien « l'excellence de son livre tient à celle de ses principes » Il a le courage de ses convictions, sans restriction ni équivoque. Il flétrit l'avidité insatiable et l'impitoyable politique de Philippe II, la faiblesse des Papes, l'ambition cauteleuse des Lorrains et l'hypocrisie des chefs ligueurs vendus, sous couleur de religion, à l'Espagne.


Il rappelle l'œuvre personnelle de Sully qui, du reste, n'a pas toujours réussi à entraîner l'admirable bon sens du roi. L'érudition et la critique de M. Poirson, en corrigeant mille erreurs de détail universellement admises, en tirant de l'oubli mille faits d'une importance véritable, en reprenant toutes les questions à leur naissance, en remontant à la source même, et à la pensée créatrice de tous ces grands établissements et de ces héroïques entreprises, ont renouvelé la face d'un règne et d'une époque que chacun de nous s'imaginait connaître...
Tardieu pour le fond, Pierre pour la forme.


POIRSON (Auguste) Histoire du règne de Henri IV. Paris, Didier et Cie, 1865-66. 4 volumes in-12, LII+672, 676, 811, 665 pages. Reliure demi percaline verte, dos lisse à lettres dorées. Ouvrage auquel l'Académie française a décerné le grand prix Gobert en 1857 et 1858. 3eme édition. Bel état.Vendu

mardi 13 juillet 2010

Histoire des Comtes de Provence par Boisson de la Salle & le Comte de Villeneuve.


Les auteurs de ces essais sur l'histoire des Comtes souverains de Provence et du précis historique qui en est l'introduction, sur l'histoire de la vie de René d'Anjou étaient des amis des belles lettres dont l'objet principal était de guider le bibliophile et l'amateur d'histoire ancienne en leur présentant le fidèle tableau des vertus et des vices de leurs ancêtres et de la série des bons et mauvais succès qui en ont été la récompense…ou la punition.


Il était de tradition à cette époque de faire partie de Sociétés Académiques et de publier un travail, une étude ou un ouvrage qui soit reconnu (ou oublié, le plus souvent) par les générations futures. A peu de différences près, c'est ce que font aujourd'hui certains membres de groupes bibliophiles qui utilisent leurs loisirs à éditer des revues, des articles en utilisant les médias qui sont à leur portée. Les blogues en sont…


Joseph Amédée Xavier Boisson de La Salle (1775-1823), conseiller au parlement d'Aix, plus connu sous le nom de "drink hall" nous présente, ici, un ouvrage synthétique sur l'histoire des Comtes de Provence dans son édition originale.


Le Comte de Villeneuve, préfet du département des Bouches du Rhône, membre de l'Académie de Marseille, de la société d'agriculture, des Sciences et Art d'Agen, correspondant de l'Académie de Turin, et Membre Honoraire de la société Académique d'Aix s'associe à lui pour présenter une vie du Roi René dans sa seconde édition. (Marseille, J.F.Achard, 1819).

Vous serez peut-être intéressé par cet ouvrage de référence sur la Provence, peu fréquent à la vente sur les sites que vous pourrez consulter éventuellement et à un prix très concurrentiel… Pierre


BOISSON-DE-LA-SALLE. Joseph Amédée Xavier & VILLENEUVE. François L. Comte de : Essai sur l' Histoire des Comtes Souverains de Provence (95-358), précédé d'un Précis historique des différentes dominations auxquelles la Provence a été soumise dans les temps anciens, antérieurs à l'époque du règne de ses Comtes ou Souverains particuliers(1-94), par Boisson-de-la-Salle. Édition originale. Suivi d'un Précis Historique sur le Vie de René d'Anjou, roi de Naples, Comte de Provence ; et principalement sur son séjour dans cette Province, par M. le Comte de Villeneuve, seconde édition. Aix, chez G.d Mouret, Imprimeur du Roi - 1820. - In-8 - Demi-chagrin vert bouteille - Dos lisse orné de faux nerfs à filets dorés - titre doré - Plats et gardes marbrés - 2 ff , IV, 358 pp- 68pp, 4 pages de souscripteurs. Vendu

lundi 12 juillet 2010

Causerie du lundi de Philippe Gandillet : Oraison funèbre de Léon Daudet


Il y a Alphonse Daudet que tout le monde aime. Et puis, il y a Léon Daudet (1867-1942), son fils…

Que Pierre se façonne une image lisse et politiquement correcte en louant le pouvoir politique en place, en défendant des valeurs morales et religieuses traditionnelles et en présentant des idées sociales progressistes, je le conçois aisément… Mais qu'il se serve de ma notoriété pour, mine de rien, réhabiliter "l'aboyeur de service" de Maurras et de son "Action Française", là c'est trop !

J'ai encore en mémoire les tristes jours où j'ai été, avec mon collegue Abel Bonnard, exclu de l'Académie française pour une attitude qu'on a jugée, à cette époque trop accommodante avec le pouvoir en place et j'en garde une profonde amertume. La vérité est que j'ai toujours été, à la fois trop pusillanime pour protester et trop légitimiste pour me rebeller. On a jugé ma nature…

Mais Léon Daudet était un ami et quand il est venu se réfugier en Provence en 1940, j'étais des trente personnes qui suivirent ses obsèques jusqu'au cimetière de Saint Remy. Alors, une oraison funèbre…

Pour les gens de ma génération ces quelques mots leur rappelleront des faits qui ont marqué leur jeunesse. D'autres ne seront intéressés que par la vie agitée de "gros Léon ", par ce médecin manqué, cet orateur de talent, ce patriote convaincu qui par ses provocations et son don de polémiste a réussi à créer l'agitation pendant plus de cinquante ans ! Je vous parlerai aujourd'hui de l'homme.


Chers amis,

Il y a maintenant cinquante huit ans, Leon Daudet partait, victime d'une "attaque". Quoi de plus normal pour le redoutable bagarreur, le meneur d'homme qu'il était !

Il était rancunier : A 18ans, pendant ses années de philosophie, il s'est nourri des pensées de Schopenhauer car il parle allemand, non pas parce que c'est la langue de la raison mais parce qu'il faut connaître la langue de ses ennemis, en l'occurrence, "les boches" qui viennent de nous prendre l'Alsace et la Lorraine.


Il était xénophobe : Il s'inscrit à la faculté de Médecine en 1885 mais sa sensibilité résiste mal aux odeurs, au pus, aux autopsies et à l'examen d'internat qui donnera naissance à son premier brûlot, "Les morticoles".C'est donc sans trop de regret qu'il fait son service militaire dès la troisième année et qu'il rentre en politique en adhérant à un journal antisémite dirigé par Drumont dont son père avait financé la publication de sa "France Juive". On pourrait invoquer une Foi catholique exacerbée. Il n'était pas croyant à cette époque. Il croyait simplement aux histoires colportées sur les juifs (assassinats, sacrilèges...).

Il était volage : Il épouse en première noce Jeanne Hugo, petite fille du Grand Victor. Après deux ans de brouille et de réconciliation, ils divorcent en janvier 1995.

Il était anticlérical : Son roman "Suzanne" nous fait découvrir des curés devenus des satires en soutane qui ne trouvent d'ailleurs guère plus de valeurs à ses yeux que les "maçons" ou les "dreyfusards"…


Il était influençable : Comme son père, il épouse en 1903 une "Demoiselle Allard", plus jeune que lui. Sous l'influence de cette jeune femme catholique, royaliste, Léon Daudet à 35 ans fait un revirement complet. A la sortie du mariage, religieux cette fois, les mariés sont ovationnés au cri de "Vive le Roi". Léon est entré dans l'église républicaine, il en ressort, royaliste, monarchiste et catholique convaincu. Il le restera toute sa vie.

Il était arrogant : En devenant Directeur de la revue "l'Action Française", quotidien qui fera parler de lui jusqu'en 1944 et qui tirera jusqu'à 100.000exemplaires, il va posséder un pouvoir de nuire qu'il va mettre au service de la lutte contre la république, les boches et les juifs ! L'affaire Thalamas, agrégé d'histoire "Anti-France" qui mit en cause la virginité de Jeanne d'Arc fera de notre Sainte, la représentante des valeurs de la "ligue d'Action française" et de ses Camelots du Roy. On ne s'en souvient plus de nos jours…


Il était veinard : Après l'assassinat de Jaurès qu'il avait appelé de ses vœux, il s'enfuie en Touraine et est pris dans une collision frontale, en voiture, qui le rend provisoirement hémiplégique. Il est donc réformé et ne mourra pas dans les tranchées pendant la guerre 14/18 !

Il était inconsolable : La mort de Philippe, son fils aîné, lui brouille le jugement. Il y voit une machinerie politique sans jamais accepter le suicide d'un adolescent fragile. Il finira en prison pour diffamation, s'enfuira dans des conditions rocambolesques et écrira de Bruxelles un roman d'amour "Cœur brûlé" qui témoigne d'une réelle sensibilité.


Il a été trahi par les siens : En 1926, le Pape Pie XI condamne "l'Action Française" et demande aux catholiques de ne pas cautionner cet organe de presse haineux. Ce désaveu, même s'il fut levé en 1939, marqua profondément Léon Daudet qui n'était pas agnostique comme Charles Maurras.

Il était patriote : En 1938, il approuve les accords de Munich par défaut bien qu'il ait toujours mis en garde le pouvoir contre l'arrivée imminente de la guerre. Réfugié en Provence et Pétainiste convaincu, comme la majorité des français, il ne verra pas la dérive du gouvernement de Vichy vers la collaboration. Peut-être eut-il fait un grand résistant ? C'est tout à fait possible…


Quand on est à la fois rancunier, xénophobe, volage, anticlérical, influençable, arrogant, veinard, inconsolable, trahi par les siens et patriote, on ne peut pas être totalement méchant ! Ou alors, on peut être tout simplement un français moyen…

Votre dévoué. Philippe Gandillet.


1- DAUDET Léon : Un amour de Rabelais. Roman. Flammarion éditeur, année de l'EO, 1933. 13 € + port
2- DAUDET Léon : Les bacchantes. Roman contemporain. Flammarion éditeur, année de l'EO, 1931. 13 € + port
3- DAUDET Léon : Le rêve éveillé. Etude sur la profondeur de l'esprit. Grasset éditeur, année de l'EO, 1926. 13 € + port
4- DAUDET Léon : Le Napus, fléau de l'an 2227. Roman anti "boche". Flammarion éditeur, année de l'EO, 1927. 13 € + port
5- DAUDET Léon : Les Morticoles. Roman pamphlétaire. Bibliothèque Charpentier éditeur. Nouvelle édition avec préface de l'auteur. 1925. 18 € + port
6- DAUDET Léon : Député de Paris. Période 1920- 1924, « Chambre Bleu horizon ».Souvenirs. Grasset éditeur, année de l'EO, 2eme tirage.1933. 15 € + port
7- DAUDET Léon : Quand vivait mon père. Souvenirs inédits. Grasset éditeur, année de l'EO.1940. 18 € + port

samedi 10 juillet 2010

Histoire de la Magistrature Française par Marcel Rousselet, premier président de la Cour d'Appel de Paris.


La raison d'état doit-elle primer sur l'idéal de justice ? C'est le type même de la question qui fâche (d'actualité, me direz-vous), qui revient depuis des siècles et qui a émaillé les rapports du pouvoir et de la magistrature jusqu'à nos jours. Le plaisir malsain qu'ont les médias, aujourd'hui, à remuer la fange pour asseoir leur nouveau "pouvoir sur le pouvoir" me chagrine néanmoins. Discréditer nos institutions sur le lit de la rumeur est un jeu dangereux… Mais il est aussi vrai que le pouvoir ne peut s'émanciper des règles qu'il préconise pour ses administrés. La justice est un droit et un devoir au même titre que le respect pour nos élus.


Petit retour en arrière : Jeune, j'ai été un post-soixante-huitard-ecologico-auto-gestionnaire de gauche à tendance légitimiste. Avant que la gauche n'arrive au pouvoir en 1981, le monde était scindé, pour moi, en deux (je schématise bien sûr !) D'un côté, "les méchants" dans lesquels j'entassais pèle-mêle les banquiers, la droite, les militaires et les patrons / De l'autre côté, "les gentils" avec les ouvriers, la gauche, les syndicats et les étudiants…


J'ai vite compris avec les affaires "Carrefour du développement", " Hernu", "Sang contaminé par l'argent", " Dumas", "Mnef ", et j'en oublie… que les choses n'étaient pas si simples. De plus, j'ai fait mon service militaire à St Cyr Coetquidan où j'ai constaté, médusé, que la proportion de gens sympathiques et ouverts dans l'armée de métier était la même que partout ailleurs (idem pour les imbéciles, mais pas plus). J'ai connu ensuite des syndicalistes affairistes et malhonnêtes. Le monde s'écroulait…


J'ai, depuis, révisé mes jugements sur notre monde qui n'est pas pire qu'un autre et mon activité d'expert judiciaire m'a fait découvrir les arcanes de la magistrature. Je n'ai pas encore tout compris de cette institution mais je peux assurer que rendre la justice n'est pas de tout repos... Cet ouvrage synthétique sur l'histoire de la magistrature que je propose à la vente, cette référence que se doit de posséder tout homme de l'art répondra aux questions que vous vous posez peut-être et qui ont sûrement bercées votre idéal de justice ! Pierre

ROUSSELET (M) - Histoire de la magistrature française des origines à nos jours. Paris, Librairie Plon, 1957, in-4, 448-437 pp. Reliure skivertex bordeaux de l'éditeur. Plats encadrés de trois filets au monogramme de la justice frappé en doré. Contreplat et feuille de garde en joli papier coloré assorti. Dos à 4 nerfs avec pièce de titre et motifs dorés. Chaque tome est présenté sous boîtage éditeur dans des tons analogues à la reliure. L'illustration de ce livre comprend 104 gravures in-texte, 128 documents hors-texte et 8 photographies en couleur. Bel ensemble dans un état proche du neuf. Ouvrage de référence dans une présentation flatteuse. 140 € + port

jeudi 8 juillet 2010

Angelo Mariani. Le vin au service du livre et non l'inverse...


Vous recherchez une notice bibliographique rafraîchissante sur les personnages dont j'évoque le nom ci-dessous : Ne surfez plus sur internet à la recherche de renseignements disparates et contradictoires ! Ce douzième volume de l'album d'Angelo Mariani est votre sésame…

S.M Alphonse XIII-Roi d'Espagne..S A I , La Grande Duchesse Vladimir de Russie..Emile Loubet..Figueroa Alcorta....Le Général L Archinard...A Béhal...Léonce Bénédite...Léopold Bernstamm....Emile Blavet...Louis Blériot...Emile Boutroux.......Brada( Mme La Comtesse de Puliga).....Francis Charmes...Félix Charpentier....Joseph Chaumié..W T Dannat....J G Darbout...Le Dr Albert Dastre...Jules Delafosse..Mme Lucie Delarue Mardrus...Th Delcassé...Le Docteur E Delorme..Ernest Depré..Le Professeur Dieulefoy...Etienne Dinet...Georges Docquois...Georges Dupré...Emile Fabre...Gabriel Faure..Claude Ferval..A de Foville...Le Comte de Franqueville...F Frunck Brentano...M le Chanoine Gaffre...Louis Ganderax.....Le Dr Armand Gautier...L Gratia..Le Dr A Guinard..Le Dr Félix Henneguy..Célestin Hennion...Th Holle...A Klibukowski...Georges Lecomte...Mme Lecomte du Nouy...Abel Lefranc...Maurice Leloir...Alfred Lévy..Stephen Liégeard..J Y Limantour...Marcellin-Pellet...E de Marcère...Tancrède Martel...Melle Jane Catulle Mendès...Le Général Niox...Josephon Péladan..Le Général de Pélacot...Victor Peter..Mme Armande de Polignac...Henri Poincaré...Raymond Poincaré..Onésime Reclus...Le Dr Paul Régnard...Le Commandant Paul Renard...A G Rives....Edouard Rod...Madame la Duchesse de Rohan...Le Lieutenant Colonel Rousset...Joseph Ruau..Sahib...Le Dr J Teissier...Le Général Toutée...Gabriel Trarieux...Abel Truchet...Béga( Mme de Visme de Wegmann)..Emile Verhaeren...H G Wells....Félix Ziem...Le Baron de Zuylen de Nyevelt...


Angelo Mariani (1838/1914) est un chimiste français, qui en 1863, alors préparateur de pharmacie, fut l'inventeur d'une boisson tonique, réalisée à partir de vin de Bordeaux et d'extrait de feuilles de coca, "Le Vin Mariani" que l'on peut considérer être le précurseur du Coca-Cola. Commercialisée à l'époque sous le nom de "Vin Tonique Mariani" , à la Coca du Pérou, la boisson eut un énorme succès qui lui valu la célébrité dans toute l'Europe. Le Pape Léon XIII, en signe de son approbation officielle, lui décernera une "médaille spéciale" mais on ne sait s'il fut utilisé pour le vin de messe.


Il parait qu'on pouvait lire à l'époque dans le catéchisme donné aux enfants: " Selon un évangile apocryphe, Jésus changea l'eau en un assemblage de Grenache Noir et de Syrrah, aux tanins fondus, au nez dominé par la griotte, la réglisse et l’humus, de robe pourpre, souple et corsé à la fois, un vin puissant aux nuances de mûre, poivre et de cannelle avec une longue persistance en bouche sublimée par la coca du Pérou ". Je cherche encore un de ces exemplaires ;-)) Drogue légale, elle contenait entre 6 à 7 mg de cocaïne dans une bouteille. En France, la version cocaïnisée du vin Mariani sera autorisée jusqu'en 1910. Les héritiers de Mariani arrêteront la production du vin dans les années 1930. Ils créent alors une nouvelle boisson appelée Tonique Mariani qui restera en vente dans les pharmacies jusqu'en 1963. Depuis, les gens boivent du "Coca-light" ou du "Red-bull" ! Pierre


De nombreux écrivains ont loué les vertus de cet élixir de jouvence…
Émile Zola, 1895 « Cher Monsieur, J'ai reçu un tel secours de votre vin au moment de mes dernières couches que je vous conjure de m'en faire envoyer d'urgence une nouvelle caisse. »
Léon Bloy, 1898 « Le témoignage des hommes serait bien trompeur si le vin Mariani ne faisait pas des merveilles. Je crois qu'il en fera en ma faveur s'il m'arrive jamais d'en avoir besoin. »


MARIANI. Figures contemporaines. Douzième volume. Paris. Librairie Henri Floury 1910. In-4, pleine percaline rouge de l'éditeur. Titre en lettres dorées sur le premier plat et au dos. Couverture rose conservée. Figures contemporaines tirées de l'Album Mariani. Soixante-dix-huit portraits, biographies, notices, autographes et portraits rédigés par Joseph Uzanne. Gravures sur bois de Brauer, Clement, Maylander...Ce douzième volume est augmenté d'une table générale des personnalités parues dans les onze volumes par ordre alphabétique et par tome. 4 traces de brûlure à la bougie sur le premier plat. Tout le reste de l'ouvrage est en parfait état intérieur et extérieur. Imprimé sur les presses de la typographie Firmin-Didot. Vendu

mercredi 7 juillet 2010

Hommage à Joseph HEMARD, illustrateur.


Joseph HEMARD (1880-1961) fut un célèbre dessinateur et illustrateur… Mais, de son temps ! Il fut certainement l’un des artistes les plus influents de sa génération avec Touchet, Dubout, Chopy, etc…. Passionné de mise en scène, parisien à l'humour gouailleur, ce travailleur acharné doué à la fois d'un sens artistique indéniable et d'un coup de crayon remarquable s'est attaqué à différentes applications de son art : dessins dans divers journaux humoristiques, illustrations de livres (plus de 100) où il a particulièrement excellé, peintures, décoration, etc....


Sa carrière fut interrompue de 1914 à 1918 puisqu'il fut prisonnier de guerre en Allemagne. Il croqua alors les nombreux militaires de nationalités diverses qui y séjournaient et publia, à son retour, une œuvre couronnée par l’Académie Française : « Chez les Fritz ». Il fut bientôt reconnu comme un illustrateur de talent qu'Anatole France appelait " le plus spirituel de nos artistes contemporains !".


Il est l'auteur de nombreuses histoires en images et illustre aussi les grands classiques (Balzac, Molière, Rabelais, Rostand, La Fontaine, Voltaire, Courteline). Sa rencontre avec l'éditeur René Kieffer donnera des créations d'ouvrages magnifiquement colorisées "au pochoir" comme c'est le cas pour ces deux ouvrages que je vous présente.


Une très belle réalisation chez l'éditeur Mornay avec "La guerre des boutons" a joué pour sa renommée. Il a aussi réalisé des décors et costumes pour des revues et opérettes, s'est attaqué à des motifs pour assiettes, bars et restaurants ( le Bar de l’Exposition Coloniale), a fréquenté le monde de la publicité (principalement pharmaceutiques) et a collaboré à des illustrations pour la loterie nationale. Peut-être s'est-il trop dispersé ?


Membre des Humoristes qu'il présidera après la guerre en successeur de Poulbot, il expose à l'Araignée et au Salon d'automne en 1919. Il a aussi écrit des pièces pour le Théâtre de Guignol créé par Charles Genty, et participé aux dessins animés de Lortac. Joseph Hémard a publié son autobiographie en 1928. A sa mort, l’état et la ville de Paris se sont portés acquéreurs de plusieurs de ses œuvres. Il restera dans nos mémoires... Pierre


COLLECTIF. Code général des impôts directs et taxes assimilées. Illustrations de Joseph Hémard. Edition : Paris, Editions Littéraires, 1944, In-8. Reliure : Broché, couverture décorée d’un petit dessin de Hémard en couleur avec fac-simile de sa signature, date en queue. Nombreuses illustrations de Joseph Hémard, N/B et coloriées au pochoir par E. Charpentier. 47 € + port


RONSARD (Pierre de). Livret de folastries a Ianot Parisien. Plus, quelques Epigrammes grecs : & des Dithyrambes chantés au Bouc de E. Iodëlle poète tragique. Paris Lutetia, 1924, illustrations de Joseph Hémard. In-8, broché, couverture rempliée, 102 pp, 3 feuilles d'errata joliment illustrés, "Registre du Parlement", "Privilège". Belle réimpression anastatique de ce célèbre ouvrage de Ronsard, paru pour la première fois en 1553. Illustrations gaillardes et enjouées de Joseph Hémard, joliment aquarellées au pochoir, à chaque page. Exemplaire numéroté 590 sur 680. Recouvert d'un rhodoïd. Très bel état. Magnifique ! Vendu

mardi 6 juillet 2010

Quelques bonnes nouvelles...




Des difficultés de connexion, j'espère momentanées, m'empêchent depuis ce matin de répondre aux commentaires et de vous faire partager quelques bonnes nouvelles qui illuminent cette journée.

- Ma petite dernière vient d'avoir son Bac avec mention et a trouvé, depuis 8 jours, du travail pour l'été. "Merci Intermarché" !
- Mon troisième vient d'être reçu à son BTS et a déjà un CDI depuis trois mois. Merci "Jules" !
- Ma deuxième qui venait de finir son école de commerce a décroché un contrat de travail de deux ans au Mexique (contrôle de gestion). Merci "Valéo" !
- Mon premier se repose à la maison après une saison à Val D'Isère. Merci "Papa" !

Il reste le permis de conduire de la petite dernière, mercredi, et le tour sera joué.


Je ne prendrai pas de vacances, cet été. Si vous passer par hasard…