mardi 15 mars 2011

"Des prisons d'état dans le midi" par Alexandre Lardier, ancien commis de marine…


De tous les moyens d'intimidation et de châtiment mis en usage par les pouvoirs régnants sur les partis vaincus ou les criminels, la prison a été, pendant longtemps, la méthode la plus utilisée par le pouvoir.


Aujourd'hui, avec la disparition des grands conflits intérieurs et extérieurs, et donc avec la raréfaction des ennemis de la patrie, il est politiquement correct d'affirmer que le système carcéral n'est pas la solution à la délinquance sociétale. Où est la compassion ? Où est la miséricorde ? Où est la rédemption qu'est censé donner l'accomplissement de la peine ?


Les buts des prisons consistent néanmoins à :
• protéger la société des éléments dangereux
• décourager les gens de commettre à nouveau des actes interdits par la loi
• rééduquer le détenu de manière à le réinsérer
• soulager les victimes
• empêcher des prévenus de prendre la fuite ou de compromettre leur futur procès, on parle alors de détention provisoire.


Autrefois, la prison servait également à enfermer les malades mentaux de manière à les isoler de la société. Depuis, la majorité des pays disposent d'hôpitaux psychiatriques.


Il semble qu'au 19eme siècle, les mêmes questions se posaient " Il est triste de penser que de notre temps, les prisons d'état ne sont pas seulement des monuments de justice expiatoire : Elles sont aussi le théâtre de vengeances particulières exercées à huit clos…". Nous sommes en 1845, cherchez la cible !!


Une littérature s'est d'ailleurs attachée à la description et à l'histoire de ces bâtiments et c'est un de ces ouvrages que je vous propose, aujourd'hui, à la vente. Il nous propose un tour d'horizon des prisons du sud de la France. Cet ouvrage très documenté est associé à quelques gravures recherchées. Les tarasconnais retrouveront avec plaisir l'histoire tourmentée de leur château... Pierre


LARDIER. Des prisons d'état dans le midi. Histoire Du Château d'If et Histoire De Sainte Marguerite… Deretz , Severin et Comp. Editeurs, Marseille 1845 - Cette histoire des prisons du Midi de la France est complète en 2 volumes : Tome I - Histoire du Château d'If , du fort Saint Jean et du fort et chapelle de Notre Dame de La Garde , 307 pages et 6 illustrations en hors texte Tome II - Histoire de l'Ile Sainte Marguerite , du fort Saint Nicolas , du chateau de Tarascon , du fort Lamalgue et de la Grosse Tour à Toulon , 307 pages et 6 illustrations en hors texte Reliés en demi basane verte , dos lisse et titres dorés. Des rousseurs clairsemées Coiffes et coins parfaits. Bel état. Ouvrage peu courant. Difficile à trouver complet des 12 planches en hors texte. Vendu

21 commentaires:

sandrine a dit…

Bonsoir,
le papier marbré est superbe.
S.

Pierre a dit…

Les deux volumes sont bien présentés et, ce qui me comble de fierté, dans un état impeccable. L'étude est sérieuse et étayée. Les gravures de qualité. L'ouvrage est peu fréquent à la vente.

Il ne devrait pas rester longtemps sur mes étagères. Enfin, j'espère. A moins qu'il ne soit déjà numérisé ;-)) Pierre

Pierre a dit…

Raphael m'envoie ce petit courrier en externe. Je le retranscris sans lui demander son autorisation mais il ne m'en voudra pas, je crois. Il pose le problème de la numérisation des ouvrages. Quel est votre avis ?

Cette numérisation des ouvrages sur Google fait un tort considérable aux bibliophiles et aux libraires par contre-coup. Où est la jouissance de la possession exclusive si chacun peut y accéder? Ce n'est pas politiquement correct, je sais, mais ce n'est pas la première fois que cela m'ôte le désir d'achat du livre que je peux lire on-line.

OK, OK, il est pas en cuir machin avec les dorures trucs et le parfum suave de ses feuilles vergées, le Google, mais il nous casse la baraque. A quoi cela sert-il de faire un effort financier pour conserver ce livre qui n'est plus qu'un objet pour fétichiste, encombrant au demeurant ? La rareté de son texte est réduite à néant. Vous ne pouvez pas savoir comme cela m'énerve. A croire que pour vous, il faudrait éviter de proposer ceux qui ont leurs avatars sur Google.


Je trouve ses arguments très logiques même si je déplore les conséquences de cette réaction. Pierre

Bertrand a dit…

Une solution serait bien de vendre les ouvrages rares qui nous restent sur les bras à Google en guise dédommagement... pas certain que l'idée les séduisent.

Blague à part ces deux volumes sont forts jolis et j'ai bien faillis cliquer sur J'ACHETE à parution cet après-midi.. et puis je me suis mis à penser aux études du petit dernier... à mon dernier moulinet 15 roulements à billes Shimano et ma canne ultra léger Sakura.... et puis j'ai oublié les prisons d'état dans le midi au profit d'une partie de pêche demain sur l'Ozerain....

Ou comment devenir bucolique sans dépenser trop de sous...

B.

B.

Anonyme a dit…

Pas de problèmes Pierre.

En même temps, je me dis qu'avec la vague grandissante de numérisation des exemplaires des bibliothèques précieuses (prodigieuse en Allemagne par exemple), je n'en ai pas fini avec ma névrose.

Faut que je revois ça avec mon libraire-psychanalyste

Tout à vous

Raphael

Pierre a dit…

Votre attitude est tapée du bon sens, Raphael, et ne me semble pas necessiter l'intervention d'un coach en bibliophilie ! En tant que lecteur et investisseur, vous souhaitez évidemment vous sentir privilégié par rapport au simple lecteur lambda.

C'est plutôt moi qui devrait prendre un consultant en marketing pour trouver de nouveaux arguments de vente auprès de mes acheteurs ;-))

J'avais pensé au "culpability buisness" , du type :

Votre libraire gagne modestement sa vie avec des aléas parfois préoccupant qui lui valent deux lettres recommandées par an de son banquier… Il a, comme au XVIe siècle, converti certains de ses clients les plus fortunés en mécènes dans une amitié partagée et fidèle. Aussi, ne cache t-il jamais la précarité de sa situation, jouant carte sur table, faisant comprendre à ses visiteurs qu’ils peuvent peut-être trouver le même ouvrage moins cher ailleurs sur google mais qu’en l’achetant chez lui, ils lui permettent de continuer son métier.

J'avais pensé à un carton autour du coup... Pierre

Pierre a dit…

Je suis comme vous, Bertrand, et dans le passé je me suis souvent passé du necessaire pour m'acheter le superflu (couches pour les enfants, lessive, savon et abonnement à canal-plus...)

Comme Raphael : Rien que de très normal ;-)) Pierre

Pierre a dit…

Du coup, autour "du cou", bien sûr ! Pierre

sandrine a dit…

Bonjour ,
Vous savez, Pierre, je crée des blog pour mettre à disposition de gens, comme vous qui vendent, des arguments de la description du livre que je ne trouve pas ailleurs. Je passe pour "la ravie de la créche"... Qu'à cela ne tienne, plus il y aura d'acheteurs de livres dans les librairies qui conseillent, plus j'aurai de clients... C'est une question de priorité... remettre à la mode ce qui est beau par essence. Rien ne remplace la volupté d'un texte typographique EO . Lire c'est bien .être cohérent, c'est mieux.
Un vocabulaire et un savoir que j'ai ne m'appartient pas... Je ne fais que le passer...
Hier une vieille dame de 84 ans qui suit mes cours, m'a dit:"mais enfin, Sandrine, tu n'es pas dans le coup!"
C'est bien ça le problème, les vieux qui nous empêchent d'avancer et de voir autrement que par le tout fric.
Aprés, il faut bien vivre et payer ses charges... Mais bon.. A n'importe quel prix?

Bien bonne journée.

J'aurai presque dit bises.Comme avec mes éléves de 70 ans.

Sandrine.

sandrine a dit…

Je vais encore me faire incendier... tampis... Pour Calamar, Google qui prône la dématérialisation partotu... ça rapporte de l'argent...
Et il semble me souvenir, que les américains ont démonté des chateaux entiers pour les ramener chez eux, parce que la vieille pierre,
( le jeu de mot est tentant mais manque de classe, je m'astiens donc, en gente dame...) c'est une valeur sûre... Cherchez l'erreur.
Je crois sans me tromper que tout est question de choix...
S.

pascalmarty a dit…

En ce qui me concerne j'ai récupéré sur Gougueule quelques ouvrages techniques anciens concernant la typo. Imprimés et reliés avec une reliure à anneaux ils sont à même de me rendre des services. Mais la numérisation est souvent approximative, le Clairalfa ne vaut pas un vergé et la reliure à anneaux ne vaut pas un plein veau (ni même une demi basane).
En somme, si je trouvais les originaux et que mes moyens me permettent alors de me les offrir, mes pis-aller gougueulesques ne m'empêcheraient en aucune façon d'acquérir les vrais.
J'aime bien contempler une photo d'Agate. Mais je préfère de loin tenir Agate dans mes bras…

Pierre a dit…

J'aime bien contempler une photo d'Agate. Mais je préfère de loin tenir Agate dans mes bras…

Voilà, tout est dit ! Merci, Pascal. Pierre

Nadia L* a dit…

Conclusion (et c'est bien ce qui me semblait lors d'un précédent débat), les vrais amateurs, passionnés et amoureux du beau livre continueront toujours à chercher à l'acquérir et ne le laisseront pas détrôner par le numérique.

pascalmarty a dit…

J'ai bien envie d'approfondir un peu le débat avec vous, parce qu'il me semble quand même important.
Parmi les bouquins que j'ai récupéré sur G. il y a LE Fertel (Martin-Dominique Fertel, La science pratique de l'imprimerie, contenant des instructions très-précises pour se perfectionner dans cet art, Saint-Omer, 1723). Je dis LE Fertel parce que c'est un ouvrage de référence en matière d'imprimerie, comme LE Sonrel en est un en matière de théâtre (mais le Sonrel, j'm'en fous, j'ai pas besoin d'aller le récupérer sur G., j'ai l'ÉO, hé ! hé !…)
Par manière de curiosité je suis aller jeter un œil sur AbeBooks, histoire de voir ce qu'il en était du vrai Fertel. Eh bien il se trouve qu'à l'heure qu'il est il y a un libraire du Massachusetts qui en propose une ÉO (en reliure demi-maroquin XIXe) pour la modique somme de… 3151,42 euros.
Dois-je préciser que pour le moment il va falloir que je continue à me contenter de mon exemplaire de chez G. ?
Je préfère l'authentique, pas de doute. Mais je n'ai pas pour autant envie de jeter la pierre à Google (ou à Gallica). Sans eux, le Fertel je pourrais pas le lire…

pascalmarty a dit…

Heu, allé jeter un œil, bien sûr. (ouah la honte, l'aut')

sandrine a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
sandrine a dit…

je disais oui, à Nadia;
Et google a bien saisi le truc... rendre service quand même, le grand argument. Mais c'est pas gratuit... le livre est en Amérique...
Et c'est comme ça pour beaucoup d'ouvrage... Le temps qu'on se reveille, c'est déjà trop tard... Combien de retard sur les américains... 10 ans, je crois.
En plus, je ne jette pas le pierre à quelque chose qui me sert, mais cela ne m'empêche pas de penser ce que je pense... Là ou un américain investit 1 euro, il faut que cela lui rapporte 4.
(Je sais de quoi je parle, j'ai été élevé à la maison avec un père qui a commencer sa carriére chez le groupe Mars, de quoi être dégoutée... D'ailleurs j'ai choisi relieur.
Tout est dit, là aussi.
S.

Pierre a dit…

Nous sommes bien d'accord sur la numérisation qui est un moyen idéal de diffusion de l'information pour des ouvrages très rares ou très chers.

Mais où le bât blesse, c'est que Google, pris par un profond désintéressement qui l'honore, a numérisé tous les autres ouvrages, même ceux qui n'étaient ni très rares, ni très chers, livres qu'on pouvait trouver chez des petits boutiquiers de province...

Hors, qu'arrive t-il, donc ? Des bibliophiles aux revenus modestes perdent le goût d'acheter et des libraires impécunieux perdent donc le goût de vivre... ( je tente le culpability-buisness !)

Quand les yeux sont comblés, il nous reste, quand même le plaisir tactile de posséder l'édition d'époque. C'est ce qu'il faut se dire. Pierre

calamar a dit…

Sandrine, que viens-je faire dans cette galère ? pour une fois que je ne commente pas...

pascalmarty a dit…

S'il est ni très rare ni très cher et que vous l'avez, sûr que je préfère l'acheter chez vous, Pierre, que de me contenter d'une numérisation plus ou moins caca. S'il ne s'agissait que de moi, les libraires auraient encore de belles années devant eux.

Et, euh, Sandrine, vous seriez bien plus intéressante à lire si vous évitiez points de supension et aposiopèses. Je ne sais ce qu'il en est des autres mais j'ai souvent beaucoup de mal à suivre le cours de votre pensée et le sens de votre discours. (Pardon, Pierre, je m'immisce…)

sandrine a dit…

Pardonnez moi Calamar, j'avais cru lire un de vos commentaires????
Je vous prie de m'excuser.. c'est de la lettre de Raphaël dont il s'agit...
Autant pour moi.

PM. oui je vais éviter ; En fait, il s'agit d'exemples à contrario. Et de points de suspension impliquant le fait que ces discours ne changent pas la réalité des choses. En clair, je constate comme tout le monde mais les moyens d'actions sont minimes, à moins d'agir et de pousser la porte de son libraire, ou d'acheter tout simplement. Et là, il s'agit des choix personnels fait en conscience, selon les arguments que vous avancez et que je partage et, le budget de chacun, argument non moins importants.
Les livres présentés par Pierre ont des plats galbés, trés agréable à l'oeil, le papier, un coulé romantique glacé, peut être un St Anne... Je ne suis pas sure.
C'est un mode de fabrication différents entre 2 papiers.
Ce sont vraiment de jolis livres.

Merci de votre conseil.
S.