lundi 2 mai 2011

Causeries du lundi de Philippe Gandillet : Mariage princier comme si vous y étiez…


Chers lecteurs,

J'arrive de Londres où j'étais invité à un mariage. Nombre d'entre-vous ne sont pas au courant de l'union de Kate et William, héritiers du trône d'Angleterre, trop absorbés qu'ils étaient par le salon du livre ancien du Grand Palais à Paris. Je ne les connais pas personnellement mais je suis proche du père de William avec qui nous avons fait quelques virées mémorables dans la capitale quand nous étions plus jeunes ; c'est pourquoi, j'étais aux premières loges ; c'est pourquoi, je peux vous en relater les grands moments…


Je le savais depuis plusieurs semaines, Charles m'avait envoyé un carton d'invitation personnalisé. A moins de deux heures du coup d’envoi de la cérémonie, les premiers invités s’installent dans l’abbaye de Westminster avec moi. Moment émouvant, la famille de Lady Di est arrivée au grand complet à l’abbaye de Westminster où se déroule le mariage princier. Je me souviens encore du discours émouvant du petit frère de Lady Di, le comte Spencer, lors des obsèques de sa sœur dans ce même lieu le 6 septembre 1997. Une manière de tourner la page, me direz-vous....


Sir Elton John fait partie, comme d'habitude, des quelques happy few invités à la noce. On nous a demandé d'animer la messe bien que nous n'ayons pas la même tessiture ; je suis baryton, il est ténor ! Juste reconnaissance de nos talents respectifs. Les arrivées de people se succèdent… Elton et son mari David Furnish ont donc pris place à Westminster et la cérémonie de mariage peut enfin commencer. Ah, non ! Il nous manque le gouvernement ;-)) Le premier ministre a quand même choisi de jouer le jeu à fond et a opté pour un costume queue de pie. A son bras, sa femme Samantha, en robe moulante verte à épaulettes avec un gros collier doré. Contrairement à de nombreuses invitées, la première dame du royaume n’avait pas de chapeau. Shocking…


Ça y est ! L’homme du jour est arrivé à l’abbaye de Westminster ! Après avoir traversé une partie de Londres dans une Rolls Royce bordeaux avec son frère le prince Harry, William a fait son entrée, il y a quelques instants, devant le lieu de la cérémonie. Veste rouge de colonel de la Royal Air Force couvert de médailles et pantalon noir, le prince charmant a l’air stressé mais souriant. Les arrivées se succèdent. Camilla accompagnée de Charles viennent au devant de moi pour me serrer la main. Je suis un peu gêné, tout de même, mais je présente néanmoins mon meilleur profil à la caméra…


Après avoir été acclamée par la foule, Kate a fait son entrée dans l’Abbaye de Westminster. Accompagnée de son père, elle a remonté l’allée centrale, lentement, visiblement très émue. Voilée, portant une tiare, Kate est allée retrouver William devant l’autel. Jusqu’à ce qu’elle se tienne à ses côtés, il ne s’est pas retourné. Au bout de quelques instants, le Prince William découvre sa future femme et sa sublime robe de mariée. Complice, il lui fait un clin d’œil, et je l'entends qui lui dit " Eh bien, tu en as mis un temps pour arriver !"


La cérémonie terminée, c'est un cortège de cinq carrosses qui se dirige vers le palais royal. Je vous passe le baiser des jeunes mariés que vous trouverez sur les manchettes de vos quotidiens et vous livre un petit secret entre amis : Ce n’était pas prévu. Et pourtant, c’est bien à bord de mon Aston Martin que la princesse Kate et le prince William sont sortis de Buckingham Palace pour rejoindre Clarence House, résidence du prince Charles où nos attendait le buffet royal ! Ai-je fait un toast pendant le repas ? C'est de tradition…

Voilà, résumée en quelques mots, cette sympathique cérémonie qui a échappé à tous les bibliophiles qui se pressaient au Grand Palais. Il parait que ce Salon fut une grande réussite. J'y serais allé si j'avais été invité ;-)) Votre dévoué. Philippe Gandillet


Sur injonction pressante de Pierre : Trois ouvrages pour les amoureux de la perfide Albion…


ROSEN (Ruth Chier). Pardon My Foie Gras: The choice cuisine of France, a handy aid book. R. Rosen Associates, 1956. Very Good Book clean very nice, original shipping box included. 15 € + port

MORGAN (Kenneth.O). The Oxford illustrated history of Britain. N.Y, Oxford university press. 1986. 15 € + port

COLLECTIF. The Oxford dictionnary of Quotations. Third édition.. N.Y, Oxford university press. 1989. 15 € + port

15 commentaires:

Bertrand a dit…

à priori, et de visu, Kate fait un petit 85C ...

Sorry ! Oh my gode ! (Benny Hills étant ma seule référence anglo-phile)

B.

Anonyme a dit…

Cette jeune femme est très jolie et semble, en effet, avoir de la conversation. Ph Gandillet

Bertrand a dit…

85C moi j'appelle ça être un peu timide non?

B.

Pierre a dit…

Ils ne tomberont jamais ;-)) Toujours miser sur le long terme, Bertrand !

sandrine a dit…

Conversation hautement philosophique, à laquelle je ne peux rester insensible.
85C, c'est trop d'arguments,à mon avis. Elle ne dépasse pas le 85B mesure européenne revisitée, la demoiselle.
A, B, C étant le tour sous sein.
Quelques pudding plus tard, et vous pouvez espérez un 95D, sans compter les quelques maternités souhaitées et vivement recommandées pour assurer une royale descendance.
Je ne suis pas sûre que les commentaires soient dignes de faire parti d'un catalogue...
:)
S.

sandrine a dit…

Aprés reflexion a b ou c, c'est la profondeur et non le tour...
¨Pas la peine de demander à vos femmes confirmation.
:D
S.

Pierre a dit…

Si nous partons d'un point de vue hautement anatomique, nous ne faisons que deviser sur des considérations établies par Daubenton ou Cuvier. Si c'est l'outrage du temps qui passe sur la sustentation mammaire qui nous interpelle, nous chercherons chez Agrippa ou Epictète le soutien à nos malheurs. Si la perfection de ce buste princier nous rappelle à l'admiration de l'œuvre de Dieu, c'est vers le Tout-Puissant que nous nous tournerons pour le remercier de cette beauté divine.

Vous voyez bien qu'il n'y a rien de trivial dans nos propos et que ce blog est fidèle à sa réputation d'élitisme… Pierre

Jeanmichel a dit…

Bah, tant que ça pigeonne, ça roucoule.
Les couleurs de mandrill choisies par William jurent un peu. Etait-ce un défi ?

sandrine a dit…

Je n'en doute pas un instant , Nadia a dit que c'etait un blog sérieux, quand même.
S.

Anonyme a dit…

- Vous regardez ces deux petits coquins ?
- Oh, Madame, vous voulez dire, ces deux grands pendarts !

Attribué à M. de V., je crois.

Montag

Nadia a dit…

Je salue juste tout le monde en passant, me remettant d'un long w. end fort mouvementé, loin des lois de la pesanteur que vous semblez évoquer.
Je confirme juste que le chiffre = le tour du torse en cm à hauteur de la poitrine, et la lettre, la profondeur du bonnet.

Pierre a dit…

Je crois que Le Prince William appartient à plusieurs corps d'armée. Il avait donc l'embarras. Son choix s'est porté sur la tenue imaginée par Offenbach pour La Grande-Duchesse de Gérolstein.

N'oublions pas que ce mariage a quelque chose d'un conte de fée. Pierre

Textor a dit…

Du Grand Palais à celui de Buckingham, toute la gente bibliophile était de sortie, à ce que je vois. Moi aussi, j’avais pris mon mètre pour mesurer la taille de marge. 8,5 cm , cela fait rêver, non ?
T

Pierre a dit…

Une belle taille, en effet. Y avait-il des témoins pour la mesure ? Pierre

Anonyme a dit…

Un espace de respiration entre chaque page. Des témoins qui se plient au jeu des idées. Voilà la belle bibliophilie qui s'acoquine bien de quelques mesures soumisent au temps assassin.
S.