vendredi 29 octobre 2010

La loi des séries : Walter Scott


Fasciné par le passé de l'Ecosse, Walter Scott est le père d'un genre littéraire, le roman historique. S'il fallait rendre un seul mérite à l'auteur – passons pour cette fois sur son œuvre – c'est d'avoir permis aux écossais de mettre un Kilt dont le port avait été interdit par une loi du Parlement en 1746 !

Qui n'a pas rêvé devant les films d'Ivanhoé, ce film magnifique mettant en scène Elizabeth Taylor au sommet de sa beauté, donnant la réplique à Robert Taylor ? La trame des récits d'Ivanhoé ou encore de Rob Roy, le Robin des Bois d'Ecosse, film sorti en 1995 est, en fait, tirée des romans de Sir Walter Scott.


Cette figure de proue du courant romantique anglais est né en 1771 à Edinbourg. Scott est issu d'une famille appartenant à un clan écossais très connu. Les chansons flokloriques, les poèmes et les traditions de ce clan ont inspiré Sir Walter Scott tout au long de sa vie. Tout jeune, il lit Shakespeare, il se nourrit de poèmes et des contes teintés d'histoire que l'on raconte au coin du feu. Il puise également dans la littérature latine et grecque et s'en nourrit tout au long de son adolescence. Il lit l'italien, le français, l'espagnol... Scott est avant tout un passionné de lettres.


Il publiera une trentaine de romans, d'innombrables poèmes et chants poétiques au cours de sa vie. La caractéristique des romans de Scott est qu'il s'inspire principalement de l'époque médiévale et de l'histoire romancée de l'époque pour composer ses romans. Sa popularité est immense de son vivant, et elle tient principalement au fait que ses romans historiques répondent aux goûts des lecteurs de l'époque. Est-il encore du goût des lecteurs d'aujourd'hui : J'espère ;-))


Malgré ses difficultés financières, le succès de Scott fut énorme, tant en Angleterre qu'à l'étranger : En France par exemple, Ivanhoé fut largement apprécié et le roman de Scott lança le genre du roman historique dont on va trouver des traces chez des auteurs au talent aussi immense qu'un Balzac (Les Chouans) ou bien sur à Alexandre Dumas, avec les Trois Mousquetaires notamment.


Souffrant énormément des suites d'une poliomyélite, perclus de rhumatismes (et de dettes), Scott prenait de fortes doses de laudanum et écrivait parfois ses romans dans un état de transe... Sir Walter Scott mourut en 1832, laissant une œuvre immense.


La série que je vous présente est de très belle facture. Les rousseurs sont assez faibles pour l'ensemble, cependant marquées pour certains cahiers, ce qui permet une lecture facile d'autant que les marges sont grandes. Quelques traces de mouillures claires anciennes ôtent beaucoup de valeur financière à l'ensemble. Il faut donc en profiter ! Pierre


SCOTT / DEFAUCONPRET. Œuvres de Walter Scott. Furne - Pagnerre - Perrotin, Paris. 1860. In-8. Reliure demi-chagrin vert empire, plat en percaline de la même couleur, pièce de titre et tomaison en lettres dorées, filets sur les nerfs. Tranches mouchetées.Rousseurs fréquentes mais peu marquées et traces de mouillure claire sur quelques ouvrages. 2 Gravures hors texte en noir et blanc par ouvrage. Lettrines en noir et blanc dans le texte. Tous les coins et toutes les coiffes sont en bon état. Reliures très peu frottées. Bel état d'ensemble.

- I. Waverley - II. Guy Mannering – III L'antiquaire - IV. Rob-Roy - V. Le nain noir, Les Puritains d'Ecosse. - VI. La Prison d'Edimbourg. - VII. La fiancée de Lammermoor, L'officier de Fortune - VIII. Ivanhoé - IX. Le Monastère - X. L'abbé, - XI. Kenilworth. - XII. Le Pirate. - XIII. Les aventures de Nigel - XIV Peveril du Pic. XV. Quentin Durward. - XVI. Les Eaux de Saint-Ronand - XVII Redgauntlet, XVIII. Le Connétable. - XIX. Richard en Palestine- XXI. Les chroniques de la Conongate. - XXII. La jolie fille de Perth - XXIII. Charles le Téméraire. - XXIV. Robert de Paris. - XXV. Le château périlleux. Histoire de la démonologie et de la sorcellerie. Il manque à cette série le tome XX. Retiré de la vente

10 commentaires:

calamar a dit…

la série s'arrête-t-elle vraiment à 25 ? il me semble que les tomes 26, 27 et 28 forment l'Histoire d'Ecosse, et les tomes 29 et 30 les oeuvres poétiques. Mais je me trompe peut-être d'édition...

Pierre a dit…

L'édition de 1830 est, en effet, en 32 volumes. Cette édition (presque) complète de 1860 n'est pas fréquente en ligne et on trouve souvent des exemplaires dépareillés ce qui, dans ce cas, n'est pas grave, les romans étant complets en eux même. Elle est en 25 volumes.

J'avais acheté cette série dans une salle des ventes, il y a déjà quelques temps. Je procédais alors par le système d'essais-erreurs... Dans ce cas, je n'étais pas passé la veille pour vérifier et je l'ai acheté complet ;-(( Depuis, je vais moins en salle des ventes ... Pierre

calamar a dit…

32 volumes, donc, et pas 30 comme je le croyais. Ma référence n'est pas celle de 1830, mais de 1836, une réédition sans doute.
En tout cas cette (presque) complète série est décorative. Plus qu'à trouver un architecte d'intérieur, ou un décorateur !

Pierre a dit…

C'est vrai que par bravade, je fais plutôt dans les séries imposantes en ce moment ;-))

La mort du métier de libraire d'ouvrages anciens c'est la taille exigüe des appartements - il se construit, parait-il à Paris des logements à 20.000€ le M2 - et le prix exorbitant des bibliothèques. Une fois en possession de son bien, il ne reste plus au propriétaire de quoi acheter des livres...

Dommage ! Car s'échapper parfois avec un bon livre... Pierre

Textor a dit…

Mon préféré c'est Ivanhoé ! "Si tu viens pas à Richard Coeur de Lion, Richard Coeur de lion viendra-t-a-toi ! Yahou ! Rintintin !"

Pierre a dit…

Il me semble que c'est au musée de Rennes, près de chez vous, qu'on peut voir une évocation de l'œuvre de Paul Féval, lui même passé par Redon... Il est évident que Walter Scott s'en est inspiré ;-)) Pierre

calamar a dit…

S'il s'est inspiré de Féval, c'est donc qu'il était adepte du spiritisme, très en vogue en ce temps-là.
Je viens de relire Quentin Durward, dans l'édition de 1835 (un frontispice, une gravure d'assez mauvaise facture signée Johannot, et une carte explicative qui n'explique rien). Les notes sont amusantes, de Walter Scott (pour se justifier des traits de caractères prêtés aux personnages) et de l'éditeur français (pour relever les nombreux anachronismes). Mais ça se laisse lire...

Pierre a dit…

Vous êtes nommé rédacteur en chef de notre comité de lecture, calamar !

Vos appointements vous seront envoyés par bouteille à la mer.

En ce moment, je suis plongé dans Rousseau, non pas par goût personnel bien que mes a priori s'envolent en relisant certains passages, mais parce que j'ai peur d'être influencé, pour un billet futur, par les clichés qui l'entourent.

Je crois que pour Walter Scott, les dés sont jetés. Cela se laisse lire mais ça ne se lit plus beaucoup. Mon dernier espoir est qu'un scénariste de film à gros budget soit en mal d'inspiration ;-)) Pierre

Jerome Goubin a dit…

Bonjour

J'ai trouvé suite a une succession une publication de 1835 des œuvres de W Scott tome I à XXX(manque tome XXI)
Il sont dans un état "passable" cad usure du temps et quelques taches d’humidité, sans pour autant être "non présentable"

Je souhaite m'en séparer , faute de place.

Pouvez vous m'indiquez une fourchette de prix, pour autant qu'il existe un marché et éventuellement qui contacter pour les vendre

Cordialement

J Goubin
jgoubin1@free.fr

Pierre a dit…

J'ai posté ce billet en 2010 et ces ouvrages sont encore sur mes rayonnages, Jérôme...

Tirez-en la conclusion qui s'impose : Soit mes 24 ouvrages illustrés en demi-chagrin à 10 € le volume sont trop chers, soit il n'y a plus de lecteurs d’Ivanhoé !!

Je laisse votre annonce dans les commentaires. Vous aurez peut-être plus de chance que moi ;-)) Pierre