jeudi 18 mars 2010

Entretiens sur l'architecture par Viollet-le-Duc : Première édition de 1863




Si je vous dis " Cité de Carcassonne , Vezelay, Notre Dame de Paris ", vous me répondrez : Viollet-le-Duc. Né en 1814 et mort en 1879, il est un des architectes français le plus connu du grand public, entre autres pour ses restaurations de constructions médiévales.


" Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné ". En application de ces principes, Viollet-le-Duc modifia ainsi par interprétation plusieurs monuments, ce qui explique que son œuvre soit aujourd'hui controversée, mais ceci permit de sauver de la ruine notre patrimoine sous l'impulsion d'un grand ministre et écrivain qui était aussi son ami d'enfance, Prosper Mérimé. Mais revenons au contexte historique…


On peut noter que cette époque fut riche de ministres et écrivains visionnaires puisque Lamartine en prenant cause à la même époque pour la Provence fit découvrir Mistral, amena le chemin de fer jusqu'en Arles et propagea le goût pour les monuments Antiques. Mais revenons au moyen age…


On peut aussi noter que c'est grâce à la littérature et aux succès des romans historiques de plusieurs écrivains de l'époque dont le Bibliophile Jacob (Paul Lacroix) et un certain inconnu prénommé Victor Hugo qui écrivit une comédie musicale pour " Garou " que cette mode pour notre passé médiéval se propagea. Mais revenons à Viollet le Duc…

Plutôt que de parler de l'homme, je vous propose une petite liste de ses restaurations et de ses réalisations. Vous verrez que nous devons beaucoup à ce bienfaiteur de la France.


Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay
Cathédrale Notre-Dame de Paris, avec Jean-Baptiste-Antoine Lassus
Basilique Saint-Denis
Sainte-Chapelle (Paris), avec Félix Duban et Jean-Baptiste-Antoine Lassus
Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne
Cathédrale Saint-Michel de Carcassonne
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Clermont
Hotel de ville de Narbonne (Aude)
Hotel de ville de Compiègne (Oise)
Cité de Carcassonne (Aude)
Château de Pierrefonds (Oise)
Château de Coucy (Aisne)
Remparts de vieille ville d'Avignon
Église Saint-Gimer de Carcassonne
Château Jacquesson à Châlons en Champagne, seule maison de ville de cet architecte.


Les travaux de Viollet le Duc influencèrent profondément beaucoup d'artistes " Art Nouveau " dont Guimard, Gaudi, Horta et bien d'autres. Ce n'est pas tant ses constructions mais ses théories et ses analyses qu'il exposa dans de nombreux livres qui donnèrent à son influence une telle importance. C'est ce que vous pourrez découvrir dans les deux volumes que je propose à la vente aujourd'hui.


VIOLLET LE DUC (E). Entretiens sur l'architecture. Morel et Cie Éditeur. 1863. Reliure demi-chagrin brune, plats en papier coloré marbré, dos à 4 nerfs, pièce de titre et tomaison en lettres dorées, format petit in 4, première édition. Taches de rousseurs éparses. 591p et 107 gravures sur bois pour le tome I, 450p et 93 gravures sur bois pour le tome II. Bords et coins frottés. Bel exemplaire dont vous pouvez apprécier les clichés. Vendu

9 commentaires:

Pierre a dit…

Plutôt des bonnes nouvelles sur la fréquentation du blogue !

Bienvenue à un nouveau membre de type "Humain", XY, évoluant en Provence depuis peu, pour profiter du soleil et de son histoire...

Avec le beau temps qui revient et les clients qui se bousculent à la boutique ;-)) le moral est au beau fixe.

Et il est pas beau mon Viollet-Le-Duc ? Pierre

Romain a dit…

Merci pour cet accueil!
J'espère que les clients qui se bousculent ne renversent pas tout, il faudrait alors instaurer un sens unique de circulation dans la boutique.

Si, il est beau ce Viollet-Le-Duc. Avec ma carte de bibliothèque, je peux l'emprunter 3 semaines renouvelables? =)

Bonnes acquisitions pour ce lundi matin.
Romain C.

Pierre a dit…

J'ai passé trop de temps en bibliothèque (quand j'étais jeune et que j'attendais mon car pour rentrer du lycée !) pour ne pas être bienveillant avec ces institutions d'utilité publique.

Les lecteurs des bibliothèques sont mes futurs clients ! Enfin, j'espère... Pierre

Ps : Un détail. Il existe un sens de circulation qui est systématique dans ma boutique sans que je l'ai voulu. Vous verrez, on prend à droite en rentrant !

Jeanmichel a dit…

Mais dans une boutique, à moins d'en être contrarié, c'est toujours vers la droite que l'on se dirige en premier, comme il existe dans un livre une belle page et une fausse page, les publicitaires le savent bien.

Pierre a dit…

Justement. Est-ce à cause de cette habitude européenne de feuilleter et de lire de droite à gauche que nous empruntons des voies analogues pour flâner ?

J'imagine que les forces de Coriolis n'ont rien à voir là dedans ? Les japonais entrent-ils dans un magasin en bifurquant à gauche ? Avec un peu (beaucoup) de chance, j'ai peut-être un lecteur japonais francophile qui me lit...

L'architecte Viollet-Le-Duc aurait la solution ?

Pierre

Anonyme a dit…

La plupart des grands magasins à ma connaissance proposent un "circuit" qui démarre par la droite : dans les hypermarchés, les enseignes spécialisées, on entre à destre, puisque tout est organisé pour orienter le client. C'est devenu un automatisme efficace, et que l'on soit dans un carrefour lillois ou un auchan marseillais, on sait précisément où se diriger selon ce que l'on cherche. Ou alors c'est une convention plus générale à chercher du côté des églises, peut-être, que l'on visite d'abord au Sud.

Mais puisqu'on parlait de bibliothèques, les classements sont pourtant toujours de gauche à droite, suivant l'alphabet des classements. La Librairie Ancienne (EAT...) est une enfilade d'étagères et il est bizarre de commencer par la droite : même si les ouvrages sont groupés par thème, le visiteur nouveau devrait rechercher le A et non le Z.

Il me semble qu'il faut chercher l'explication dans l'emplacement du bureau / caisse. On s'éloigne d'abord de ce 'terminus' qui apparaît comme la ligne d'arrivée. Et la timidité naturelle d'un client qui découvre un lieu inconnu le fait s'éloigner du regard du propriétaire du lieu, plutôt que de le braver en passant devant aussitôt. Bien que ledit propriétaire soit des plus accueillants, mais une librairie ancienne, c'est plus solennel qu'une boutique de vêtements. On fait d'abord un tour.

Romain C.

Pierre a dit…

Je l'ai fait sans intention mais la banque de paiement est bien à gauche, dans la boutique. C'est donc moi qui fait fuir les gens sur la droite...

J'enlève la caisse tout de suite ;-)). Pierre

Pierre a dit…

Il y a encore des amateurs de Viollet-le-Duc, je le confirme et de beaux rayonnages attendent l'ouvrage, maintenant...

Bertrand a dit…

Qu'elle belle façon de dire urbi et orbi qu'un livre est vendu, je vous admire Pierre, pour ma part je trouve que la sentence VENDU en gras en pide de fiche pose bien la chose aussi, et tant qu'à assumer le monde dans lequel on vit, autant le faire jusqu'au bout.

VENDU ! N'est-ce pas poético-capitalistiquement-correct ?

sourire...

B.