vendredi 4 décembre 2009

Les lettres de mon moulin dans une jolie présentation


Hier, j'ai vendu un livre.

Bon, en soi même, l'information n'est pas un événement exceptionnel, je vous rassure ! Mais comme c'était un dépôt fait par un ami, c'est l'occasion de vous expliquer comment je gère la chose. D'autres font sûrement différemment.

Tout d'abord, je dois vous dire que je n'aime pas accepter de livres en dépôt (et j'en ai très peu). Je n'ai pas vraiment d'arguments pour étayer ce mauvais pressentiment mais je me dis que si je n'ai pas acheté ce livre dès le départ c'est que : Soit il ne m'intéressait pas vraiment, soit que je pensais que ma clientèle n'avait pas les moyens de se l'offrir (trop cher). Je le fais pour des amis. C'est quelquefois un redoutable moyen pour les perdre…


Plutôt que de mettre en place un difficile pourcentage de marge, je me mets d'accord, dès le départ, sur le prix que veut en tirer le propriétaire. Après, le bénéfice c'est mon problème ! Comme ça, les choses sont simples… Malgré tout, je trouve cet arrangement bancal. Et puis, la responsabilité est tout autre et il n'est rien de plus difficile à entendre qu'un "Alors ? Ce livre, tu le vends ?" ou pire, une fois que l'affaire est faite de se retrouver débiteur d'un ami pour le bénéfice qu'on a fait sur son dos. Pour cet exemple, il est quasiment nul mais c'est quasiment un bon ami aussi. Vendu


Bon point pour moi, ce livre a fait le bonheur des visiteurs pendant sa présentation car il est très typé "Provence" et l'édition comme la reliure sont remarquables. A noter toutefois, une petite faute de goût sur le contre-plat et la garde dont la soie "vert empire" et la roulette dorée ne vont pas vraiment avec la reliure ciselée "art-nouveau". Ce n'est que mon avis.

Je profite de ne rien avoir à vendre, aujourd'hui, pour envoyer un signe d'amitié et des remerciements aux membres privilégiés qui ont bien voulu d'inscrire sur "blogger" et en particulier aux membres habitant dans un pays étranger qui ont beaucoup plus de chemin à faire que les autres pour arriver sur la page d'accueil ;-))


Je pense en premier à Aurélia d'Australie, à Denis du Japon, à Pierre du Québec, à René de Belgique et à Aimée de Paris en France. Je tiens d'ailleurs à remercier ces dames de ne pas prendre en "grippe" ce blogue en raison des causeries du lundi de Philippe Gandillet qui peuvent paraître taquines pour les femmes si on ne savait pas que ce dernier se repent de ses billets, tout le reste de la semaine, par une attitude soumise et respectueuse envers la sienne … Pierre

12 commentaires:

Bertrand a dit…

J'ai la même vision des choses Pierre.
Soit j'achète et j'assume soit je n'achète pas et je laisse passer.
Les dépôts sont affaire purement spéculative, on ne choisit le livre que l'on propose qu'à demi.
En bibliophilie on ne fait jamais les choses à demi.

B.

Pierre Bouillon a dit…

" M. Seguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres.
Il les perdait toutes de la même façon: un beau matin, elles cassaient leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait.(...)"
Oeuvre charmante, d'une simplicité et d'une netteté qui la fait grande. À lire ou à relire.
Merci pour cette présentation et pour vos chaleureuses salutations.
Pierre du Québec.

Pierre a dit…

Bertrand,

C'est décidé. Je ne prendrai plus de dépôt pour des amis. Et puis, c'est tellement fragile, l'amitié.

Pierre

Pierre a dit…

Je ferai une exception pour "Pierre du Québec".

Pierre, vous venez me déposer un livre quand vous voulez !

Pierre Bouillon a dit…

J'accepte avec plaisir cette offre.
Je veux me débarrasser depuis plusieurs années de cette vieille Bible de Gutenberg, dite "à quarante-deux lignes", qui encombre mes rayons.
Pierre B.

Pierre a dit…

Je viens la chercher :-))

Pierre

Bertrand a dit…

Pouvez-vous nous dire Pierre, en quelle matière était faite l'incrustation décorative sur le premier plat de la reliure ? Je ne vois pas bien ?

B.

Pierre Bouillon a dit…

Il n'y a pas de premier plat. Mon exemplaire n'est pas relié.Les bibles sortaient ainsi de l'imprimerie de Gutenberg.On laissait aux acquéreurs le soin de la reliure. Il y a cependant une signature au bas de la première page,mais couverte en partie par une macule: Johann Fust (?).
Pierre :)

Pierre a dit…

Bertrand,

Dans une notice que j'avais faite, j'avais mentionné "ivoirine" car je ne me rappelais plus le terme exact utilisé à cette époque.

Il s'agit d'une sorte de bakélite blanche qui recouvrait de façon élégante, des petits livres de messe du début du 20eme siècle et qui ressemblaient à de l'ivoire.

En fait, je n'ai pas osé gratter pour vérifier ! Le travail d'illustration était remarquable.

Pierre qui ouvre sa boutique le dimanche après-midi...

Bertrand a dit…

Merci de l'info,

Bertrand qui se repose... (enfin presque)

B.

tandesse a dit…

Merci beaucoup pour tous cette belle présentations que vous ne faites ,un vraie richesse et un grande générosité de votre part. Grâce a vous je enrichi mes connaissances.

Pierre a dit…

Le bonheur de se savoir lu hors des frontières de l'hexagone ajoute au plaisir de ce compliment. Pierre