samedi 12 septembre 2009

Imitation de Jésus-Christ par Michel de Marillac. Un texte emblématique dans une reliure exceptionnelle.


Si vous ouvrez les tiroirs de vos aïeuls, il se peut bien que vous y trouviez une "Imitation de Jésus-Christ" en plus de la Bible. Par contre, si vous cherchez des chewing-gum ou des préservatifs, il vaut mieux ouvrir les tiroirs de vos enfants…


Cette œuvre de piété accordée actuellement à Thomas a Kempis , qui vivait au XVeme siècle, est représentative d'un mouvement de réforme spirituelle de la fin du moyen age. Loin d'être un schisme, synonyme de grand feu de bois à cette époque, " l'Imitation de Jésus-Christ " est une suite d'aphorismes de bon goût sans aucune prétention théologique. Elle alimenta la dévotion et la prière de nombreuses générations de chrétiens et de laïcs, qui cherchaient dans leur vie quotidienne à vivre en respectant les préceptes du Christ. Et, en effet, pendant des siècles cette " Imitation de Jésus-Christ " a été le classique des classiques du christianisme, éclipsant même, à certaines périodes, les Evangiles.

Ce petit livre, qui s'offre comme une invitation à poursuivre l'idéal de tout chrétien suscite parfois des réserves car certains estiment qu'il donne trop d'importance à l'humilité, la résignation et l'abnégation. Sachant que la religion catholique est aujourd'hui une religion apaisée, je ne vois pas, personnellement, de gène à apercevoir la perfection sans l'atteindre…


Quelques maximes à méditer :

" Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres "
" Vanité des vanités, tout n'est que vanité, hors aimer Dieu et le servir lui seul "
" Modérez le désir trop vif de savoir; on ne trouvera là qu'une grande dissipation et une grande illusion "
" Ne vous élevez point en vous-même, avouez plutôt votre ignorance "
" Qui a un plus rude combat à soutenir que celui qui travaille à se vaincre ? "
" C'est une grande sagesse que de ne point agir avec précipitation, et de ne pas s'attacher obstinément à son propre sens "
" Plus on pédale moins vite, moins on avance plus vite "
" Le superbe et l'avare n'ont jamais de repos, mais le pauvre et l'humble d'esprit vivent dans l'abondance de la paix "
" Si nous déracinions chaque année un seul vice, bientôt nous serions parfaits "
" Il nous est bon d'avoir quelquefois des peines et des traverses, parce que souvent elles rappellent l'homme à son cœur "
La tentation est la vie de l'homme sur la terre.
" Que sera-ce de nous à la fin du jour si nous sommes si lâches dès le matin ? "


J'ai ajouté une maxime plus légère qui provient d'un autre ouvrage. Les esprits les plus perspicaces débusqueront l'intrus… Les amateurs de belles reliures constateront qu'il n'est pas évident d'associer l'humilité extérieure (plein maroquin fauve à nerfs, de type janséniste) et la légitime fierté de la réussite sociale (contre-plat en maroquin bleu avec dentelle dorée, reliure signée, garde de soie doublée d'une double page colorée, papier turkey-mil, eaux-fortes, tranches dorées et j'en passe…). Bon dimanche. Pierre



MARILLAC (traduction de Michel de). Imitation de Jésus-Christ. Paris, Quantin 1878 Reliure plein maroquin janséniste brun, dos a nerfs, avec titre incrusté doré, double filet sur les coupes et les coiffes. Contreplat en maroquin bleu à filets, roulettes et motifs floraux dorés. Toutes tranches dorées. 1ere page de garde en soie brodée. 2eme garde en papier coloré. Magnifique reliure signée Armand, Avignon, 1891. Fort in-8 de, XIX + 406 pp, texte encadré d'un filet rouge, Réédition de celle de 1631 imprimée a Paris par Claude Calleville. 10 eaux-fortes de J. P. Laurens gravées par L. Flameng et légendées sur la serpente. Etat parfait, dos légèrement insolé. 490€ + port

jeudi 10 septembre 2009

Un mythe. Le journal "L'Illustration"


Le bibliophile étant une personne qui aime, recherche et conserve avec soin les livres anciens, rares ou précieux, je me demandais ce matin en rangeant mes numéros spéciaux de "l'Illustration" si le collectionneur de cette mythique revue faisait partie de ses membres.


Réponse à mon interrogation : Certains exemplaires de "l'Illustration" sont-ils anciens rares ou précieux ? "Anciens", on ne peut en douter car la revue ayant commencé à paraître au milieu du 19eme siècle et ayant fermé ses portes en 1956, elle fait partie des centenaires acceptables.

Il en est tout autrement du qualificatif de"rare"… Des personnes entrent quelques fois pour me proposer les fameux 3 tomes édités à la fin de la première guerre mondiale avec la solennité d'un Roi Mage portant la myrrhe ou l'encens. Quand je refuse poliment l'offre d'achat en arguant qu'un si bel ouvrage devrait rester dans la famille, ils sont loin de penser que ces pavés sont très fréquents sur le marché et que leur cote est ridiculeusement basse. Et puis, le patriotisme n'est plus très vendeur…


Certains numéros spéciaux (Le "Normandie", Les Jardins, les Salons et Expo etc) sont recherchés et peuvent devenir "précieux". Ils fournissent comme tous les numéros de cet hebdomadaire une mine de renseignements incroyables. Ce qui rend surtout ce journal attirant, c'est la qualité de ses gravures. On peut, sans se tromper, assurer que "l'Illustration" a donné à la gravure sur bois (bout de bois) ses plus belles lettres de noblesse et a fait travailler les meilleurs artistes du moment. De nombreux "tronçonneurs" proposent, sur les brocantes et les vide-greniers, des publicités ou des gravures sous papier fleuriste pour un éventuel encadrement kitch. Grâce à eux, nul doute que la rareté d'une revue complète viendra un jour !

Voila pourquoi le collectionneur de journaux de "l'Illustration" me parait être un bibliophile. J'aimerais votre avis. (En général, quand un client regarde le prix de vente d'un numéro spécial, il se précipite immanquablement dans son grenier)


J'ai trouvé, dans un numéro de prestige, un excellent article sur les reliures de la B.N.F. La boucle est bouclée. La revue est, elle aussi, bibliophile !

Je vends les numéros spéciaux entre 10 et 20 € selon l'état de conservation, prix auquel il faut ajouter les frais de port. Bonne journée. Pierre

mardi 8 septembre 2009

Médecine. Une bien jolie thèse.


Ce matin, je me suis senti un peu fatigué, un peu nauséeux. Quelques courbatures provoquées par une nuit agitée, un reflet du miroir qui me renvoyait une mine désastreuse et un moral à manger des petites cuillères, il n'en fallait pas plus pour imaginer le pire… Virus A/H1N1 sans aucun doute !

J'ai couru à ma librairie pour trouver dans quelques ouvrages de référence la réponse à mes interrogations et je vous en présente illico le résultat. Il ne s'agit, en fait, que d'une petite fièvre bilieuse qui ne nécessite pas de fermer mon établissement. La thèse ci-jointe vous en expliquera les tenants et les aboutissants.


J'en profite pour vous rappeler (obligation déontologique) les gestes qui sauvent quand on a la grippe :

Premier point. Identifier le virus. Facile, puisque vous venez d'éternuer dans vos mains et de les frotter sur le contre plat de votre pantalon ! Le virus est mauve avec des reflets mordorés.
S'il grogne, caquette ou possède un fort accent mexicain, le doute n'est plus permis.

Deuxième point. Isoler le virus. Pas facile ! Le mieux est encore d'isoler la bête entière. Comme les enfants scolarisés sont souvent touchés et qu'ils ne peuvent plus aller à l'école, le mieux est de demander aux grands-parents de promener ces adorables bambins dans une galerie marchande de supermarché.

Troisième point. Eviter la contamination. Pour aller à l'essentiel, il ne faut pas manger de porc, de volaille ou de Mexicains pendant quelques temps ni leurs serrer la main.

Quatrième point. Soigner la grippe. Avec du Tamiflu (ND) vous serez guéri en une semaine. Par contre, avec de l'aspirine, il faudra compter huit jours. Un sirop de thériaque, un lavement et une saignée sont quelquefois associés pour affaiblir les organismes résistants.

Cinquième point. Facteurs de risque. Certaines catégories de population sont plus fragiles. Si vous le pouvez, évitez d'être trop jeune ou trop vieux !

Sixième point. Prévention des risques. Il faut se laver les mains soigneusement avec une solution hydro-alcoolique (¼ pastis et ¾ eau). Il est recommandé de faire une "demande de maladie" à la sécurité sociale pour être remboursé des frais médicaux.

Dernier point. Se faire vacciner. Si possible choisissez le vaccin d'une entreprise cotée en bourse dont vous détenez des actions. Vous ne serez peut-être pas mieux protégé mais vous ferez un notable bénéfice qui ravira vos héritiers.


J'allais oublier le principal. Cette thèse est intéressante à deux titres :
1- La reliure est de toute beauté. Pourrait-on l'attribuer à Simier ?
2- Le thème révèle beaucoup d'approximations dans l'étio-pathogénie de cette affection mais le traitement subtil utilise en priorité la décoction d'une plante péruvienne fébrifuge, le kina dont nos ancètres ont tiré le fameux "quinquina".

Doublez, s'il est besoin, l'usage de l'écorce;
Selon que le malade a plus ou moins de force,
Il demande un quina plus ou moins véhément.
Laissez un peu de temps agir la maladie;
Cela fait, tranchez court; quelquefois un moment
Est maître de toute une vie.
(Poème du quinquina. Jean de la Fontaine)

Bonne convalescence. Pierre


BUSSEUIL (F.L). Considérations particulières sur les fièvres bilieuses. Paris, Didot jeune, petit in-4, reliure plein maroquin cerise, dos lisse orné, roulettes et motifs type empire dorés sur les plats, contre-plats et coupes. Tranches dorées. Thèse N° 109, 1815, 28pp. Bel état. 240€ port compris. Vendu

lundi 7 septembre 2009

Causerie du lundi de Philippe Gandillet. Le fusil par M. Greener. 1884.



Quand Maurice (Druon ; à l'Académie, on se tutoie facilement) entrait quelque part, on avait toujours l'impression que son cheval et ses chiens allaient apparaître à sa suite. Pantalon de cheval, veste de velours et feutre épais lui donnaient, en effet, cette allure hautaine d'industriel parvenu, propriétaire d'un château boisé en province. Lors d'un déjeuner, je lui avais offert un rare livre de Monsieur Greener sur le "fusil de chasse et ses perfectionnements au 19eme siècle". Ce modeste cadeau avait scellé une amitié sans faille et c'est à deux mains que nous avions écrit ses derniers romans publiés sous son nom.


Le hasard fait que c'est ce même ouvrage que Pierre me demande, aujourd'hui, de commenter. Cet exemplaire n'est pas, heureusement, celui que j'avais dédicacé à Maurice Druon, ce qui le classe par conséquence dans les livres financièrement abordables… Je n'ai pas été long à deviner pourquoi notre brave libraire m'avait, en ce début de mois de septembre, soumis cet ouvrage. La chasse va commencer bientôt (elle a débuté dès le mois d'août en Camargue) et une femme attentionnée ou un ami fidèle voudront immanquablement offrir un tel cadeau à un passionné d'armes et de chasse. Il est malin ce Pierre !


J'entends déjà les protestations des nombreux lecteurs qui suivent mes chroniques avec attention. Comment ? Vous, une personne intelligente et posée. Comment pouvez-vous, par la promotion d'un tel ouvrage, cautionner une activité à l'éthique et à la morale discutables ? J'entends bien, mes chers amis. La chasse a perdu une partie de sa légitimité depuis qu'elle est devenue un sport et les faisans de repeuplement ressemblent à s'y méprendre à des cocotes de tir, c'est vrai. On ne peut malgré tout ignorer le plaisir éprouvé par les porteurs de fusil et par leurs compagnons, les chiens, à cette activité. Ce serait faire preuve de niaiserie que de ne pas reconnaître que l'homme, comme tout prédateur, prend plaisir à tuer. De là, l'image déplorable de la chasse…


Par contre, il est indéniable, et je mets au défi tout déniateur (sic) de le prouver, que la chasse est indispensable à la bonne gestion d'un territoire. Sans prélèvement de gibier, certaines espèces pulluleraient et mettraient en danger le fragile équilibre cynégétique. Et ce n'est pas votre serviteur qui vous le dit mais Frédéric (Nihous ; au sein du CPNT, on se tutoie facilement) avec qui j'ai mangé dernièrement en compagnie de Nicolas (Sarkozy ; au gouvernement, on se tutoie facilement) pour des raisons, euh… pour des raisons.


Vous le voyez ! Les raisons d'offrir un pareil ouvrage ne manquent pas et je dois reconnaître, vous le constaterez sur les photos jointes, que les illustrations sont remarquables.

GREENER (W.W). Le fusil et ses perfectionnements. Traduit en français par G.Bonjour et édité par Firmin Didot. 1884, grand in-8, 500 illustrations, frontispice, 8-521-VI-20. Rousseurs éparses mais bon exemplaire solide et bien complet. Couverture consevée. Reliure postérieure, demi percaline avec plats façon crocodile. Vendu

Pensée profonde de la semaine : "La chasse s'arrêtera quand s'arrêteront les guerres".

samedi 5 septembre 2009

Y-a-t'il un régionaliste dans la salle ?


Il arrive quelquefois qu'au cours de l'achat d'un lot de livres dans lequel le libraire a remarqué des ouvrages intéressants pour lui, il se trouve des ouvrages qui n'ont de l'intérêt que pour les autres… Il en est ainsi des ouvrages régionalistes qui ne se vendent bien que sur place. C'est aussi le principe des sardines à l'huile qui sont bien meilleures au bord de la mer, me direz-vous !

Le régionalisme, parlons-en... Par ce terme, je précise que j'entends "Culture, coutumes, folklore, histoire, langues et tradition" mais que je rejette tout ce qui touche au fédéralisme, à l'indépendantisme, au séparatisme, au souverainisme ainsi que tous les mots en "isme" qui me fâchent (sic).Qu'on se le dise !

Ayant remarqué que les clients du Dauphiné, de l'Orne ou du Havre étaient rares dans ma boutique, je profite de ce blog interplanétaire, international, national, régional et local pour vous proposer une liste d'ouvrages et de plaquettes qui risquent, sans cela, de partager mes vieux jours.


ROCHAS (A). Biographie du Dauphiné, contenant l'histoire des hommes nés dans cette province avec le catalogue de leurs ouvrages et la description de leurs portraits. Paris, Charavay, 1856-1860, - 2 vol. gr. in-8, XII-464 pp. et 504 pp., broché, rousseurs éparses. Dos recouvert d'un papier japon transparent qui assure la cohésion des feuillets. Exemplaire de travail propre.


MOURLOT. (F) .Recueil des documents d'ordre économique contenus dans les registres de délibération des municipalités d'Alençon. Dep de L'Orne. 1788 – An IV. 2 volumes fort in -8, Alençon imp veuve Félix Guy. Tome deuxième, cantons de Courtomer, Essai et du Mele sur Sarthe. 673pp, 1908. Tome troisième, canton de Sees, 643pp. Excellent état. 100 € + port


Collectif. Documents publiés par le comité départemental de l'Orne. 1911
Collectif. Bulletin du comité départemental de l'Orne. 07/12/1929
Collectif. Bulletin du comité départemental de l'Orne. 01/06/1930
Les 3 plaquettes 20 €


Collectif. Recueil de la société Havraise d'études diverses. 1907
Collectif. Recueil de la société Havraise d'études diverses. Premier trimestre1911
Collectif. Recueil de la société Havraise d'études diverses. 1962
Collectif. Recueil de la société Havraise d'études diverses. 1968
Collectif. Recueil de la société Havraise d'études diverses. 1990
Les 5 plaquettes 30 €

Si vous ne les achetez pas pour vous, achetez les moi pour moi ! Merci. Pierre

jeudi 3 septembre 2009

Salon du livre de Lourmarin en Provence


Les Sixième Journées Internationales du Livre Ancien et de la Bibliophilie
de Lourmarin, les 12 et 13 septembre 2009 s'affirment comme le grand rendez-vous de la rentrée, tant par la qualité des visiteurs, que par celle des exposants qui viennent de toute
l'Europe.


Tous ces Libraires sélectionneront une superbe collection de livres Anciens
et Modernes, d'Editions Originales, de livres de Peintres et de Graveurs,
d'Histoire, de Sciences, de Voyages, de Topographies... Alain Bannier de
Paris, présentera une gamme impressionnante de Jules VERNE et de Cartonnages
polychromes du XIXème siècle. C'est dire que toutes les disciplines de la
Bibliophilie seront représentées. Les amoureux des livres pourront aussi
trouver des prix plus modestes au traditionnel marché des Bouquinistes,
venus d'une trentaine de départements, mais aussi de Belgique et du
Luxembourg...


A la Bibliothèque CHAPOUTON, les visiteurs pourront rencontrer des
Maîtres-Relieurs et restaurateurs de Livres anciens, menés par Anick BUTRE,
Martine MELIN, Alain TARAL et d'excellents relieurs régionaux. Le Samedi 12
Septembre seront proclamés les résultats du Prix de l'Illustration "Jessica
SCALE". Le Concours lancé, à propos du texte d'Albert CAMUS "La Chute" a
suscité 63 candidatures. Les 10 Lauréats Finalistes(dont une jeune
Japonaise, une Bulgare, et un Espagnol) exposeront leurs 5 Compositions dans
les salles du Foyer Rural.


Les Editeurs de Livres d'Artistes : Alain BAR d'Alberville, Raphaël KLEWETA
de Minerve et les Editions CONFERENCES de Paris, nous montreront leurs
dernières créations. Les Associations d'Auteurs régionaux (Jean GIONO,
Albert CAMUS, René CHAR, Henri BOSCO, Samuel BECKETT), vous recevront sur
leurs stands, pour vous faire part de leurs activités.

La Fête sera orchestrée par le chef Eric SAPET, nouvel Etoilé au Michelin,
et Partenaire des Journées du Livre et de la Bibliophilie de Lourmarin.
Amoureux de la grande Cuisine et des beaux livres, Eric nous préparera
spécialement des plats, à la « Alexandre DUMAS » Enfin, ce sera l'écrivain /
comédien RUFUS qui animera cette édition 2009 de notre Salon. Il nous
présentera également son nouveau roman «Absent toujours».

Un excellent salon en perspective où votre serviteur viendra en flâneur intéressé.

mercredi 2 septembre 2009

Le bibliophile Jacob... Quel joli nom !


Je dois reconnaître que je ne fais pas de très belles photographies. La faute en est bien sûr à mon appareil numérique obsolète mais aussi à une mauvaise connaissance des règles de base de cet art. C'est dommage car j'ai bien remarqué, sur Ebay par exemple, qu'une présentation flatteuse était vendeuse. Artciboldo est un bon exemple de ce qu'il faut faire si mes souvenirs sont bons. De plus, ses notices sont toujours présentées de façon très complète.


Tout ça pour vous dire que le livre que je vous présente est beaucoup plus beau qu'il n'y parait bien qu'il le soit…
Paul Lacroix, plus connu sous les pseudonymes de P. L. Jacob ou du Bibliophile Jacob, né le 27 février 1806 à Paris et mort à Paris le 19 octobre 1884, est l'auteur de l'ouvrage que je soumets à votre convoitise. Si ses premiers romans furent légitimement salués, c'est la parution de l’Histoire du seizième siècle, remplie de recherches inédites, qui lui assura le succès. Les romans historiques du Bibliophile Jacob contribuèrent pour une grande part à propager le goût du Moyen Âge, qui se répandit alors en France et en Europe jusque dans les arts. Il continua son œuvre de recherche historique avec le dix septième siècle que je vous présente. Ses plus beaux ouvrages furent confiés à Firmin Didot, membre le plus célèbre d'une dynastie d'imprimeurs, éditeurs et typographes français, la famille Didot, qui vit le jour au début du XVIIIe siècle et se poursuit de nos jours.


En 1855, ce fin bibliophile fut nommé conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal (attachée à la bibliothèque nationale) au poste d'un autre grand bibliophile souvent croisé dans les blogs amis, Charles Nodier.


LACROIX Paul (BIBLIOPHILE JACOB) XVIIe siècle, Institutions usages et costumes, France 1590-1700. Paris, in-4, Firmin-Didot, 1880. 580pp illustrées de 16 chromolithographies et de 300 gravures sur bois (dont 20 tirées hors-texte) d'après les monuments de l'art de l'époque, reliure d'éditeur plein-cuir rouge (Souze et Hengel) avec décorations dorées, toutes tranches dorées. Lourd, très lourd. Très bel état mais je l'ai déjà dit. Vendu