mercredi 16 décembre 2009

Les œuvres complètes de Voltaire : Exemplaire de travail.


Voltaire c'est, un peu comme Victor Hugo, un monument.

Il a écrit sur tout et de tout.

Certes, ses pièces de théâtre, et je pense en particulier à "La Pucelle", ont un peu vieilli. Mais quel panache, quelle vivacité d'esprit, quel Esprit ! Beaucoup ont vu dans son rejet des dogmes, le résultat de son initiation maçonnique. Je crois que c'était, avant tout, un caractère rebelle aux idéologies établies et peu apte à se contenter de "l'à peu près".

Si vous voulez tout savoir sur lui, vous pourriez vous procurer ses "Mémoires pour servir à la vie de Monsieur Voltaire écrits par lui-même" mais vous seriez déçus car elles ne traitent que de ses démêlés avec Frédéric II. Tel que vous ne me voyez pas, je feuillette distraitement le "Voltaire" de Gustave Lanson mais il y en a beaucoup d'autres tout aussi brillants. Il y a aussi celui de Monsieur Ernest Wikipédia qui est à bout de clavier mais que je délaisserai aujourd'hui.


Dans Voltaire, tout est bon, il n'y a rien à jeter, vous disais-je, c'est pourquoi je vous propose d'acquérir de préférence ses œuvres complètes plutôt qu'un texte en lui-même, sauf si un intérêt bibliophilique ou bibliographique lui est associé. Mais comme c'est un auteur sur lequel il faut souvent s'arrêter, au lieu de choisir un ensemble en plein maroquin relié par Simier et aux Armes du Duc d'Aumale sur un papier pur chiffon filigrané, je vous propose d'acheter un ensemble abordable par son prix sur lequel vous n'aurez aucun scrupule à apposer quelques annotations au crayon de papier qui donneront de la valeur à l'ouvrage.

Vous pourrez ainsi commenter de façon brillante et personnelle, le tragédien démodé, le philosophe, le vulgarisateur scientifique, le courtisan, le poète, l'historien ou le mystique agnostique emprunt du plus profond respect pour Dieu.


Vos enfants pourront feuilleter ces ouvrages, plus tard, dans la bibliothèque que vous aurez légué en s'étonnant encore qu'un esprit aussi éclairé ait pu exister sous le costume d'abruti dont vous avait si gentiment affublé leur mère (je blague, bien sûr). Il est évident que si vous avez griffonné le même exemplaire recouvert d'une reliure de Simier, vous êtes alors un abruti !

Pierre.

Voltaire Oeuvres complètes. Furne, Paris 1838 - 13 volumes. Grand in-8°.Reliure cartonnage rouille, dos insolé, traces d'usures mais solide. Titre et ornements dorés sur le dos. Pas de décalage de feuillets. Textes sur deux colonnes ornés de gravures hors et dans le texte. Rousseurs éparses. Vendu

10 commentaires:

Bertrand a dit…

Ma foi je trouve ces cartonnages très jolis. C'est un peu plus qu'un exemplaire de travail. Et votre prix est à la hauteur de toutes les bourses néo-bibliophiles ou avarico-bibliophiles.
Bonne vente !

B.

Pierre a dit…

Nous sommes un peu plus nombreux que prévu pour les fêtes de Noël. Là, je suis entrain d'acheter le chapon !

;-)) Pierre

martin a dit…

La Pucelle une pièce de théâtre? On apprend toujours...

Jeanmichel a dit…

Tout le monde aura bien sûr rectifié : Voltaire n'a rien emprunté du tout à Dieu, mais l'hypothétique existence de celui-ci a laissé son empreinte sur la façon de raisonner de celui-là.
"...empreint du plus profond respect...", du verbe empreindre.

Pierre a dit…

Martin,

Vous avez tout à fait raison. la "Pucelle" comme la "Henriade" ne sont pas des pièces de théâtre mais des "poèmes épiques".

En écrivant "pièce", mon esprit plein d'approximations exprimait que "La Pucelle" avait été, si mes souvenirs sont bons, lue en public au théâtre et que Voltaire en avait tiré une légitime gloire. Il faudra, en effet, que je vérifie tout çà... Si j'avais utilisé Wikipédia, cette erreur ne serait pas passée, bien sûr.

Il faut quand même que je vous dise comment j'écris mes commentaires et cela va vous faire sourire ! J'ai une boutique où je suis le patron, l'employé, le comptable et la technicienne de surface... Le résultat s'en ressent, je le concède !

Merci de lire mes billets. Votre caution est un gage d'excellence pour moi. Pierre

Pierre a dit…

Jean-Michel,

J'ai les yeux inondés de larmes de rire ! C'est la plus belle "boulette" du blogue depuis sa création, je crois, et pour le 1er janvier, je vous promets un bêtisier.

J'arrive encore à m'étonner de la richesse de la langue française et des contre-sens que l'orthographe permet.

Qui emprunte à Dieu prête à rire...

Merci. Pierre

Bertrand a dit…

A ne pas confondre avec emprunt...

mais ça, c'est une histoire d'Etat !

;-))

B.

lectrice a dit…

Si Pierre a fait une bien excusable et peu condamnable confusion entre emprunt et empreint, c'est simplement du a son caractere genereux : chez lui ni pret, ni emprunt,il donne et c'est tout.

Pierre a dit…

Je confirme tout le bien qu'on dit de moi... mais si vous vous attendez, grâce à ces remarquables flatteries, à ce que je ne vous fasse pas payer les livres rangés sur les rayonnages de ma librairie, vous allez avoir de grosses déceptions. ;-)) Pierre

Pierre a dit…

L'exemplaire de travail est parti avec l'autorisation d'y insérer au crayon à papier de savantes et judicieuses remarques.

J'ai mis la barre très haut et la main tremblera au moment d'écrire...

Pierre