vendredi 14 août 2009

Journées du livre ancien de Tarascon


Les premières journées du livre ancien de Tarascon sont maintenant bien mises en place et la mairie qui va gérer la partie technique de la manifestation me promet d'être fidèle à mes attentes (positionnement des baraques, arrêté de stationnement et banderole).

13 cabanes sur les 20 proposées ont été réservées à ce jour. C'est honorable d'autant que le positionnement sur "le livre ancien et la bibliophilie" a fait reculer les confrères moins habitués à ce type de manifestation. J'avais en effet demandé que ce salon ne soit pas un nième déballage de bouquins…


Je distribuerai personnellement des affichettes au Salon de Lourmarin. Si d'aucuns d'entre-vous veulent promouvoir ce marché du livre ancien de Tarascon, je vous enverrai le modèle par courriel avec toutes les formules de remerciements qui vont avec.

Si vous avez des suggestions, les commentaires sont faits pour cela.


Un ami bibliophile de passage me demandait hier pourquoi je "m'embêtais" avec tout cela ? Sérieusement, il va me falloir y réfléchir. Ego ? Inconséquence ? Audace ?

Je vous présente quelques photos de livres qu'un ami photographe a pris dans ma librairie et son diaporama. http://bpersonnaz.perso.neuf.fr/urbain7/


Benoit, tu es un génie ! Si d'aventure, tu arrêtes de faire le véto … Pierre

mercredi 12 août 2009

Le grand dictionnaire historique de MORERI.


Il est des ouvrages qui sont connus de tous les bibliophiles, soit parce qu'ils sont introuvables donc remarquables, soit parce qu'ils sont usuels mais qu'ils contiennent une somme d'information telle qu'ils ont toujours leur place dans une bibliothèque de travail.


Le "MORERI" est de ceux-là. L'auteur, Louis Moreri (1643-1680), fut un des plus grands encyclopédistes français. Il fit ses humanités à Draguignan, sa rhétorique chez les jésuites d'Aix en Provence puis étudiât la théologie avant d'être ordonné prêtre à Lyon. Son encyclopédie ; Le Grand Dictionnaire Historique ou mélange curieux de l'Histoire Sacrée et profane ; paraît pour la première fois en 1674 en un volume. Son travail sera modifié un certain nombre de fois puisque son œuvre sera publié une vingtaine de fois après sa mort entre 1674 et 1759.


Trouver ce dictionnaire, complet de ses suppléments, dans un état impeccable n'est pas fréquent pour un libraire de province. Le mérite en revient à ses anciens propriétaires dont je peux vous présenter un des premiers grâce à son ex-dono. Les 9 volumes ont été achetés en 1747 et représentent "l'édition la plus recherchée" selon son propriétaire de l'époque, Mathieu Perrodon (magistrat, 1685 - 1758 à Lyon). La trace du livre est perdue jusqu'en 1850, année où il rejoint les rayonnages fermés de la bibliothèque du château d'un gentilhomme bourguignon. Le dernier descendant de la famille m'assure que ses membres étaient bien trop respectueux des livres pour les ouvrir ce qui explique l'état dans lequel nous arrive cet ouvrage… Je profite de cette encyclopédie en attendant de trouver son nouvel acquéreur !


MORERI, Louis. "Le Grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profanequi contient…" 5 volumes in folio chez Denis Mariette. Suivi de "Supplément au Grand dictionnaire historique pour servir à la dernière édition de l'an 1732 . Paris, 2 volumes in folio, 1735 et …. Suivi de "Nouveau supplément au Grand dictionnaire historique pour servir à la dernière édition de 1732 et aux précédentes". Paris, 1749. 2 volumes in folio. En tout 9 volumes in-folio, plein veau blond marbré, dos à nerfs, caissons ornés et dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, tranches rouges (reliures de l'époque). Un titre frontispice par Desmarets gravé par Duflos et un portrait hors texte de Moréri gravé par Duflos d'après De Troye. La fortune littéraire de ce dictionnaire est non seulement attestée par les vingt-et-une éditions publiées entre 1674 et 1759, mais aussi par le vif succès qu'il reçut durant deux siècles : Victor Hugo l'utilisa fréquemment pour les indications historiques qui figurent dans ses romans. Le dictionnaire de Moreri demeure encore utile aujourd'hui, comme le premier répertoire de notices biographiques, spécialement en ce qui concerne l'histoire et la pensée du XVIe siècle européen. Exemplaire en très bon état. Bel ex-libris de 1747. Petits défauts de reliure qu'il faut mentionner (coins et dos frottés pour certains tomes). La séquence des 9 volumes est absolument uniforme. . Envoi possible bien que déconseillé. Vendu

lundi 10 août 2009

Causerie du lundi de Philippe Gandillet. Cervantes



Avachi sur un transat délabré, Pierre affectait ce matin des attitudes ibériques en distribuant avec enthousiasme des " Olé " à son brave chien écossais recouvert, en guise de cape, d'un mouchoir de la même couleur. Il m'aperçut, se décliqua tel un ressort " Boudin " et vint vers moi l'œil plein de malice.

- Je t'attendais…
- Ah ? Fis-je en prenant un air interrogatif de circonstance.
- La voiture est prête. Dans une heure, je serai aux Saintes-Maries de la mer, invité à une corrida exceptionnelle. Tu ne seras donc pas surpris du livre que j'ai choisi pour ta chronique.
- Aha ? Fis-je en prenant, cette fois ci, un regard intéressé.
- Mon vieux Gandillet, tu vas te régaler, foi d'aficionado !
- Olé ! Fis-je car j'ai un sens de l'humour très développé.
- Le Don Quichotte ! " Don quichotte – Aficionado ", tu saisis l'astuce ?

Je le vis, alors, le short lâche dévoilant le nombril, se retourner. Je préférai fermer les yeux… Les espadrilles claquèrent le sol au rythme de sa démarche pressée et il s'affala avec bruit sur les sièges en moleskine de son véhicule hors d'age. Un coup de démarreur plus tard, un nuage de fumée grasse et noire disparaissait au loin avec l'auteur de cette approximation si déprimante.



Je ne crois pas que Don Quichotte ait jamais été un amateur de courses de taureaux… Pierre a une instruction perfectible, tendance chantier en construction, par moment… Son absence, ce lundi, est une aubaine pour la boutique car un libraire parisien de renom a annoncé son arrivée. Il me suffira de me faire passer pour le propriétaire. Mon érudition assurera à Pierre un renom injustifié mais vous permettra de continuer à bénéficier de mes causeries puisque ce stratagème va lui amener l'aisance financière qui assurera mes émoluments. Aussi simple que ça !

Comme beaucoup de personnes qui n'ont pas lu le "Don Quichotte", Pierre fait un heureux mélange de Cervantes, de Rabelais et de Goscinny pour situer notre héros dans son imaginaire. C'est à peine s'il ne l'apparente pas, par un vague cousinage méridional, à notre Tartarin de Tarascon. En fait, il n'a pas entièrement tort.



Don Quichotte est le héros des enfants comme des adultes. Daudet -1 / Cervantes -1.
Don Quichotte est un héros excessif mais qui attire la sympathie. Rabelais -1 / Cervantes -1.
Don Quichotte est un héros rude et fier. Goscinny – 1 / Cervantes -1.
Don Quichotte est apolitique et ne met en cause ni la religion ni le pouvoir. Il est la caricature du chevalier décalé dont se sont inspirés, sans nul doute, les "Monty Python". De plus, son personnage a été pour les illustrateurs une source inépuisable de gravures qui ont réjoui des générations de bibliophiles. Voila pourquoi, il n'a jamais vieilli, plait et plaira encore aux lecteurs.

Des écrivains et non des moindres ont écrit des études pleines de bon sens sur Cervantes. J'en ajouterais une nouvelle que vous ne seriez pas surpris. Je n'en ai malheureusement pas le temps car je dois préparer pour le déjeuner une tarte aux mirabelles dont j'ai le secret. Pierre a gardé pour lui son "Gustave Doré". Il vous propose un exemplaire plus populaire mais tout aussi attachant.



CERVANTES SAAVEDRA (Miguel de) Don Quichotte de la Manche.Librairie Renouard - Henri Laurens éditeur, Paris, s.d.(1920) in-4, 144 pp., cartonnage polychrome. Edition pour la jeunesse, d'après la traduction de Florian précédée d'une introduction par M. L. Tarsot enrichie de nombreuses illustrations en noir et en couleurs de Henry Morin. Tranches dorées, coins biseautés. Etat parfait. 98 € port compris. Vendu



Et comme disait Cervantes : Défie-toi du bœuf par devant, de la mule par derrière et du moine de tous les côtés…

vendredi 7 août 2009

Ronsard illustré par Louis Jou.


Si d'aventure, vous passez un soir aux Baux de Provence, ne soyez pas surpris de voir apparaître le visage de Don quichotte, projeté sur les falaises de la citadelle ! Cette vision extraordinaire surgie de la nuit n'est en effet qu'une partie du spectacle lumineux qui se déroule actuellement tous les soirs dans ses rues.


L'idée d'une telle manifestation est née de la fondation "Louis Jou", qui commémore la mémoire de ce graveur hors normes qui a vécu et travaillé aux Baux durant de nombreuses années.
Il installe son premier atelier à Saint-Germain-des-Prés après la grande guerre. Là, il fabriquera sans relâche, jusqu'en 1939, des livres splendides, réalisant alors ce que nul n'avait fait avant lui : Dessin et gravure des caractères, papier, encre, composition mais aussi gravure des illustrations, pressage et décoration de reliure. Il se mêle de tout. A part le papier pour lequel il ne peut qu'émettre des désirs et donner des recettes, tout est conçu et réalisé au Vieux-Colombier.


La deuxième guerre mondiale (bravo, le vingtième siècle !) lui enlève ses ouvriers. Désabusé, il s'installe aux Baux de Provence et reconstruit son atelier qui ne s'arrêtera pas avec sa disparition (1968) mais près de 30 ans plus tard.


Entouré de ses amis, André Suares, Marie Mauron et Antoine Serra, il a crée dans la citadelle un atelier dont les œuvres illustrées comptent aujourd'hui pour les bibliophiles parmi les plus renommées. Petits tirages, typographie maison, bois de toute beautés font des possesseurs de ces ouvrages des privilégiés.

Vous avez en face de vous (c'est un euphémisme virtuel) un privilégié qui ne se séparerait pour rien au monde de cet ouvrage. Il parait que tout s'achète. Je vais tester l'apophtegme…


RONSARD. Sonnets pour Hélène. Paris, Les Livres de Louis Jou, 1927. In-4, veau brun ciselé or, dos lisse et titre en lettres dorées, encadrement intérieur, doublures et gardes de soie moirée, tranches dorées, étui. Reliure signée Jeanne Langrand 1930. Compositions originales de Louis Jou gravées sur bois, dont le portrait de Ronsard, titres et initiales en rouge, nombreux culs-de-lampe typographiques triangulaires constitués de lettres entrelacées." L'artisan Louis Jou a fait ce livre tant pour son plaisir que pour le nôtre. S'il est de votre goût, tout est bien pour lui & pour vous, sinon paix à la joie de chacun comme à la bonne volonté de tous ! " Tirage à 278 exemplaires. Vendu

mercredi 5 août 2009

Corneille, encore... La parodie du Cid.


Corneille a du se retourner dans sa tombe s'il a suivi le dernier article paru dans ce blog par Philippe Gandillet. Le mal n'est pas grave car ayant déjà fait un demi-tour, il y a plus de 50 ans, il est revenu aujourd'hui à sa bonne position… Eh oui, c'est Edmond Brua, avec sa "Parodie du Cid", qui avait commencé les hostilités dans l'Algérie d'avant guerre !

Aujourd'hui, ça jacasse à la librairie car j'ai mis un exemplaire de l'ouvrage en devanture.
- D'où êtes-vous
- D'Alger.
- Et vous ?
- D'Oran.
- Moi, de Bône.
Jamais Bône, Alger, Oran ne se sont trouvés si proches. Ce que l'Algérie a rétréci ! Une librairie à elle seule la contient.
- Tu te souviens ?
- De quoi ?
- Du siroco, de la corniche, de la baignade, des brochettes. Finalement, on n'est plus de Bône, d'Alger, d'Oran. On est de là-bas (avec l'accent)…
A les voir rire de si bon coeur, on croirait qu'ils ont déjà tout oublié ; ils font semblant.

Ils n'ont pas acheté le livre, ils en connaissent les tirades par cœur. Et vous ?


BRUA Edmond. La Parodie du cid précédée de "l'Impromptu d'Alger" et "On s'esplique". Broché in-8, 8eme édition depuis 1942, 1951, tiré à cinq mille exemplaires, comme neuf, non coupé. 49 € port compris Vendu

lundi 3 août 2009

Causerie du lundi de Philippe Gandillet. Corneille


Quand la ville de Rouen m'a proposé de relancer l'attrait touristique de sa cité en l'axant sur mon œuvre littéraire plutôt que sur celle de Corneille, je dois reconnaître que je n'ai été qu'à moitié surpris. Il faut dire que nos styles se ressemblent et si ce n'était la mansuétude que j'ai pour l'artiste, je pourrais aisément le traîner devant les tribunaux pour plagiat. Qu'importe ! Mon " Benhur " domine d'une tête son " Cid " qui n'est pas si mal que ça.


Je vous parle de tout ceci car Pierre Brillard m'a proposé, aujourd'hui, de vous parler en termes élogieux de Corneille à travers deux volumes qu'il met à la vente. Mais parlons plutôt de moi et de mon " Benhur ", si vous le voulez bien !


Cette pièce en alexandrins est un Archi-mélodrame-Antique où l'on voit le héros, Benhur, vouer une passion impossible pour la fille d'un roi fourbe et jaloux, Agamemnon, qu'il tuera, laissant sa bien-aimée tiraillée entre son amour et son honneur… Original. Non ? Je vous en livre les premiers vers. Benhur croise Chimène de façon inopinée.


BENHUR :
J'arrive de l'O.M où j'ai fais vingt combats
Et vaincu vingt guerriers qui sont morts dans mes bras.
Ainsi auréolé et couvert de lauriers
Je me demande encore ce qui peut te troubler.
Sont-ce mes calembours ou bien mes citations
Que, perfide, je joins à ma conversation ?
Extrême modestie, j'hésite un court instant
Et je cherche en moi-même, ce que l'on admire tant,
Attire les regards et me vaut les faveurs
De toi, que je chéris, et aussi de ta soeur !
Ce n'est pas mon esprit, c'est mon corps qui séduit
Et je sais abuser de l'effet qu'il produit…

Et plus loin, après le drame ;
CHIMENE :
Que vois-je ? Qu'entends-je ? Que ne m'apprend-on pas ?
C'est toi, mon cher Benhur qui vient de tuer Papa.
J'imagine, Oh ! Mon Dieu que c'est pas un suicide.
Tu es donc à mes yeux Agamemnonticide !

La pièce qui a déjà eu les éloges de la presse locale sera sans nul doute adaptée pour une version filmée à gros budget et je finis la transcription d'un Opéra dont j'écris la musique à mes moments perdus… Je vous enverrai des places pour la "Générale", c'est promis. Les deux livres proposés par Pierre me semblent un petit plaisir abordable pour bibliophiles. L'un avec gravures et l'autre sans (livre de prix). Au choix.


CORNEILLE (P. et Th). Œuvres. Garnier Frères, s.d. (vers 1880). 531 pp, gd in-8. Edition ornée d'un frontispice et de 11 gravures sur acier hors-texte de G. Staal. Reliure en demi-cuir, plat percaline verte empire, dos a 4 nerfs, titre et entre-nerfs ornés. Ouvrage précédé de la vie de Pierre Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique.

Quand on lit du Corneille, on oublie la reliure
Car on prend du plaisir dessous la couverture…

Facile ! Philippe Gandillet

samedi 1 août 2009

Essayer Montaigne...


Qu'on se le dise ! Il n'y a dans les "essais" ni ordre, ni plan, ni but. Montaigne cite, rabâche et même parfois se contredit. Il faut dire que sa quête littéraire est passée par plusieurs mentors, de César à Plutarque puis de Plutarque à Tacite puis Sénèque puis de nouveau Plutarque… Une sorte de dilettante butinant à l'envie les textes anciens. Tout le monde l'imagine enfermé dans son donjon Bordelais (en fait, une aile d'un château en Périgord mais son cœur était Gascon) méditant sur la vie en pleine période de troubles religieux.

Une autre image de lui en fait un notable retiré des affaires. Un peu court quand on sait qu'il a eu des responsabilités municipales, qu'il a voyagé en Europe centrale et qu'il a même fait un passage par la Bastille. A ce propos, je me demandais qui n'était pas passé par la Bastille, à un moment ou à un autre de sa vie, pendant cette période ?


Apôtre du consensus mou et incapable de prendre une décision énergique, il fait frapper à son effigie une médaille ; une balance avec les deux plateaux en parfait équilibre ; qui figure l'impuissance de son jugement à choisir une solution. On peut y lire la trop fameuse devise "Que sais-je"… Comment veux-tu choisir un lieu pour les vacances avec un tel programme, lui répétait chaque été sa chère épouse !

A l'entrée de sa bibliothèque était gravée (je vais à l'essentiel d'autant plus que je ne comprends pas le latin) " Michel, depuis longtemps ennuyé par l'esclavage de la cour, vint se reposer dans le calme et la sérénité…". Le modeste bibliophile que je suis peut néanmoins faire un reproche à notre grand penseur. Montaigne avait la détestable manie de truffer ses lectures de nombreuses annotations en marge… Personnellement, je désapprouve totalement cette habitude et de tels exemplaires griffonnés doivent perdre toute valeur, je pense !


Je viens de rentrer deux "essais" que je garantis sans annotations de l'auteur.

MONTAIGNE (Michel de). Essais de Michel de Montaigne, avec les notes de tous les commentateurs, et précédés de l'éloge de Montaigne par Villemain. Paris, Froment, 1825. 8 vol. in-12, LIV+305-365-287-377-335-351-319-352 pp, terminé par "De la servitude volontaire ou le contr'un" discours d'Estienne de la Boëtie. Reliure demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs et motifs et tomaison dorés. Rousseurs éparses mais intérieur frais. Importante table analytique, portrait frontispice de Montaigne. Bel ex libris. Vendu


MONTAIGNE (Michel de). Essais de Montaigne suivis de sa correspondance et de la servitude volontaire d'Estienne de la Boëtie. Charpentier, Libraire-Editeur, Paris 1862 - Edition variorum accompagnée d'une notice biographique de notes historiques, philologiques et d'un index analytique par Charles Louandre. 4 tomes, Demi percaline noire titre et tomaison dorés. Tous en bon état. Volume 1: 441pages; Volume 2: 552 pages; Volume 3: 548 pages; Volume 4: 503 pages. 90€  + port