samedi 21 août 2010

Technique et art de la corrida par Paco Tolosa. Un sujet qui fâche les vaches ?


Je ne suis pas un aficionado, non pas parce que je n'aime pas "Los Toros", "Los matadores" ou la mise à mort d'un animal dans un contexte festif particulier mais parce que je n'arrive pas à faire les "r" avec la langue quand je baragouine espagnol. Çà me vexe !

J'ai passé quelques jours de vacances près de Madrid où ma fille travaillait, il y a près de cinq, et je suis encore révolté qu'aucun tenancier d'auberge espagnole ne m'ait servi, une seule fois, de jus d'orange (naranja) sous le fallacieux prétexte que je n'arrivais pas à m'exprimer de façon claire et intelligible voix dans la langue de Cervantès... Résultat : 10 jours de jus de pêche et une incroyable rancœur envers ses habitants ;-))


Ceci ne veut pas dire que je n'ai jamais assisté à des corridas. En tant que vétérinaire (mon activité précédente), j'ai plusieurs fois attendu que la bête soit morte pour pratiquer un examen succinct avant son arrivée à l'abattoir afin de délivrer le certificat d'abattage d'urgence (il était plus que temps, me direz-vous !) qui permette son entrée dans l'établissement qui allait procéder à la commercialisation de sa viande.

C'est une tradition comme une autre. La viande nécessite un temps de ressuage (ramollissement en chambre froide) qui va permettre aux chairs d'être tendres (5 à 7 jours pour un bœuf) sauf si elle est cuisinée très rapidement après son décès ; dans l'absolu, la viande prise sur le vivant serait de qualité ; où si elle a subi un effort physique qui a déjà libéré tout l'acide lactique responsable de sa rigidité. Nous sommes dans ce dernier cas. Donc, je signe et les aficionados peuvent se régaler…


A cet égard, si un taureau ne jouait pas le jeu (c'est une tournure de phrase ambiguë, je le concède), et s'il ne se battait pas avant d'être traversé par le sabre qui va sectionner sa moelle et perforer ses poumons, vous auriez toute chance que la "Gardianne" que vous commanderez dans l'auberge espagnole (qui ne veut pas me servir de jus d'orange parce que je n'arrive pas à rouler les "r", je le répète) après la corrida soit difficile à mastiquer. Amusant non ?


Mais je m'égare.

En fait, pendant les Corridas ou les Novilladas (la même chose mais avec un sabre qui tremble), je restais souvent avec les cuisiniers qui préparaient la Paella géante. Avez-vous jamais assisté à la préparation d'une Paella géante ? C'est impressionnant !

Cependant, l'art Paellamachique ayant subit une évolution sensible depuis quelques années, et la cuisine s'étant enrichi de suertes nouvelles et de nouveaux ingrédients, il me parait indispensable de développer ce sujet dans un futur billet…


Mais je m'égare encore,

Je l'ai dit, si je ne suis pas un "aficionado", je ne suis pas opposé à la corrida. Elle est une tradition qui puise ses racines dans un passé lointain et qui répond à des lois bien plus exigeantes que la barbarie des champs de bataille. Simplement je ne suis pas espagnol et j'ai un problème pour rouler les "r", vous l'ai-je dit ? ;-)) Pierre


LAFRONT Auguste (Paco TOLOSA) Technique et Art De La Corrida - Nouvelle Édition, Revue et augmentée. Reproduction De Photographies. Imprimerie Ouvrière Toulouse 1947 In-8 Broché Couverture Souple Avec Photo Ed. Limitée Numérotée 208 pages dont un état signalétique des taureaux d'après leur robe et leur armure et un glossaire tauromachique - Nombreuses reproductions de photos, en NB, sur les techniques de l'Art tauromachique - Avant-Propos de Paco TOLOSA - On trouve dans cet ouvrage l'essentiel des connaissances nécessaires à l'intelligence de L'Art tauromachique - Exemplaire sur Papier Bouffant, Planches sur Papier Surglace, Portant le N° 211 (N°s 11 à 460) - Ouvrage dédicacé par l'auteur – Traces anciennes de mouillures très claires en bas de l'ouvrage qui expliquent son estimation basse- Papier jauni mais nous sommes en 1947. Exemplaire en bonne condition, néanmoins. Envoi De L'auteur. Vendu

5 commentaires:

Bertrand a dit…

Évidemment, vu comme ça... ma gardiane de taureau gentiment appréciée et servie aux pieds du château du gros roi René... n'a plus vraiment la même saveur.

PS : Triste nouvelle pour ce jour de grâce d'aoûst 2010. Je viens d'apprendre qu'un chat chasseur aficionados avait par vilénie pêché les quatre poissons rouges (enfin presque rouge... un peu décolorés avec le temps... cela faisait trois ans qui coulaient des jours tranquilles dans un micro bassin d'un mètre cube...), tous morts... éventrés sur le gazon !!

Il y a de ces jours où les chats vous...

Enfin...

B.

Anonyme a dit…

Le drame de la corrida, c'est que le taureau n'a pas sa chance !

René

Pierre a dit…

C'est ce que l'on croit tant que l'on a pas, effectivement, été en face d'un taureau espagnol !
Il n'empêche que les statistiques corroborent votre impression, René. Souvent c'est le toréador qui ressort avec les deux oreilles et la queue, rarement l'inverse ;-)) Pierre

Pierre a dit…

Le chat, comme le toréador, tue par jeu.

La moindre des politesses, eu égard aux amateurs de poissons rouges, eut été que le chat mange ses proies, vomisse ses tripes pendant trois jours et se promette, en lui même, de ne jamais recommencer. Que dirait-on si les hommes accrochaient des chats aux hameçons de leur lignes pour pêcher le requin ?

Inutile de vérifier, cela se fait.

Anonyme a dit…

Alala la corida tellement de choses à cracher dessus ! je préfère m'en tenir à une expression qui résumera mon beau discours: ce n'est qu'un monde de gueux !