samedi 5 septembre 2015

Les Voyages dans plusieurs provinces de la Barbarie et du Levant par Thomas Shaw. Amazing second édition, 1759...


Thomas Shaw, né vers 1692 à Kendal et mort en 1751, est un ecclésiastique et voyageur britannique. Le récit de ses voyages au Levant et en Afrique du Nord a constitué l'ouvrage de référence sur l'Algérie et la Tunisie au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Il y séjourna de 1720 à 1732 en   qualité de chapelain des factoreries anglaises à Alger, fit en 1727 une courte excursion dans la Régence de Tunis et par la suite un voyage au Levant : Égypte, Syrie et  Arabie.


Les témoignages directs d'Européens sur la Régence d'Alger au XVIIIe siècle sont très rares ; c'est en cela que réside l'intérêt principal de son ouvrage. Shaw parcourt à pied plusieurs régions de la régence, à une époque qu'il n'indique pas précisément mais qu'il est possible de situer vers 1732. En effet, tantôt son œuvre situe l'occupation espagnole de la ville d'Oran dans le passé (situant son voyage avant 1732 car l'Espagne avait perdu le contrôle de cette ville entre 1708 et 1732), tantôt elle donne pour récente la reprise d'Oran (réalisée en 1732).


Érudit de talent, esprit scientifique, il rédigea un important ouvrage intitulé Travels or Observations relating to several parts of Barbary and Levant. Édité à Oxford en 1738, une traduction française fut publiée à La Haye en 1743 sous le titre de Voyages de Monseigneur Shaw M.D., dans plusieurs provinces de la Barbarie et du Levant... Je vous propose aujourd'hui la seconde version anglaise de 1759 avec ses remarquables cartes dépliantes et ses gravures sur beau papier.

 








L'ouvrage comporte diverses observations politiques, sociologiques mais surtout géographiques. Avec des moyens un peu rudimentaires, Shaw effectue des relevés géodésiques quotidiens dont il tire des cartes annexées à son ouvrage, cartes présentant quelques distorsions évidentes.


Dans ses divers voyages, Shaw est particulièrement soucieux des antiquités romaines et compare les lieux visités avec l'itinéraire antique dit d'Antonin ou, pour les villes arabes, avec celui d'Al Idrissi au XIIe siècle. Comme ecclésiastique, il est également très porté aux comparaisons bibliques, ayant la conviction que les mœurs qu'il observe sont très proches de celles du temps de Jésus-Christ (alimentation, vêtements, etc).


L'exemplaire que je présenté ici est un joli exemplaire bien complet de ses cartes dépliantes hors-texte et de ses nombreuses gravures (botanique, zoologie). Les deux tomes sont rassemblés dans le même volume. Il est édité dans la langue de Shakespeare. It's not a problem for me but is it a problem for you ? Pierre


SHAW (Thomas). Travels, or Observations relating to several parts of Barbary and the Levant. A. Millar and W. Sandby, London 1757.  Illustrated with Cuts. The Second Edition, with great improvements. By Thomas Shaw, D.D. F.R.S Regius professor of Greek, and Principal of St. Edmund Hall, in the University of Oxford. 2 volumes en 1 tome in 4 (26/22,5cm).  xviii, [2], 513, [1]pp, 36 engraved plates, including 15 maps and a Peutinger table, cuts by H. Gravilot. Reliure de l'époque plein veau, dos à nerfs, roulette sur les coupes. L'ouvrage a été restauré grossièrement mais proprement : mors fendu, coins émoussés, usures régulières mais bon  état général. Grande fraicheur intérieure. Une référence en Egyptologie ancienne. 860 € + port

vendredi 4 septembre 2015

Petit contrôle d'URSSAF, hier en début d’après-midi


Petit contrôle d'URSSAF, hier en début d’après-midi : Deux inspecteurs étaient comme des âmes en peine à la recherche d'une boutique ouverte à 14heures. C'est vrai que notre ville ne brille pas par la fréquentation de sa rue principale, que ce soit à 14 heures... ni après d'ailleurs ! Nous sommes, en effet, au centre d'un triangle de trois villes très dynamiques (Avignon-Arles-Nîmes) qui attirent les clients vers leurs centres commerciaux périphériques ; notre défi est de les garder chez nous, ces clients...

Ma petite-fille
Donc, j'ai eu mon petit contrôle URSSAF et j'ai pensé que je l'avais échappé belle : le matin même, j'avais une employée non déclarée pour m'aider à ranger mes livres dans la librairie...

Une pensée amicale pour Anne Goscinny. Mon père, ce héros...


Pensée amicale pour Anne Goscinny, aujourd'hui, qui ne m'en voudra pas, j'espère, de tenter un bénéfice éhonté sur le socle désintéressé notre amitié. Je soignais ses animaux par le passé et j'ai eu le privilège d'être invité à son mariage. C'était le 4septembre 1999, il y a tout juste seize ans, par une magnifique journée de fin d'été. J'avais croisé, à cette occasion, des personnalités sorties tout droit du petit et du grand écran : Pierre Tchernia, des réalisateurs de film, des acteurs et des journalistes renommés. Quelle journée pour un petit provincial comme moi !


Je ne suis pas un spécialiste de BD. Je vous livre donc  le résumé d'une biographie trouvée sur Internet (les Arènes) : C'est celle qui m'a paru la plus juste : " Il avait l’humour des enfants timides et l’inquiétude de ne plus faire rire, un jour. Petit-fils de rabbin, du sang russe et polonais coulait dans ses veines. Il avait passé son enfance à Buenos Aires : pour lui la France était un pays exotique. Il avait arrêté ses études après le bac, parce que son père était mort et qu’il fallait travailler. Il avait été chômeur, à vingt ans, à New York et il n’avait pas trouvé cela drôle. Là-bas, il avait rencontré Harvey Kurtzman, qui allait fonder Mad, le plus grand journal de BD américain. A l’époque il était dessinateur. Mais son héros, le détective Dick Dick, marchait toujours dans les mêmes rues et poursuivait les méchants à pied parce qu’il n’aimait pas dessiner les voitures.


Lorsqu’il est devenu scénariste, être dessinateur de BD n’était pas encore un métier. Quant au scénariste, c’était à peine s’il était payé. Il savait ce que voulait dire gagner sa vie avec sa plume. Il disait : "un scénario, une heure" et il en tombait cinq dans une après-midi. Il écrivait des histoires policières au kilomètre, des gags pour des publicités, des leçons de maintien dans un journal féminin… Jusqu’à quarante ans, il a vécu chez sa mère ; elle tricotait pendant qu’il frappait ses textes sur sa machine à ruban, sans une rature. Quand elle lisait le résultat, et qu’elle souriait, c’était gagné.


Dans ces années-là, les parents disaient que la BD empêchait de lire, que c’était un passe-temps de cancre. Alors bien sûr, elle avait le goût des fruits défendus. Parce que Sempé n’aimait pas la BD, il lui avait inventé un petit Nicolas à illustrer. Il a imposé le cheval le plus intelligent de l’Ouest et le chien le plus stupide des Etats-Unis. Il disait : un scénario, des uderzii ; il savait qu’un auteur n’était rien sans un dessinateur (et réciproquement).


L’un de leurs premiers héros, Oumpah-pah le Peau-Rouge, avait déjà la force, la générosité et la naïveté d’Obélix le Gaulois. Dans ses aventures canadiennes, il y avait déjà beaucoup d’éléments prémonitoires : un village, une tribu irréductible, l’amitié entre un maigre et un gros, des soldats qui prennent des baffes. Mais les lecteurs du journal Tintin n’avaient pas assez aimé les premiers épisodes et Oumpah-pah était passé à la trappe. Avec Uderzo, ils s’étaient juré qu’un jour, ils auraient leur journal. Lorsqu’il a pris en charge Pilote, il a publié Astérix à chaque numéro. Jusqu’au triomphe. Il aimait la comédie des voyages en paquebot et la douce torpeur des nuits en mer. Par contagion, il a peuplé les pages d’Astérix de navires de pirates, de galères et de drakkars vikings.


Un jour, il a connu le grand amour et il ne l’a plus quitté ; il l’a entraîné dans d’interminables croisières autour du monde, sur des paquebots de luxe. Les dessinateurs de Pilote l’avaient adopté comme un personnage à part entière. Il apparaissait tour à tour dans leurs cases en nabab, en directeur acariâtre, en petit homme dressé sur ses ergots et cela l’amusait. En même temps, la moindre attaque le blessait plus qu’il n’aurait fallu. Il aimait bien qu’on se moque de lui, mais il voulait que tout le monde l’aime. Même après mai 68, il restait cuirassé dans son costume trois pièces et retranché derrière son bureau rangé au cordeau. Il gagnait beaucoup d’argent et le dépensait bien, comme un ancien pauvre. Il rêvait d’un studio de cinéma : Il avait d'ailleurs écrit le Viager avec Pierre Tchernia ". Sa propre histoire a fini comme on tourne une page…


GOSCINNY et UDERZO. Les Aventures d'Astérix le Gaulois. 6 volumes in-4. Paris, édition Dargaud éditeur, 1990. Cartonnages, plats historiés, édition de luxe. Superbe collection ancienne des aventures d'Astérix et Obélix imprimé en France et distribué par Hachette. Regroupe 29 aventures + 7 mini-histoires. Très bon état intérieur. Malheureusement quelques traits de stylo bille sur tomes III et VI effectués par une "chère tête blonde" … Prix en conséquence. Offert à nos petits enfants

jeudi 3 septembre 2015

Le philosophe payen ou pensées de Pline par Formey. De l’intérêt de lire ses classiques...


Les débuts du Christianisme nous sont connus, entre autres, grâce aux lettres de Pline (Le jeune) que je propose aujourd'hui à la vente. Je dois reconnaitre que cette évocation est assez émouvante, d'un point de vue historique comme religieux. Elles font partie d'un recueil de lettres du "Philosophe païen" commentées par le Pasteur Formey. L'exemplaire présenté est l'édition originale de 1759 en trois tomes. Je n'ai trouvé qu'un seul ouvrage identique sur la toile, mais à un tarif prohibitif…Surprenant !


Lettre de Pline le Jeune à Trajan : 1. Maître, c'est une règle pour moi de te soumettre tous les points sur lesquels j'ai des doutes : qui pourrait mieux me diriger quand j'hésite ou m'instruire quand j'ignore ? Je n'ai jamais participé à des informations contre les chrétiens ; je ne sais donc à quels faits et dans quelle mesure s'appliquent d'ordinaire la peine ou les poursuites. 2. Je me demande non sans perplexité s'il y a des différences a observer selon les âges ou si la tendre enfance est sur le même pied que l'adulte, si l'on pardonne au repentir ou si qui a été tout à fait chrétien ne gagne rien à se dédire, si l'on punit le seul nom de chrétien en l'absence de crimes ou les crimes qu'implique le nom. En attendant voici la règle que j'ai suivie envers ceux qui m'étaient déférés comme chrétiens. 


3. Je leur ai demandé à eux-mêmes s'ils étaient chrétiens. A ceux qui avouaient, je l'ai demandé une seconde et une troisième fois, en les menaçant du supplice ; ceux qui persévéraient, je les ai fait exécuter quoi que signifiât leur aveu, j'étais sûr qu'il fallait punir du moins cet entêtement et cette obstination inflexibles. 4. D'autres, possédés de la même folie, je les ai en tant que citoyens romains notés pour être envoyés à Rome. Bientôt, comme il arrive en pareil cas, l'accusation s'étendant avec le progrès de l'enquête, plusieurs cas différents se sont présentés.


5. On a affiché un libelle sans signature contenant un grand nombre de noms. Ceux qui niaient être chrétiens ou l'avoir été, s'ils invoquaient les dieux selon la formule que je leur dictais et sacrifiaient par l'encens et le vin devant ton image que j'avais fait apporter à cette intention avec les statues des divinités, si en outre ils blasphémaient le Christ – toutes choses qu'il est, dit-on, impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens – j'ai pensé qu'il fallait les relâcher. 6. D'autres, dont le nom avait été donné par un dénonciateur, dirent qu'ils étaient chrétiens, puis prétendirent qu'ils ne l'étaient pas, qu'ils l'avaient été à la vérité, mais avaient cessé de l'être, les uns depuis trois ans, d'autres depuis plus d'années encore, quelques-uns même depuis vingt ans. Tous ceux-là aussi ont adoré ton image ainsi que les statues des dieux et ont blasphémé le Christ.


7. D'ailleurs ils affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à jour fixe avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, de s'engager par serment non à perpétrer quelque crime mais à ne commettre ni vol, ni brigandage, ni adultère, à ne pas manquer à la parole donnée, à ne pas nier un dépôt réclamé en justice ; ces rites accomplis, ils avaient coutume de se séparer et de se réunir encore pour prendre leur nourriture, qui, quoi qu'on dise, est ordinaire et innocente ; cette même pratique, ils y avaient renoncé après mon édit par lequel j'avais, selon les instructions, interdit les hétairies. 8. J'ai cru d'autant plus nécessaire de soutirer la vérité à deux esclaves que l'on disait diaconesses, quitte à les soumettre à la torture. Je n'ai trouvé qu'une superstition déraisonnable et sans mesure.


9. Aussi ai-je suspendu l'information pour recourir à ton avis. L'affaire m'a paru mériter que je prenne ton avis, surtout à cause du nombre des accusés. Il y a une foule de personnes de tout âge, de toute condition, des deux sexes aussi, qui sont ou seront mises en péril. Ce n'est pas seulement à travers les villes, mais aussi à travers les villages et les campagnes que s'est répandue la contagion de cette superstition ; je crois pourtant qu'il est possible de l'enrayer et de la guérir (sic). 

La mort du tonton...
10. Il n'est certes pas douteux que les temples qui étaient désormais presque abandonnés commencent à être fréquentés, que les cérémonies rituelles longtemps interrompues sont reprises, que partout on vend la chair des victimes, qui jusqu'à présent ne trouvait plus que de très rares acheteurs. D'où il est aisé de penser quelle foule d'hommes pourrait être guérie si l'on accueillait le repentir…


Réponse de Trajan : 1. Mon cher Pline, tu as suivi la conduite que tu devais dans l'examen des causes de ceux qui t'avaient été dénoncés comme chrétiens. Car on ne peut instituer une règle générale qui ait pour ainsi dire une forme fixe. Il n'y a pas à les poursuivre d'office. S'ils sont dénoncés et convaincus, il faut les condamner, mais avec la restriction suivante : celui qui aura nié être chrétien et en aura par les faits eux-mêmes donné la preuve manifeste, je veux dire en sacrifiant à nos dieux, même s'il a été suspect en ce qui concerne le passé, obtiendra le pardon comme prix de son repentir. 2. Quant aux dénonciations anonymes, elles ne doivent jouer aucun rôle dans quelque accusation que ce soit ; c'est un procédé d'un détestable exemple et qui n'est plus de notre temps.


FORMEY (Jean-Louis-Samuel). Le philosophe payen ou pensées de Pline. Avec un commentaire littéraire et moral.  Leide (Leyde), de l'imprimerie d'Elie Luzac, 1759.  3 volumes in-12 (17/11cm). Reliure plein veau jaspé, dos à nerfs, caissons fleuronnés, pièce de titre maroquinée, lettres dorées, filet sur les coupes, gardes colorées, tranches rouges. Tome 1 : [2ff titre/ fontispice], LII pp, 302 pp – Tome 2 : [2ff titre/ Fontispice], 432 pp – Tome 3 : [2ff titre/ Fontispice], 447 p.). Bel ex libris [Comte Boucher de la Rupelle]. Une trace de mouillure très claire en marge des 4 premiers feuillets du tome 1. Pas de défaut majeur. 410 € + port

mercredi 2 septembre 2015

Œuvres complètes de Ch. Baudelaire - Les Fleurs du Mal : version maroquinée de chez Alphonse Lemerre.


Voici à la vente, aujourd'hui, un ouvrage qui a fait couler beaucoup de sueur et d'encre chez quelques bibliophiles. Trouver un "Poulet-Malassis", en bel état, sur les rayonnages d'un bouquiniste non initié était devenu leur quête du Graal… Internet a tué leur rêve. A défaut, je vous propose une très belle édition pleine fleur (...du mal) de chez Lemerre dans son écrin maroquiné…


Avec Les Fleurs du Mal, Baudelaire annonce quelques-uns des traits les plus marquants de la poésie moderne. Ses vers y respectent sans doute les règles les plus strictes et les plus classiques du genre, mais l'audace des figures de style et un goût certain pour la provocation mène à Rimbaud puis, avec lui quelques autres artistes comme Lautréamont et Mallarmé…


Rappelons-le, Les Fleurs du Mal constitue l'unique recueil de vers composé par Baudelaire. Dès 1845, le poète annonçait la publication d'un livre qui devait s'appeler Les Lesbiennes. En 1848, Baudelaire se mit à préférer un autre titre pour son œuvre, Les Limbes. À l'époque, il imaginait que ses poèmes devaient évoquer les sept péchés capitaux, péchés au-dessus desquels trônerait le mal suprême : l'Ennui (l'oisiveté est mère de tous les vices) ! Ce n'est qu'en 1857 que Baudelaire publia son recueil sous son titre définitif, Les Fleurs du Mal. Une seconde édition suivit en 1861 expurgée de six poèmes…


Les Fleurs du Mal est un titre particulièrement heureux. Il renvoie à la beauté en germe dans la perversité, mais aussi à celle que recèle la souffrance physique ou morale dont on peut être la victime. Cette beauté, des poètes romantiques comme Byron s'étaient déjà chargés de la révéler ; en ce sens, Baudelaire s'inscrit dans une tradition qui avait fait de Satan le plus splendide des anges (sic). Mais le titre rappelle aussi que la fleur d'un objet en désigne l'essence; et, de fait, Baudelaire a décrit, dans son recueil, à la fois la cause première du mal, c'est-à-dire l'Ennui, et ses effets les plus pervers.


Mais on aurait tort de ramener le livre de Baudelaire à l'unique thème du mal. La palette de l'artiste est évidemment plus variée que cela : " l'exaltation la plus vive, l'évocation de la pureté spirituelle, l'éblouissement devant la beauté et même le caractère anodin de certains poèmes comme La Pipe font des Fleurs du mal l'une des créations les plus variées de l'histoire de la poésie " : c'est, en tout cas, la formulation proposée par les spécialistes de l'auteur dans tous leurs commentaires ! Pierre


BAUDELAIRE, Charles. Œuvres complètes de Ch. Baudelaire - Les Fleurs du Mal. Préface : La vie et l'œuvre de Baudelaire par Camille Vergniol (1917). Un volume in-16. Paris, Libraire Alphonse Lemerre, sd (1931). Plein maroquin havane éditeur, dos à nerfs, titre en lettres dorées, double filet sur les coupes et les coiffes, roulette en encadrement du contre plat, gardes colorées, toutes tranches dorées. Portrait de l'auteur en frontispice, 402 pages. Mors très légèrement fendillés. Bel état. 95 € + port

mardi 1 septembre 2015

Éloge du pou numéroté par Heinsius et Gourbeyre…


Le pou existe depuis plusieurs millions d’années mais sa création remonte après l'invention du cheveu. C’est un insecte grisâtre, brun clair, noir sans aile dont la taille varie de 2 à 3,5mm. Il a six pattes munies de pinces qui lui permettent de s'accrocher efficacement au cheveu et de se déplacer. Il se nourrit de sang 3 à 4 fois par jour et il a besoin d’une température optimale de 30° pour assurer son développement. Les laboratoires qui commercialisent des insecticides (plus ou moins efficaces) contre ce parasite ne l'ébruitent pas mais un des meilleurs traitements pour lui régler son compte est donc, simplement, d'enfermer votre enfant dans le compartiment congélateur de votre frigo pendant quelques temps…


Il y a le pou à la tête et celui qu'on attrape à l'armée ; il y a le papa papou à pou et le papa pas papou à pou… Voici une petite plaquette qui vous en dira plus ! Il s'agit d'une petite édition numérotée à 150 exemplaires. Les bibliophiles apprécieront… Pierre

Les nobles seulement vivent dans les cheveux ;
La populace loge en plus modestes lieux…


HEINSIUS Daniel. Éloge du Pou. Adaptation française de Gourbeyre. Editions de la cigale, Uzes. 1931. Exemplaire sur impondérable Saurel-Moussel (?) N° 75 sur 150. Grand in 8 à couverture cartonnée et illustrée, 22pp. 15€ + port