jeudi 9 février 2012

Les historiettes non illustrées de Tallemant des Réaux...

Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692) a fait couler beaucoup d'encre et de fiel chez les bien pensants. L'œuvre de cet écrivain protestant, partagée entre l'observation satirique et l'anecdote, a, en effet, souffert d'une réputation de légèreté et n'a été connue qu'au milieu du XIXe siècle. Il est né à la Rochelle dans une famille de banquiers protestants. Il vient à Paris très jeune et se lie avec Valentin Conrart protestant lui aussi , grand lettré , secrétaire de Louis XIII et qui regroupe autour de lui des hommes de lettres qui formeront le premier noyau de l'Académie Française. Sa vie personnelle a été marquée par les déchirements des années précédant la Révocation de l'édit de Nantes. Le 18 octobre 1685, à Fontainebleau, le roi Louis XIV révoque l'Édit de tolérance signé à Nantes par son grand-père Henri IV en 1598. Par ce nouvel édit, le Roi-Soleil signifie qu'il n'y a plus de religion autorisée en France en-dehors de la religion catholique… C'est un coup dur pour la minorité protestante, encore assez nombreuse malgré les brimades et les persécutions antérieures.


Mais Tallemant fait aussi partie du milieu mondain et brillant de l'hôtel de Rambouillet situé près du Louvre, où la marquise de Rambouillet, née Catherine de Vivonne, réunit dans son salon les grands esprits de son temps : Malherbe, Racan, Corneille, Rotrou, Conrart. C'est là qu'il glane la matière de ses Historiettes comme il les baptisera lui-même. Dans cet ouvrage qu'il remaniera jusqu'en 1659, Tallemant mêle des anecdotes souvent crues à des observations très pertinentes mais féroces sur les mœurs parisiennes du règne de Louis XIII et du début du règne de Louis XIV. Leur publication semi-clandestine et la légèreté de certaines éditions illustrées n'a pas servi les Historiettes. Elles sont plus reconnues comme source d'information sur un milieu que comme une œuvre littéraire, jugée par ailleurs inclassable. Mais leur publication en 1834, par l'éditeur Monmerqué leur a rendu justice et on a parlé à leur propos de Madame de Sévigné pour « la qualité de la narration » et de Saint-Simon pour « l'ampleur du témoignage sur son temps ».


La fin de sa vie fut très assombrie par des déchirements familiaux. Sa femme abjure le protestantisme en 1660. Sa fille par contre voulant rester fidèle à sa foi réformée est expulsée ; lui- même se convertira en 1684. Lire Tallemant des Réaux, c’est s’offrir du plaisir. Les Historiettes présentent avec une méchanceté délicieuse l’envers du décor du grand siècle. Nul n’y est épargné. Tallemant ne se contente pas de caricaturer, son propos a toujours un fonds de vérité et d’exactitude. Ses Historiettes constituent un remède salutaire contre l'idéalisation du règne de Louis XIV.


C'est l'édition en deux volumes de la Pleiade que je vous propose aujourd'hui. Les nombreuses notes et références qui complètent le texte permettent de reclasser les personnages dans leur contexte sans avoir à entasser les livres d'histoire sur la table de nuit… Pierre


TALLEMANT des REAUX. Historiettes. Texte intégral établi et annoté par Antoine Adam. Paris, NRF, Bibliothèque de la Pléiade, 1960 et 1961. 2volumes in-12. Reliure éditeur sous rhodoïd. Tome 1 : 1374 pages, Tome 2 : 1725 pages. Parfait état. Vendu

mercredi 8 février 2012

Henry de Montherlant. Pitié pour les femmes et pitié pour les hommes qui apprécient le livre...

Je vous ai présenté, hier, un livre auquel je tenais : La condition humaine ; un chouchou vous ai-je dit. En voici un deuxième. Pourquoi ce livre de Henry de Montherlant a-t-il marqué ma mémoire de lecteur ? Je ne saurais le dire. J'imagine néanmoins que je l'ai dévoré au moment d'une déception amoureuse car la méchanceté de certains propos m'est restée en tête avec un goût qui n'a rien de désagréable… « Quand j’aurai les 2 pieds dans la tombe, alors enfin je dirai ce que je pense des femmes. Puis je refermerai le couvercle sur moi», a dit Tolstoi. Montherlant s’y est pris autrement, il l’a fait dire par Pierre Costals, son personnage dans la série des 4 tomes des Jeunes filles.


Dans un entretien avec Jean Fayard, il disait : Si j'avais voulu faire un livre contre le mariage, je n'aurai pas mis les attaques contre le mariage dans la bouche d'un personnage aussi peu sympathique qu'est Costals… (Pierre Costa, dans les précédents volumes) Et pourtant ! C’est parfois dur, voire carrément misogyne, mais toujours fin. Et comme il disait lui-même : « Je pardonne tout à quelqu’un, pourvu qu’il ait un peu de finesse ».


" J’ai passé quarante ans à faire des choses qui me coûtaient, et à les faire sans y être forcé. Jeune homme, j’ai pâli sur des codes, avec une très mauvaise mémoire, alors que tout le monde, ma famille et moi, savait que je ne serais avocat que pour la frime, un ou deux ans. Je me suis marié sans amour, sans vue intéressée, et sans goût pour le mariage. J’ai eu des enfants parce que ma femme en voulait: je puis bien vous le dire, Solange [sa fille] n’a pas été la bienvenue. J’ai eu un appartement à Paris, alors que j’aimais la nature et la solitude, mais il “le fallait”. J’ai continué d’aller aux eaux, longtemps après avoir vérifié, année sur année, qu’elles n’avaient sur moi aucun effet. J’ai fait tout cela sans raison, simplement parce qu’on faisait ainsi autour de moi, ou parce qu’on me disait que je devais le faire. Et maintenant je vais mourir, sans savoir pourquoi j’ai mené une vie qui me déplaisait, alors que, à un moment donné, rien ne m’empêchait de m’organiser une vie qui me plût. Est ce que cela n’est pas singulier ? Pas du tout. L’homme se laisse embrigader: c’est la règle. L’homme vit au hasard : c’est la règle..."


Pitié pour les femmes constitue le deuxième volume de la série et c’est celui que je vous conseille fortement. Quelle plume ! Pierre


MONTHERLANT (Henry de). Le Démon du bien. Paris, Bernard Grasset, collection "Pour mon plaisir" IV, 1937.Format in-12. Broché à couverture rempliée rose, 281 pp. Édition originale. Exemplaire numéroté sur alfa N° 588. État parfait. 35 € + port

mardi 7 février 2012

André Malraux : La condition humaine : Edition originale numérotée

Après la publication des Conquérants en 1928, de La Voie royale en 1930, Malraux fait paraître La Condition humaine en 1933. Le roman connaît un grand succès et André Malraux se voit décerner le prix Goncourt. Ce roman évoque la Chine de Tchang Kaï-chek (1887-1975) et ses conflits politiques. On pourrait d'ailleurs appeler cet ouvrage : "La condition de l'homme" [ce qui impose à l’homme la conscience de sa condition] plus en rapport avec le thème du récit et éviterait que certains étudiants ne confondent cet ouvrage avec " La comédie humaine", d'un autre…


Je dois vous dire que cet ouvrage a marqué ma mémoire quand je l'ai lu et que l'exemplaire que je possède fait partie de mes "chouchous". Mais je suis libraire, maintenant, et plus rien ne m'appartient… Il fera le bonheur d'un nouveau bibliophile comme il a fait le mien.


Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? L’angoisse lui tordait l’estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n’était capable en cet instant que d’y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu’une ombre, et d’où sortait seulement ce pied à demi incliné par le sommeil, vivant quand même — de la chair d’homme… Ahhhhh, cette introduction où il ne se passe rien et où, pourtant, on n'est déjà dans l'intrigue !


La Condition humaine a révélé à l’Occident le sens des convulsions apparemment désordonnées qui agitaient l’ancien Empire Chinois. La Condition humaine est le plus célèbre des romans de Malraux. Sans doute le plus beau, avec des personnages vivants et symboliques à la fois et une alternance d’action et de pensée. Malraux a dit: « Il n’est pas difficile de voir où est le mythe de La Condition humaine: c’est la vulnérabilité de la grandeur, la dégradation des grandes formes de l’espoir, toujours renaissant, des hommes par leur incarnation. »


L'édition que je vous propose est l'édition originale tirée avec des caractères neufs sur papier Navarre parfois filigrané, N° 1668. La couverture grise de l'édition originale a été conservée par le relieur qui a recouvert l'exemplaire d'une reliure en demi chagrin rouille particulièrement bien réussie.


MALRAUX André. La condition humaine, Paris, N.R.F. Librairie Gallimard, 1933. Format petit in 8. Reliure demi-chagrin rouille, dos à 5 nerfs, titre en lettres dorées et fine roulette en pointillé sur les nerfs, Page de garde en papier coloré, tranche supérieure dorée, couverture et dos conservés. Édition originale. Exemplaire numéroté 1668, caractères neufs sur Alfa Navarre. Belle reliure, bel état. 130 € + port

lundi 6 février 2012

Causerie du lundi de Philippe Gandillet : La typographie dans tous ses états...

Je reçois, ce matin, le courrier d’un bibliophile qui me fait l’honneur de me compter parmi ses amis. La lettre, à la plume, écrite à l'anglaise et en encre bleue, était glissée dans un livre destiné à Pierre, notre libraire, qui désire le proposer à ses clients. Vous excuserez l’obsolescence du style mais ce garçon n’est vraiment pas en phase avec son siècle. Il passe son temps libre, d’ailleurs, à reproduire à l’identique des ouvrages anciens. Son Montaigne nous avait été présenté en mars 2011. Voici qu’il récidive avec un intéressant traité de typographie. Je vous laisse découvrir sa prose d’un autre âge…

Cher Maitre,

Je l’avais promis, le voici. Le Traité de la typographie d’Henri Fournier (a priori sans rapport autre qu’homonymique avec le fameux fondeur du XVIIIe Fournier le Jeune) est d’abord intéressant en ce qu’il date d’une période (1825) où l’imprimerie, dont les techniques n’avaient pratiquement pas évolué depuis Gutemberg, ne va pas tarder à basculer vers la mécanisation. Les premières presses en fonte, et notamment la célèbre Stanhope qui est abordée en détail dans le livre, viennent prendre la relève des presses en bois, apportant plus de précision et de confort dans le travail. Et la vapeur, dont l’auteur ne reconnaît encore l’usage que pour « augmenter la force des presses à satiner », ne va pas tarder à venir en renfort des bras du pressier.

Le style aussi est savoureux, à mi-chemin de l’ingénieur et de la comtesse de Ségur, dans cette langue qui est moins éloignée de la mienne que celle des siècles précédents mais qui garde une saveur bien à elle, que l’on goûte encore mieux avec l’orthographe de l’époque.

Et puis, si après un survol historique des débuts de l’imprimerie il explique fort en détail les étapes de la fabrication d’un livre au XIXe siècle, en analysant au fur et à mesure les diverses opérations et en donnant un glossaire de tous les termes techniques, il ne se perd pourtant pas dans des subtilités où seuls des professionnels pourraient s’aventurer. Écrit pour « définir les mots et expliquer les faits, afin de [se] mettre à la portée de quiconque a intérêt d’acquérir les connaissances relatives à la fabrication des livres », il continue aujourd’hui à remplir parfaitement son office, notamment auprès des bibliophiles qui souhaiteraient en savoir plus sur la venue au monde de leurs chers trésors.

Tout en gardant le principe de base du Visorion, une recomposition rigoureusement à l’identique, j’ai profité de cette réédition pour faire passer le format de l’in-24 original, parfois difficile à lire ; l’acuité visuelle des bibliophiles est inversement proportionnelle à leur âge ; à un plus confortable in-8°. Le caractère utilisé, le Bréviaire, a été créé par Loïc Sander. C’est une didone un peu plus lourde que celles que l’on peut trouver aujourd’hui chez les différents fondeurs, et qui restitue parfaitement l’esprit des impressions du XIXe. D’autre part, le Traité inaugure les nouveaux habits que j’ai choisis pour le Visorion : Bradel dos cuir et plats en papier à la colle de Brigitte Chardome. Ma hantise ayant toujours été qu’on m’accuse de vouloir faire du faux vieux, je suis ravi de l’équilibre qui se dégage ainsi entre contemporanéité et techniques traditionnelles.

J’ai pris beaucoup de plaisir à recréer ce bouquin. Je souhaite, cher maitre, que vous en preniez autant à le lire. Pascal M***


Nul doute que Pascal obtienne les éloges de ses amis bibliophiles. Ma caution ne lui sera d’aucune aide. Il pourra néanmoins compter sur ma légitime admiration. Votre dévoué. Philippe Gandillet

samedi 4 février 2012

Les albums Mariani. Bibliothèque de travail, exemplaires à collectionner et ouvrages à admirer...

Vous rechercher une notice bibliographique rafraîchissante sur les personnages dont j'évoque le nom ci-dessous : Ne surfez plus sur internet à la recherche de renseignements disparates et contradictoires ! Ce onzième volume de l'album d'Angelo Mariani est votre sésame : Gaston Bonnier (botanique) – Adolphe Brisson (critique dramatique, écrivain) – Calmette (medecin) – Lucien Descaves – Leon Frapié – Pierre Lafitte – Charles Lentheric – Maurice Maindron – Jean Moréas – Jean renouard – Marquis de Ségur – Fernand Vanderem


Angelo Mariani (1838 / 1914) est un chimiste français, qui en 1863, alors préparateur de pharmacie, fut l'inventeur d'une boisson tonique, réalisée à partir de vin de Bordeaux et d'extrait de feuilles de coca, " Le vin Mariani " que l'on peut considérer être le précurseur du Coca-Cola.


Commercialisée à l'époque sous le nom de " Vin Tonique Mariani " , à la Coca du Pérou, la boisson eut un énorme succès qui lui valu la célébrité dans toute l'Europe. Le Pape Léon XIII, en signe de son approbation officielle, lui décernera une "médaille spéciale" mais on ne sait s'il fut utilisé pour le vin de messe.


Il parait qu'on pouvait lire à l'époque dans le catéchisme donné aux enfants suite à l'intervention de Mariani : " Selon un évangile apocryphe, Jésus changea l'eau en un assemblage de Grenache Noir et de Syrah, aux tanins fondus, au nez dominé par la griotte, la réglisse et l’humus, de robe pourpre, souple et corsé à la fois, un vin puissant aux nuances de mûre, poivre et de cannelle avec une longue persistance en bouche sublimée par la coca du Pérou ".


Je cherche encore un de ces exemplaires ;-)) Pierre


MARIANI. Figures contemporaines. Onzième volume. Paris. Librairie Henri Floury 1908. In-4. Reliure d'éditeur pleine percaline bordeaux, tranche de tête dorée. Titre en lettres dorées sur le premier plat et au dos. Couverture conservée. Préface de Joseph Uzanne. 76 biographies avec un portrait gravé et souvent une reproduction d'un autographe de personnages de l'époque célèbres, avec une belle vignette et une lettrine, souvent de style Arts Nouveaux dont certaines de Brumelleschi. Notices et biographies rédigées par Joseph Uzanne. Gravures sur bois de Henri Brauer, Charles Clément, D. Quesnel, Ch. Maylander. Parmi les personnages de ce volume : Reine Elisabeth de Roumanie, Roi Sisovath du Cambodge, Gaston Bonnier, Gaston Calmette, Adolphe Carnot, Lucien Descaves, Pierre Lafitte, Mme Henri de Régnier (Gérard d'Houville), marquis de Ségur, et autres. Pages publicitaires sur le vin Mariani en fin de volume. 1760 gr. Augmenté d'une table générale, par ordre alphabétique, des personnalités parues dans les onze volumes. Parfait état intérieur et extérieur. Une petite vignette ronde en bas du dos avec une cote. Ouvrage imprimé sur les presses de la typographie Firmin-Didot. 105 € + port

vendredi 3 février 2012

Histoire des saints et de la sainteté chrétienne en 11 volumes in folio chez Hachette (1988). Une référence.

Les saints catalogués par l'église sont-ils nombreux ? Non, à peine dix mille ;-)) Ce n'est rien par rapport à la population catholique qui a peuplé notre terre depuis Jésus-Christ. J'ai calculé que vous aviez moins de chance de gagner au loto que de devenir Saints ou Bienheureux, c'est tout dire ! En contrepartie le titre de Saint se mérite tandis que gagner le gros lot du loto est un cadeau de Dieu, lui-même…


La procédure de canonisation est cependant lourde : En 1939, le procès apostolique est supprimé pour les causes historiques (concernant des personnes mortes depuis très longtemps), simplification étendue en 1969 aux causes récentes. La même année, la Sacrée Congrégation des Rites est dissoute, et la Sacrée Congrégation pour les causes des saints est créée pour les procès en canonisation. La procédure a encore été modifiée et simplifiée par Jean-Paul II en 1983, en diminuant l’importance des miracles et en accroissant l’attention portée à la sainteté de la vie menée, et en laissant la décision finale au pape.


Le procès en canonisation commence par la déclaration reconnaissant « vénérable » la personne défunte. Celle-ci est alors reconnue digne de recevoir une vénération locale. Elle peut ensuite être béatifiée. Elle atteint alors le rang des « bienheureux » et peut faire l'objet d'un culte plus généralisé. Enfin, le « saint » fait, lui, l'objet d'un culte universel.


Au total, la procédure est longue. Elle peut prendre plusieurs dizaines d'années. Par ailleurs, certains saints, bien connus, ont attendu parfois plusieurs siècles leur consécration. C'est le cas de Jeanne d'Arc, morte en 1431 et canonisée en 1920.


Cet ensemble de livres est donc une grande et belle entreprise qui nous donnera peut-être le goût de connaître celles et ceux qui sont les icônes de l’Évangile tout en étant les représentants de notre calendrier républicain et les garants de notre identité au travers de notre, ou nos, prénoms (je parle des prénoms classiques et non des prénoms issus de notre imagination débordante ou des approximations orthographiques des parents devant le préposé de la mairie).


Ces hommes et ces femmes nous arrachent à la médiocrité de nos existences sur terre. Regardons néanmoins autour de nous : Les saints pullulent autour de nous dans notre procession terrestre et nous ne savons pas les reconnaître ! Tiens, d'ailleurs, vous, si cela se peut … Pierre


CHIOVARO Francesco - DELUMEAU Jean - MANDOUZE André - PLOGERON Bernard - RICHÉ Pierre - SAVART Claude - VAUCHEZ André (sous la direction scientifique de). Histoire des Saints et de la Sainteté chrétienne. Collection complète des 11 volumes. Hachette, Paris 1988. Onze volumes in-4 (23 x 29,5 cm), reliure simili cuir de l'éditeur décorée d'un large motif doré. Très riche iconographie en noir et en couleurs. Collection complète à l'état neuf avec facture d'origine (5000f). 150 € + port éventuel

jeudi 2 février 2012

Catalogue d'ouvrages de Louis Jou, artiste du livre...

Voici un florilège d'ouvrages imprimés, illustrés ou édités avec la collaboration de Louis Jou. Pour chacun d'entre eux, j'ai fait un seul cliché. La notice décrit le reste mais je suis à votre disposition pour vous envoyer d'autres clichés sur demande à 13gandillet@gmail.com. Je compléterai cette liste au fur et à mesure de mes achats…

JOUVE (Marceau). Parpello d'Agasso. Poèmes provençaux suivis de trois contes. Montpellier, Paul Déhan, Imprimeur, 1955. Traduction française par Henriette Dibon. Préface par B.-A. Taladoire.Un volume In-8 broché, couverture ornée à l'encre rouge. Edition originale. Texte en provençal et en français. La page de titre n'indique que deux contes, contrairement à la couverture, mais les poèmes sont bien suivis de trois pièces en prose. Illustrations et ornementation par Louis Jou. Tiré à 610 exemplaires. 70 € + port

FRANCE (Anatole). La Rôtisserie de la Reine Pédauque. Mornay, Paris 1920 - Illustrations de Louis JOU. Paris, Mornay, Collection "Les Beaux Livres", imprimerie Jacoub et Aulard, 1920, format in-8, broché, couverture ocre rempliée, illustrée en noir et rouge, dos titré, 314 pages. Ce livre, le cinquième de la Collection des Beaux Livres des Editions Mornay, a été tiré à 1000 exemplaires, le notre n° 874 sur papier de Rives. Les gravures sur bois de Louis JOU, en bandeaux, cul-de-lampe et lettrines rubriquées, illustrent dans un esprit médiéval ce roman d'Anatole France, qui retracent les aventures de Maître Jacques Ménétrier, fils de rôtisseur, avec de doctes abbés, et autres alchimistes. État parfait avec son papier cristal d'origine. 120 € + port

VAN BEVER (Ad). Oeuvres galantes des conteurs italiens de la Renaissance. Traduites en langage francois par Ad. Van Bever, avec la collaboration de Ed. Sansot-Orland. Edition décorée de quarante compositions originales dessinées et gravées par Louis JOU. Paris, G. Cres, 1921. In-8 broche, couverture rempliée. VI-200 pages, nombreuses illustrations gravées sur bois dans le texte et a pleine page. Exemplaire numeroté sur vélin de Rives. (N°312) 10 contes : Giovanni Fiorentino, Le marchand de Venise (et) La Nicolosa. - Masuccio, Le pape dans Rome. - Bandello, Le maître cocufie et le naïf serviteur. - A.-Francesco Grazzini, Le mort vivant. - Giraldo Cinthio, Le more de Venise. - A.-Francesco Doni, Le magnificat. - Pietro Fortini, Le moine mendiant. - Sabadino, La bonne nouvelle. - G. Morlini. Exemplaire en bon état mais avec dos fendu. 50 € + port

SUARÈS / JOU. André Suarès et Louis Jou. S.l.n.d. [Paris, Les Cahiers d'Estienne, 1970. N° 36]. Un volume In-4. Broché à couverture rempliée, toile écrue. Illustrations et ornementations reprises de divers ouvrages de Louis Jou. Ouvrage tiré à 400 exemplaires par les élèves de l’École Estienne. 120 € + port



MAURON (Marie). Le Sel des pierres. Paris, Robert Laffont, 1947. 1 volume In-8° raisin (16 x 25,3cm). En feuilles sous couverture rempliée au 1er plat illustré, en portfolio et étui bordé rouge. 227 pages. Édition originale illustrée de bois gravés originaux de Louis Jou. 1er plat couleurs, frontispice en camaïeu, 23 bandeaux, 23 lettrines, 23 culs-de-lampe, 1 colophon, ornements. 1 des 946 exemplaires sur vélin pur fil des papeteries Johannot, le notre HC n° XVI. Bel état. Envoi autographe de l'auteur. 145 € + port

LA FONTAINE (Jean de). JOU (Louis). Les amours de Psyché et de Cupidon. Paris, Les Livres de Louis Jou, achevé d'imprimé le lundi 27 octobre 1930. Un volume in-4. Reliure parchemin à grands coins encadrant un joli papier façon métallisé, signée LL et RM en queue de l'étui et L. Lévêque en page de garde. Dos lisse avec pièce de titre dorée. Contreplat recouvert comme la page de garde d'un papier façon métallisé vieil or . Seule tranche supérieure rognée, livré avec étui bordé de parchemin. Couverture illustrée polychrome. Titre sur fond de riche composition dorée dans un double encadrement vermillon, numéro de l'exemplaire (147) sur fond décoratif vermillon, faux-titre décoré noir et vermillon, A Madame la Duchesse de Bouillon en caractères calligraphiés imprimé en noir sur fond de grand blason à ses armes vert amande or et argent entouré d'un grand décor de rinceaux vert, grand colophon décoratif gravé, imprimé en noir, vermillon, marron, noisette et or. Justification du tirage, marque de Louis Jou. [2ff bl], [7ff], xvii, 187, [7ff], [2ff bl]. Couverture et dos conservés. Exemplaire 147 des 160 sur vergé Montval écru à la forme. Très bel exemplaire dans une reliure signée. 1950 € + port


BERGSON (Henri). Le Rire. Paris, Les Bibliophiles Du Palais, 1947. Un volume grand In 4. Couverture rempliée illustrée, en feuilles sous chemise et étui d'éditeur, ornements dessinés et gravés sur bois par Louis Jou. Tirage limité à 200 exemplaires numérotés, celui-ci N° 129 imprimé pour M. Paul Wendling. Parfait état. 270 € + port


CHATEAUBRIAND François René. [JOU (Louis)]. Atala. René et le dernier Abencérage. Bois originaux de Louis JOU. Paris. Editions de la Maison Française. 1948. In-4 (233 x 286mm) en feuilles sous chemise et étui, couverture décorée par l'artiste. Frontispice, page de titre et 18 illustrations hors texte en camaïeu, nombreux ornements en noir par Louis Jou, 258, (1) pages. Tirage à 800 exemplaires, tous sur pur chiffon Corvol l'Orgueilleux. Un des 300 réservés à l'étranger n° CXXX. Taches au dos de l'emboîtage sinon bel exemplaire, exempt de rousseurs. 210 €

BARONCELLI (Folco de). Sonnets suivis d'un quatrain sur l'éclosion d'une rose. Bois inédits de Louis Jou. Avignon, La chèvre d'or, sd. Sonnets avec un prologue de Pierre Millet et un salut de Charles Mauron. Un volume grand in-4. Broché à couverture illustrée cartonnée. [13ff]. Tiré à 100 exemplaires, le notre n° 72. 32 € + port

DRUON (Maurice). Des Baux à la mer. Les Baux de Provence, Atelier de Louis Jou, 1972. Un volume in-4 en feuillet et couverture rempliée illustrée. Ouvrage illustré de bois gravés de Louis Jou, composé avec ses caractères et imprimé sur ses presses à bois a été tiré à 115 exemplaires ainsi justifiés. 10 exemplaires sur papier au filigrane de L.J numérotés de 1 à 10, 90 exemplaires sur vergé des moulins du Val de Laga numérotés de 11 à 100 plus 15 exemplaires hors commerce. Cet exemplaire n°13 est nominatif. Bel état. 185 € + port

RANC (Robert). Aux dormants des Baux. Hommage à André Suarès. Les Baux, 1968. Une plaquette grand in-4. A la mémoire de Louis Jou. Exemplaire XXXI/L écrit à la main. 25 € + port

CLUCHIER (Alice) [JOU (Louis)]. La folle Ivraie. Avignon. La Tour Médiévale .1954 . Broché in-8 de 93 pages, bois Gravés de Louis Jou. Un des 500 ex. sur papier d' Avignon fleur d'Alfa n°141. Bel état. 65 €



LARGUIER Léo [JOU (Louis)]. La cloche de Don Quichotte. Avignon au Palais du Roure. L'isle sonante. Bois inédits de Louis Jou. Exemplaire n° 214 sur 300. 25 €


GONGORA. Première solitude. Seghers éditeur. 1943. Format in-8, broché, couverture rempliée de papier Auvergne gris illustrée d'un portrait, XXX + 115 pp. Édition originale de cette traduction avec le texte espagnol en regard. Belle réalisation typographique avec de nombreuses ornementations en noir et en rouge par Louis Jou. Tirage limité à 697 exemplaires, celui-ci (N° 557). Infimes rousseurs. 90 € + port