samedi 7 janvier 2012

Règne de Charles 1er : Un cartonnage romantique à plaque, en espérant que vous les aimez…

Le 27 mars 1625, Charles Ier roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande succède à son père, James (Jacques) Ier. Il est donc le petit-fils de Mary Stuart et, pas plus que son aïeule, il n'aura la chance de mourir dans son lit puisqu'il est le seul monarque que les Anglais aient jugé bon de faire exécuter en place publique (à la hache !)...


Le drame se noua avec son mariage, le 11 mai 1625, avec Henriette de France, fille de Henri IV et sœur de Louis XIII. La princesse était en effet catholique et le peuple britannique avait vu la chose d'un très mauvais œil.


Mais Charles eut surtout le tort de respecter fort peu la Grande Charte qui datait de Jean Sans Terre et qui accordait au Parlement anglais des droits que le monarque jugeait excessifs. Pour contourner le problème, il décida tout bonnement de régner de façon absolue, ce qui lui valut une réputation imméritée de tyrannie.


Il privilégia le clergé anglican au détriment des calvinistes et autres puritains qui durent prendre le chemin de l'exil. Il fit aussi lever un peu trop d'impôts et cela constitua sans doute la goutte d'eau superflue qui fit déborder le vase : La guerre civile, qui couvait depuis de longues années, éclata entre les Têtes rondes (parti du Parlement) et les Cavaliers (parti royal).


Les Têtes rondes s'allièrent aux Écossais tandis que, face à eux, Charles Ier obtenait l'appui des Irlandais. Mais les premiers comptaient parmi eux un meneur particulièrement actif, par ailleurs fort bon stratège, qui répondait au doux nom d'Oliver Cromwell (le napoléon anglais) qui battit l'armée royale à Naseby, en juillet 1645.


A compter de cette date, le parti royal ne cessa pratiquement pas d'encaisser défaite sur défaite et, après avoir fait passer en France sa femme et ses enfants (son fils deviendra un jour Charles II d'Angleterre), le roi vaincu s'enfuit en Écosse où on le livra au Parlement londonien.


Finalement, jugé et condamné à mort pour trahison, meurtre et tyrannie, Charles Ier fut décapité, à Londres, devant le palais de Whitehall, le 30 janvier 1649. Le triomphe de Cromwell pouvait sembler absolu mais l'Histoire en décidera autrement ...

Selon une tradition, au soir du même jour, le général Cromwell, vêtu de noir, serait venu contempler le corps décapité du roi, et se serait retiré en murmurant : « Cruelle nécessité ». Mais pourquoi cette nécessité ? Pourquoi, en fait, cette exécution, unique alors dans l'histoire, et qui devait le rester jusqu'à celle de Louis XVI, cent quarante et un ans plus tard ? Vous aurez quelques éléments de réponse dans l’excellent ouvrage que je vous propose aujourd’hui à la vente.


Les esprits les plus aiguisés remarqueront que le livre que je vous présente ici est encore un magnifique cartonnage romantique à plaque dans un état exceptionnel. Cela devient une habitude, me direz-vous ;-)) Pierre

CHASLES (Philarète). Révolution d'Angleterre. Charles 1er, sa Cour, son Peuple et son Parlement 1630 à 1660. Paris, Victor Lecou, libraire-éditeur, Sans date (vers 1850). Histoire anecdotique et pittoresque du mouvement social et de la guerre civile en Angleterre au XVIIème siècle. Cartonnage romantique de l'éditeur, pleine percaline noire gaufrée et à plaque, illustrée d'une composition dorée et couleurs sur les plats et le dos, toutes tranches dorées, papier de garde jaune. Format in-4, (27/18cm). [7ff, page de titre, etc], XVI-262 pages,[1f bl]. Illustré de 17 planches gravées sur acier, d'après Van Dyck, Rubens et Cattermole, d'un frontispice et de 7 planches gravées sur bois. Planches sur acier uniformément jaunies. Très rares rousseurs sauf gravures sur acier. Très bel état. Vendu

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Fort belle reliure ! De quoi en perdre la tête !
Textor

Bertrand a dit…

Très jolie ! Dommage qu'il ne contienne une Histoire d'O ou autre gaudriole ... ;-) sinon j'en aurais fait mon affaire !

B.

Pierre a dit…

Un réemboitage ferait l'affaire ? Pierre

Anonyme a dit…

Ah, bravo! le bon conseil, et aprés ondira que c'est de la faute du relieur...
:))
Bien à vous,
Sandrine.